Mois février 2004

04 Fév

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Débat relatif au principe de laïcité

par

Intervention de Jean-Christophe CAMBADELIS
Député de Paris – 19ème arrondissement – 20ème circonscription
Débat relatif au principe de laïcité dans les établissements scolaires publics
Mercredi 4 février 2004 – Assemblée Nationale

Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, mes chers Collègues,

Le débat qui nous occupe ces jours-ci ne porte pas pour nous sur la place du foulard à l’école, mais sur les moyens de l’en faire sortir. Cette exclusion du voile des établissements scolaires, et non pas de celles qui le portent, comme de tout autre signe religieux, repose sur deux principes fondamentaux qui ne me semblent pas négociables.

D’une part l’attachement à la laïcité de l’enseignement compris comme la délivrance à tous les enfants d’un savoir commun, ce qui n’implique en aucun cas qu’il se prétende unique. Objectif, ce qui ne signifie pas neutre. Rationnel, ce qui ne veut pas dire qu’il méprise ou ignore d’autres champs de la pensée humaine qui relèvent de la foi, du sentiment ou de l’intime conviction.
D’autre part le refus viscéral de toute discrimination au sein du genre humain, notamment entre hommes et femmes.

Voilà pourquoi lorsque en ce mois d’avril 2003, une offensive est à nouveau venue pour tester les résistances de la République ; Lorsque comme vous, j’ai entendu que l’enjeu n’était pas, ou plus la foi, de quelques adolescentes, mais bien que la République s’adapte à l’Islam. Je me suis résolu à une loi, qui au passage, permette évidemment d’étendre l’interdit à tous ports visibles de signes religieux. Car devant cette tentative d’utiliser les limites de la jurisprudence du Conseil d’Etat où le mot ostentatoire était sujet à toute interprétation. Il était temps de faire œuvre législative utile.

Tout a déjà été dit sur les problèmes posés par l’état actuel du droit, l’insécurisation juridique des enseignants et des chefs établissements etc. J’aurais donc tendance à assumer clairement ce soir la dimension « signifiante » et symbolique d’une loi.

Il y a à cela quatre raisons : Lire la suite…