Extrait de l'interview de Jean-Christophe Cambadelis sur I-télé

par · 18 février 2008

A propos de Castro

« Une page se tourne, mais je ne suis pas certain que le régime tourne, on va continuer à avoir une certaine dictature cubaine »

A propos des candidats au poste de Premier Secrétaire

«  Tous les candidats sont talentueux… Ils sont d’ailleurs fort nombreux mais ils ne nous disent pas avec qui et pour quoi faire. Avant de se mettre sur le marché il faut une majorité. Je ne m’intéresse pour l’instant qu’à une majorité reconstructrice, le reste me fatigue… »

A propos des fonctionnaires

« Les propositions du gouvernement pour les fonctionnaires recouvrent à peine 50% de l’inflation annoncée par le gouvernement, tout cela sent l’aveu. Sans marge de manoeuvre budgétaire, l’austérité est déjà là. Il s’agit de la partie visible de l’iceberg qui annonce augmentation de la TVA, de la CRDS, de la CSG etc… »
Le PS et l’UMP au coude à coude dans les sondages alors qu’on attendait un PS largement devant.

« Regardez bien la question posée aux sondés, elle renvoi à l’idée peut-on faire quelque chose ? Il n’est pas anormal que à l’époque de la mondialisation les français s’interrogent sur les marges de manœuvre des politiques. Pourtant la droite et la gauche ce n’est pas la même chose en terme d’emplois, d’impôts, de démocratie locale, de développement durable, et c’est cette culture de gauche qui plait aux français. »

La popularité de Ségolène Royal

« Quand un dirigeant du PS progresse il faut s’en félicité. Mais ici les scores sont dépendants du niveau d’exposition. Plus vous êtes médiatisé plus vous montez même moi j’ai pris 4 points. »

A propos des conflits sociaux

« Les municipales cachent le mouvement social mais il va prendre de l’ampleur… Il n’est pas vrai que l’on ne peut rien faire… Sur les licenciements boursiers, comme on dit, ou les délocalisations, nous avons le plan de sauvegarde de l’emploi de 1989 pour les entreprises de moins de 50 salariés. La loi de modernisation sociale de 2002 Jospin-Guigou-Hue complétée par la loi Borloo de 2005. Nous avons une palette d’outils et de financement qui permette aux pouvoirs publics d’agir. Ajoutons que lorsqu’un entrepreneur a pris des engagements en terme de maintien de l’emploi, en terme d’investissement et qu’il ne tient pas sa parole, il serait bon que la législation soit renforcée pour les sanctionner.

Mais ce qui choque par-dessus tout les français se sont les augmentations de 40 % des salaires des dirigeants du CAC 40 dans cette période de vie chère.

Je suggère à Mme Parisot, qui dirige le MEDEF, de réfléchir avec les pouvoirs publics à un salaire maximum garanti. La moralisation salariale doit être à l’ordre du jour sinon tout cela va mal finir. »

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