Une démarche partagée pour réussir le changement

PRPS.jpgNous nous sommes réunis le mardi 22 juillet entre les contributions « Une vision pour espérer, une volonté pour transformer», « Besoin de gauche » et « Brèves de Campagnes » Nous avons fait plusieurs constats et envisagé une démarche partagée.

Nous aspirons à bâtir une alternative crédible pour les français et battre ainsi Nicolas Sarkozy et la droite libérale. Nous souhaitons renouer avec la victoire. Nous voulons entraîner la France sur le chemin de l’espoir.  Nous partageons le dessein d’un socialisme moderne, d’une Europe politique, du retour des valeurs de la gauche. Nous convergeons sur une idée simple. Le temps est venu de faire autre chose autrement. Car notre époque a changé et nous n’avons pas changé.
D’abord, nous ne pouvons aborder la nouvelle phase de la mondialisation avec sa nouvelle question sociale, ses crises alimentaires, énergétiques et financières avec les outils politiques d’hier. Ensuite, force est de constater que la droite a réussi sa refondation politique dans une alliance idéologique de la droite et de l’extrême droite, et que ne l’avons pas faite. Enfin, si Nicolas Sarkozy touche à tout, abîme tout, il ne règle rien.

Notre congrès doit répondre à ces défis. Pendant dix ans, la promesse du rassemblement a été l’excuse de bien des renoncements. Il faut changer, nous devons être à la hauteur des défis du socialisme moderne dans la mondialisation. Pour cela, il faut créer les conditions d’un pacte de confiance pour une mutation politique maîtrisée.

Nous refusons l’immobilisme qui pave les défaites. Nous combattons la fragmentation, qui est souvent le prélude au renoncement,  chacun préférant un petit arrangement plutôt que des clarifications. Nous ne voulons plus d’une synthèse informe. Nous avons convergé sur la définition du but du congrès: une nouvelle majorité de travail pour conduire à une alternative crédible.

Mais nous refusons aussi le présidentialisation du parti. Nous ne voulons pas d’un congrès de désignation. Il y a deux moyens pour nous en assurer. D’abord par un engagement clair, inscrit dans la motion, que ce n’est pas là l’objet des années à venir. Ensuite par la préparation des primaires ouvertes autant que le débat avec nos partenaires le permettra, pour régler, maitriser, ordonner, le débat présidentiel au P.S puis rassembler autour du candidat désigné.

Nous avons évoqué avec franchise la question du Premier Secrétaire. Nous sommes convenu qu’il était temps de se débarrasser des querelles de personne et remettre la politique au cœur des préoccupations socialistes. Le moment venu, nous devons voir celui ou celle qui sera le mieux à même de porter les couleurs de la nouvelle majorité. Nous ne préjugeons de rien, même si chacune de nos contributions a, à l’évidence, ses préférences sur le candidat au poste de premier secrétaire. Notre choix devrait être celui de l’efficacité au sein de ceux qui auront initié le changement.

Nous convergeons sur la grande tâche du PS. Elle sera avant tout de rétablir la confiance et de bâtir un nouvel espoir. Celui-ci passe par un Parti Socialiste au travail à travers des conventions thématiques. Cela nécessite une expression maîtrisée, où la direction du parti évite la cacophonie. Cela impose le respect des militants, par l’animation du PS sur le terrain. Cela implique une nouvelle gouvernance du Parti Socialiste totalement renouvelée, collective et solidaire dans son esprit.  Ensuite remettre l’imagination, l’élaboration, la cohérence au centre des préoccupations socialistes. Enfin construire une alternative crédible dans un rassemblement praticable et durable de l’ensemble des gauches et des écologistes.

Nous avons évoqué les conditions du rassemblement. Elle doit procéder de principes clairs et d’un engagement commun. Au-delà, nous voulons prolonger notre rassemblement avec la volonté de la cohérence à partir d’un cœur qui serait celui que nous formerions.

Nous voulons réussir le changement au Parti Socialiste dans la clarté, la confiance, la cohérence. C’est la raison pour laquelle nous nous sommes rencontrés.
A la fin de nos échanges, il nous a semblé souhaitable de se rapprocher. Le plus tôt sera le mieux. Fin août, chaque contribution a sa propre réunion. Nous soumettrons cette démarche à l’appréciation de nos signataires.

Martine AUBRY         Marylise LEBRANCHU      Arnaud MONTEBOURG       Pierre MOSCOVICI