Cambadélis appelle Sarkozy à « bouger »

par · 31 mars 2009

Vous trouverez ci-dessous un article publié dans le journal La Tribune du lundi 30 mars 2009. Il fait suite à ma participation à l’émission « La Tribune BFM avec Dailymotion » diffusée dimanche dernier que vous pouvez retrouver dans son intégralité ici:

Jean-Christophe Cambadélis, qui était hier soir l’invité de la « Tribune BFM- Dailymotion » a estimé que Nicolas Sarkozy était « un peu à côté de la plaque » dans la crise et a appelé le chef de l’Etat à « bouger ». « Il affole un peu tout le monde, c’était sa marque, un homme un peu agité, l’action du bout des lèvres, eh bien il ne trouve pas à s’employer dans la crise. Il n’a pas le calme, la distance nécessaire et il n’indique pas non plus de direction », a déclaré le secrétaire à l’International du Parti Socialiste.

Pour lui, Nicolas Sarkozy est « en campagne électorale » et « ne rassemble pas les Français ». « Pourquoi, alors que la situation a changé de fond en comble, s’acharner à ne pas changer de politique ? Qu’il bouge, qu’il évolue ! Même Dominique de Villepin le dit », a -t-il lancé. Jean-Christophe Cambadélis a précisé qu’il attendait « de voir » le décret sur l’encadrement de la rémunération des dirigeants d’entreprise et a ajouté que le PS déposerait une proposition de loi à l’Assemblée Nationale pour « aller plus loin ».

Bras droit de Martine Aubry depuis son élection controversée comme première secrétaire du Parti Socialiste, en novembre, Jean Christophe Cambadélis a affirmé qu’il n’y aurait pas de compétition entre la patronne du PS et ses alliés Dominique Strauss-Khan et Laurent Fabius pour la présidentielle de 2012. « A la fin, il y en aura un qui sera mieux placé que les autres et aucun des deux autres ne lui mettra de bâtons dans les roues », a -t-il dit, en soulignant que la récente activité médiatique de DSK en France était liée à la proximité du G20. « Je n’y vois pas autre choses que ça », a-t-il dit, évoquant la « tâche encore plus harassante, plus contraignante » du directeur général du FMI dans la crise.

Jean-Christophe Cambadélis a réaffirmé sa volonté de « remettre au centre le Parti socialiste ». « On ne gagnera pas la présidentielle s’il n’y a pas la présidentielle s’il n’y a pas une alternative crédible, une unité de la gauche et l’union des socialistes. »

Il a critiqué le caractère « assez sectaire » d’Olivier Besancenot à la tête du NPA. « Jamais avec le PS ça revient à dire toujours avec l’UMP, c’est ce que j’ai envie de dire à ceux qui sont tentés de voter Besancenot », a lancé l’ancien militant trotskiste.

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