Pervers pépère est de retour

par · 16 avril 2009

François Hollande cherchait le moyen de revenir. Il l’a trouvé par l’entremise d’une interview dans l’Express. Il a décoché la fameuse petite phrase qui permet d’être repéré tout en créant le buzz.

Tenter un débat sur l’alliance avec le Modem en pleine élection européenne, cela rappelle le big-bang de Rocard lors des élections européennes de 1994. On sait, et François Hollande sait où cela se termine.

Pour autant, notre ancien premier secrétaire ne se mouille pas trop. Franchement, dire « qu’il ne faut céder ni à la diabolisation sans raison, ni à la séduction sans principe » ne fait pas avancer le schmilblick. Mais cela fait parler, voire peut être, permettre une polémique ou, tout simplement, bousculer une campagne.

Déjà que Martine Aubry démontre que l’on peut être premier secrétaire et populaire. Elle ne va pas en plus réussir une élection réputée impossible pour les socialistes.

Sacré François Hollande ! Pervers pépère est de retour.

Les commentaires5 Commentaires

  1. stephh_33_1 dit :

    Bonsoir,
    pour répondre à Duss, Bayrou fut un des premiers à dénoncer les dérives d’extrême droite de Sarkozy (racaille karcher ministère de l’immigration et de l’identité nationale gène-pédophile…) et la main mise des amis de Sarkozy sur les principaux médias. C’est pourquoi, et bien que ne partageant pas ses convictions politiques, je serais tenté, dans un premier temps, d’envisager une alliance.
    Mais si je regarde la situation politique, j’en arrive à la conclusion qu’il faut s’y refuser dès maintenant.

    1 Du point de vu « comptable » si j’ose dire, dans un second tour, le gain n’est pas évident et même hasardeux. Il me semble que l’électorat d’extrême gauche serait tiraillé entre le TSS et son aversion pour le libéralisme. Il y a donc une incertitude sur sa réaction. Le pari est donc risqué.

    2 On ne peut plus jouer la carte antilibérale alors qu’on a un boulevard avec la crise et qu’en 2012 personne n’aura oublié.

    3 On est parti pour une campagne de type TSS alors que l’ump se délecte à nous taxer d’antisarko primaires et à dire que nous n’avons rien à proposer.

    4 Enfin, on voit arriver une polémique qui va donner du blé a moudre aux médias, détourner le débat et les ressources du PS de thématiques plus percutantes.

  2. Murielle de Livry dit :

    Je suis vraiment d’accord avec Jean Christophe, que François HOLLANDE reste à sa place, surtout pour faire de telles annonces quelques semaines avant les Européennes. Nous ne nous reconnaissons pas, mais vraiment pas, avec le groupe MODEM au parlement qui est franchement libéral.

  3. très bien le titre au moins ça a le mérite de couper court à tout débat…
    Sinon, ça remonte à quand la dernière victoire du PS à une élection nationale ?

  4. Jean-Claude dit :

    Je rappelle juste que le MODEM fait partie du groupe libéral au parlement européen qui vote régulièrement avec la droite et a des positions vraiment pas clairs sur de nombreux sujets. Hollande veut faire parler de lui c’est certain et il joue un jeu dangereux avec bayrou et le modem qui n’a qu’un seul objectif: son élection (dans ses rêves) à la présidence de la république. Remettre au centre du débat bayrou est une erreur statégique qui ne peut-être que volontaire car je n’imagine pas Hollande faire une telle erreur involontairement… Bref, Hollande fait du Hollande, rien de nouveau sous le soleil

  5. Duss dit :

    Cher Jean-Christophe, je ne suis pas sur que tu ais bien compris la démarche de François Hollande! L’idée n’était pas de créer un buzz puisqu’il n’affirme pas qu’une alliance avec le modem est nécessaire, il demande simplement à Bayrou de clarifier ses positions sur un certain nombre de points en essayant de faire sortir le parti socialiste du sectarisme dont il est victime vis-à-vis du modem. Tout ce que demande Hollande ici, c’est de savoir si Bayrou assume son sur-moi social-démocrate ou non et si c’est le cas qu’il fasse preuve d’un peu moins d’ambiguïté et d’un peu plus de clarté! L’idée est en effet ici bien éloignée de celle qu’avait eue Ségolène Royal pendant les présidentielles en se vendant à Bayrou entre les deux tours afin de limiter les dégats dus à une campagne ratée…