A propos d’une prétendue non présence au Parlement porté par le site lesinfos.com

par · 17 avril 2009

Un misérable bobard

J’étais il y a encore peu, porte-parole du Groupe Socialiste sur la question israélo-palestinienne et je suis présent lors des débats majeurs. Je pose mon lot de questions écrites et dire que je n’interviens pas dans les débats publics relève du discours mal intentionné. Membre de la Commission des Affaires Étrangères, je ne suis pas un projet de loi comme mes collègues.

Tout cela est un misérable bobard ourdi par la présidence UMP de l’Assemblée Nationale contrit de s’être fait mise en minorité lors du débat sur la loi Hadopi.

Les commentaires1 Commentaire

  1. Christophe dit :

    Monsieur Cambadélis, citoyen du quartier Pont-de-Flandre à Paris et interpellé par ce fameux document publié par lesinfos.com, je suis venu sur votre site chercher une explication.

    Il est tout à votre honneur d’y défendre votre travail de député et de rappeler qu’il ne se borne pas qu’à une simple somme de prises de parole dans l’hémicycle.

    Néanmoins, qualifier ce document de « bobard de l’UMP » prête à sourire. Son auteur, Vincent Nouzille, peut difficilement être taxé d’être à la solde du parti majoritaire et moins encore de la présidence. J’imagine mal un journaliste qui aurait publié des ouvrages sans complaisance sur Francis Bouygues et Jean-Luc Lagardère être aujourd’hui dans les bonnes grâces du parti présidentiel.

    Comme vous l’avez souligné, l’UMP a été mise en minorité sur la loi « Création et Internet ». Cette loi sera à nouveau examinée à l’Assemblée le mercredi 29 avril.

    En tant qu’internaute, informaticien et citoyen directement représenté par vous au parlement, il est de mon devoir de vous alerter – si ce n’était déjà fait – sur le danger que représente ce texte. Non content de ne proposer aucune solution concrète pour améliorer le sort des artistes, qui sont pourtant les premiers concernés, il n’a pour but que de faire perdurer le modèle économique à l’agonie prôné par les majors du disque et du cinéma.

    D’un point de vue technique, ce texte est inapplicable car la détection par adresse IP n’est pas fiable et peut conduire à la condamnation d’innocents. Par ailleurs, les alternatives indétectables existent déjà et rendront le texte obsolète en quelques mois. Cette loi coûtera plusieurs millions d’euros par an au contribuable sans avoir d’effet mesurable : où en est d’ailleurs la loi DADVSI à ce sujet ? Nulle part.

    Je souhaite de tout cœur que ce mercredi 29 avril, vous soyez dans l’hémicycle et que vous votiez contre ce projet. Toute une génération de citoyens, nés avec Internet, a les yeux braqués sur cette date. Ne les décevez pas.