L’UMP est loin d’être flamboyante !

par · 19 mai 2009

logo_parisien.gifJ’ai donné une interview au Parisien aujourd’hui:

Comment expliquez-vous que l’UMP vous distance largement dans les sondages ?
Jean-Christophe Cambadélis. Si on additionne toutes les listes opposées à la politique gouvernementale, on atteint 70 % des intentions de vote. Avec moins de 30 % des voix, l’UMP est loin d’être flamboyante ! Pour les socialistes, il n’y a pas péril, en la demeure mais il faut accélérer le pas. L’abstention et la dispersion font le jeu de nos adversaires.

Martine Aubry ne veut plus être « l’opposante numéro 1 » mais « la proposante numéro 1 » : est-ce un changement de cap ?
Nous avons toujours lié notre opposition à nos propositions. Sur le paquet fiscal, le contre-plan de relance, Hadopi… Mais dans une campagne, il y a des phases. Après celui de la critique, nous entrons dans le temps de la proposition. Les socialistes veulent réorienter la construction de l’Europe autour de trois thèmes : plan de relance européen, 10 millions d’emplois verts, bouclier social comprenant un salaire minimum européen. La droite, elle, est dans l’immobilisme.

Vous accusez l’UMP de fuir le débat…
Son seul argument est de nous faire croire que Nicolas Sarkozy serait le sauveur de l’Europe. Mais ce n’est pas en jouant les Zorro d’hier que la droite construira l’Europe de demain. Michel Barnier refuse de débattre avec Harlem Désir. François Fillon refuse de débattre avec les dirigeants socialistes. La droite veut éviter la confrontation sur le fond. Je la mets au défi de présenter son projet.

François Bayrou vous gêne-t-il ?
Non. Ce qui est gênant, c’est que le président du MoDem ne parle pas d’Europe. Il nous parle de son conflit avec Nicolas Sarkozy. C’est une dérobade obligée car Bayrou ne peut pas, en France, assumer ses votes au Parlement européen avec la droite.

Le PS peut-il arriver devant l’UMP le 7 juin ?
L’objectif est d’arriver devant le PPE (NDLR : le Parti populaire européen, droite) dans toute l’Europe. Nous voulons changer la majorité au Parlement européen. Si le 7 juin l’UMP arrive en tête, elle aggravera sa politique.