Iran: élections présidentielles

PRPS.pngLa campagne pour les élections présidentielles iraniennes et la participation massive des électeurs au scrutin du 12 juin ont témoigné de la vitalité de la société iranienne ainsi que de la volonté du peuple pour un changement démocratique et pacifique.

Malheureusement, le résultat final a été entaché par de graves irrégularités qui enlèvent toute légitimité au candidat proclamé vainqueur. Ces irrégularités ont été précédées par des menaces publiques des Gardiens de la révolution contre l’aspiration de la population pour le changement le qualifiant de « révolution de velours ». Après l’annonce de la victoire contestée d’Ahmadinejad qui ressemble à un « coup d’Etat de velours », le pouvoir iranien a recours à la violence policière à l’encontre des manifestants, la fermeture de journaux et des sites Internet, la restriction contre les correspondants de la presse internationale et l’arrestation des dirigeants des formations réformatrices.

Le Parti socialiste condamne ces agissements et demande la libération immédiate des personnalités arrêtées. Il s’agit de Mohsen Mirdamadi, Secrétaire général du Front de la participation, le principal parti réformateur, Réza Khatami, ancien vice-président du Parlement, Mostapha Tajzadeh, Mohsen Aminzadeh, Abdullah Ramanzanzadeh, respectivement vice-ministre de l’intérieur, vice-ministre des Affaires Etrangères et porte parole du gouvernement de Mohammad Khatami, ainsi que de nombreuses autres personnalités réformatrices.

Les autorités iraniennes ne peuvent durablement ignorer le besoin de liberté et de démocratie de la population au risque de provoquer une crise profonde en Iran. Elles ne peuvent pas non plus ignorer le changement que connaît le Moyen-Orient : l’engagement de la nouvelle administration américaine pour favoriser une solution juste au conflit israélo-palestinien incluant la création d’un Etat palestinien, le retrait programmé des troupes américaines d’Irak, la recherche d’une solution politique en Afghanistan, l’amorce d’une normalisation politique au Liban et enfin la volonté de Barack Obama de dialoguer avec l’Iran. Cette nouvelle situation doit inciter les dirigeants iraniens au respect des droits démocratiques des citoyens et à une politique de détente dans la région.

Le parti socialiste réaffirme plus que jamais son soutien et toute sa solidarité avec le peuple iranien et avec tous ceux qui sont engagés en Iran pour la réforme et la démocratisation qui à ce moment ont le triste sentiment que leur victoire a été volée.