Coup d'état au Honduras

par · 8 juillet 2009

communique_image.jpgLe Honduras a été suspendu de participation par l’OEA. Le Parti socialiste se félicite de l’attitude ferme, responsable et constructive prise par les 33 pays membres de l’Organisation des Etats Américains, à l’égard de ceux qui, au Honduras, ont détenu de façon arbitraire et expulsé le président constitutionnel, José Manuel Zelaya Rosales.

Le Parti socialiste s’associe aux déclarations du président du Costa Rica, Oscar Arias, à l’issue de ce vote, signalant la nécessité pour tous les démocrates de s’opposer à ce coup d’Etat militaire. « L’impunité », a-t-il notamment dit, « ouvrirait la voie à d’autres aventures militaires ».

Tous les acteurs démocratiques de la vie internationale, en Amérique comme en Europe, ont l’obligation de seconder les efforts de l’OEA visant à restaurer l’Etat de droit au Honduras. Dans cet esprit, le Parti socialiste a demandé au PSE et à l’Internationale socialiste de relayer la résolution de l’OEA et son appel à la solidarité démocratique.

Les commentaires6 Commentaires

  1. Mak dit :

    Bravo à Martine Aubry! cette lettre est bien pensée, bien écrite, réaliste sur le fond quant à la nécéssité de travailler à réfléchir collectivement pour proposer enfin cette alternative que les français attendent impatiemment, il est tout à fait légitime que la chef du parti demande à ceux qui vilipendent leur propre parti en public de se ressaisir, il était temps! c’est très bien que cette lettre eut été publiée, comme çà, on prend les Français à témoin du changement qui s’opèrent progressivement au sein d’un parti de gouvernement.

  2. topaz dit :

    Belle prestation sondagière de dsk dans le prochain Paris Match. Il y a 2 ans, fraîchement élu Président dans un contexte personnel difficile, N. Sarkozy n’imaginait pas que le PS allait toucher à ce point le fond. Aujourd’hui est-il en train de se demander s’il a eu raison d’appuyer la candidature de dsk au FMI, en lui offrant ainsi l’opportunité de prendre de la distance et de la hauteur par rapport au PS et de confirmer dans sa fonction ses talents, ses appuis, ses relations ? Quelque part lui a-t-il servi sur un plateau d’argent le parcours idéal -un éloignement temporaire dans un exil riche d’enseignements qui risque de le propulser en redoutable concurrent dans les starting-blocks 2012- ? Si ce jour devait arriver, nous aurions enfin 5 ans plus tard notre duel manqué de 2007 avec assurément un spectacle de qualité, dans un échange sans complaisance.

  3. topaz dit :

    Désolée pour le « h » de trop à Washington, mais peut-être quelqu’un a-t-il besoin d’un petit coup de pouce … qui le pousse !

  4. topaz dit :

    Enfin une bonne nouvelle. Gérard Collomb regarde du côté de Whashington … Il n’est certainement pas le seul !

  5. topaz dit :

    Manuel Valls nous fait sourire. Dans le Figaro de ce jour, il reconnaît que son parti est « vermoulu » et qu’il faut le rénover. Tirade récurrente, mais plus surprenant qu’il faut urgemment lui trouver un nouveau nom qui intègre le « rose-oranger-vert- avec le mot « gauche » dans la nouvelle appellation. On a envie de lui répondre qu’il serait judicieux d’inverser les choses, et qu’il est plus facile de trouver un nom porteur « après » avoir réussi la délicate équation du rassemblement. Quant à -toujours selon lui- l’organisation de primaires début 2010, quel défi et quel pari ! Pendant ce temps, D. Cohn-Bendit se pose en donneur de leçons. What else ? Le tribun Fabius qui joue avec les mots sur un air du passé et Bayrou qui fait un premier pas de gauche.Vive la trêve estivale.

  6. topaz dit :

    Un bel exemple de raison d’Etats coordonnée.

    La France ferait bien de s’en inspirer dans sa position sur la Turquie et l’Europe, à l’heure des couacs qui s’élèvent dans la Saison turque qui démarre, à l’heure où 21 pays de l’Union sont favorables à son passeport pour l’Europe. Dans le dernier Match un excellent papier de Gilles-Martin Chauffier « Istanbul, une vraie européenne » – Extraits « Faire l’Europe sans cette cité, c’est comme imaginer l’Italie sans Rome. La Turquie est reliée à l’Europe par bien plus que deux ponts » – « Si de grands crimes ont été commis, en particulier contre les Arméniens, on ne bâtit pas l’Histoire en entretenant de vieilles peurs, mais en attisant de nouveaux espoirs » – « A présent elles (les femmes turques) ont compris que ce que Paris offre du bout des doigts à leur islam light, c’est le banc des remplaçants, la deuxième division et le purgatoire éternel » …

    Ce pays « qui ressemble à la tête d’une jument venue au grand galop de l’Asie lointaine pour se tremper dans la Méditerranée » aura-t-il un jour une identité ? Qui va lui tendre la main à ce pays pauvre devenu moderne, qui crie dans la nuit « Monsieur mon passé laissez-moi passer » avant qu’il ne bascule dans un avenir irréversible ?