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	<title>Commentaires sur : Lettre à un militant qui n’en peut plus</title>
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	<description>Le site de Jean-Christophe Cambadélis Député du XIXème arrondissement de Paris, Secrétaire national du PS à l&#039;Europe et aux relations internationales</description>
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		<title>Par : gilles bertin</title>
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		<dc:creator>gilles bertin</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Aug 2009 08:36:45 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.cambadelis.net/?p=1383#comment-1020</guid>
		<description>Voila la réponse que j&#039;avais fait au 200 députés PS:

HALTE AU FEU »

&quot;Maintenant ça suffit!&quot;, &quot;halte au feu!&quot; ont lancé les
députés PS à la direction du parti après les querelles entre
Martine Aubry et Manuel Valls, dans un texte qui vise
indirectement leur turbulent collègue de l&#039;Essonne.
&quot;Chacun est libre de son expression, de son ambition, de
l&#039;épanouissement de son talent. Mais pas sur le dos de ses
propres amis, pas sur le dos de nos concitoyens qui doivent
pouvoir adhérer à un véritable changement politique&quot;,
protestent les députés PS.
Le groupe (quelque 200 députés) a adopté ce texte à
l&#039;unanimité lors de sa réunion hebdomadaire. Manuel Valls
était absent.
&quot;Chacun doit se souvenir qu&#039;il doit son élection à la
confiance des militants du Parti socialiste et de ses
électeurs. Halte au feu! Notre combat mérite mieux que les
extravagances et le manque de sang-froid. Notre combat doit
être mené à gauche avec fierté, la tête haute et en dehors
des cimetières&quot;, conclut le texte.
&quot;Ca s&#039;adresse aussi à Manuel Valls mais pas seulement à
lui&quot;, précise un responsable PS en citant &quot;Arnaud&quot;
(Montebourg) et &quot;Julien&quot; (Dray), qui ont critiqué récemment
le PS et sa Première secrétaire.

&quot;C&#039;est une réaction des députés PS qui ne comprennent pas
que leur travail soit couvert par les bruissements de Solférino&quot;


C&#039;est trop tard messieurs les 200 députés PS.

Vous vous indignez maintenant; alors que la tragédie que
vivent tous les militants depuis des mois est de votre responsabilités.

Pour moi vous n&#039;êtes plus crédibles fermez là SVP!!!!AS+

Ton analyse est très lucide et exacte a 95%, donc peu crédible,

UN AN ENCORE vous y croyez!!!!! AS+</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Voila la réponse que j&#8217;avais fait au 200 députés PS:</p>
<p>HALTE AU FEU »</p>
<p>&laquo;&nbsp;Maintenant ça suffit!&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;halte au feu!&nbsp;&raquo; ont lancé les<br />
députés PS à la direction du parti après les querelles entre<br />
Martine Aubry et Manuel Valls, dans un texte qui vise<br />
indirectement leur turbulent collègue de l&#8217;Essonne.<br />
&laquo;&nbsp;Chacun est libre de son expression, de son ambition, de<br />
l&#8217;épanouissement de son talent. Mais pas sur le dos de ses<br />
propres amis, pas sur le dos de nos concitoyens qui doivent<br />
pouvoir adhérer à un véritable changement politique&nbsp;&raquo;,<br />
protestent les députés PS.<br />
Le groupe (quelque 200 députés) a adopté ce texte à<br />
l&#8217;unanimité lors de sa réunion hebdomadaire. Manuel Valls<br />
était absent.<br />
&laquo;&nbsp;Chacun doit se souvenir qu&#8217;il doit son élection à la<br />
confiance des militants du Parti socialiste et de ses<br />
électeurs. Halte au feu! Notre combat mérite mieux que les<br />
extravagances et le manque de sang-froid. Notre combat doit<br />
être mené à gauche avec fierté, la tête haute et en dehors<br />
des cimetières&nbsp;&raquo;, conclut le texte.<br />
&laquo;&nbsp;Ca s&#8217;adresse aussi à Manuel Valls mais pas seulement à<br />
lui&nbsp;&raquo;, précise un responsable PS en citant &laquo;&nbsp;Arnaud&nbsp;&raquo;<br />
(Montebourg) et &laquo;&nbsp;Julien&nbsp;&raquo; (Dray), qui ont critiqué récemment<br />
le PS et sa Première secrétaire.</p>
<p>&laquo;&nbsp;C&#8217;est une réaction des députés PS qui ne comprennent pas<br />
que leur travail soit couvert par les bruissements de Solférino&nbsp;&raquo;</p>
<p>C&#8217;est trop tard messieurs les 200 députés PS.</p>
<p>Vous vous indignez maintenant; alors que la tragédie que<br />
vivent tous les militants depuis des mois est de votre responsabilités.</p>
<p>Pour moi vous n&#8217;êtes plus crédibles fermez là SVP!!!!AS+</p>
<p>Ton analyse est très lucide et exacte a 95%, donc peu crédible,</p>
<p>UN AN ENCORE vous y croyez!!!!! AS+</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Makno06</title>
		<link>http://www.cambadelis.net/2009/08/18/lettre-a-un-militant-qui-n%e2%80%99en-peut-plus/#comment-1016</link>
		<dc:creator>Makno06</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Aug 2009 09:12:06 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.cambadelis.net/?p=1383#comment-1016</guid>
		<description>Merci L&#039;essentiel est aussi de ne pas opposé &quot;les politiques&quot; aux mouvements sociale car cela n&#039;a pas de sens.
La très grosse désafection lors des élections prud&#039;hommale montrent le poid réel des syndicats dans le paysage social français.
Le travail de fond, de l&#039;Etat, fait pour empecher l&#039;existence de coordination associative forte et puissante, localement, régionalement ou nationalement, démontre aussi la fragmentation importante de &quot;la militance&quot; qui elle n&#039;arrive à s&#039;organiser que ponctuellement.
C&#039;est de cette nouvelle relation entre le citoyen et le pouvoir, fait d&#039;aller/retour, d&#039;une pratique militante ou d&#039;adhésion militante consumériste qu&#039;il faut traiter.
Le mandat unique dans la représentation politique devient un enjeu social majeur.Il doit permettre non seulement le renouvellement des élites (politiques, syndicales, associative) mais aussi assurer le brassage des idées dans tous les recoins de la société.
La compétence technique est de l&#039;ordre du savoir faire, la compétence polique du savoir être. L&#039;un n&#039;empêche pas l&#039;autre mais dans notre démocratie c&#039;est bien la préeminence du second qu&#039;il faut remettre en avant et s&#039;assurer d&#039;un statut protecteur pour l&#039;élu.
Choisir un politique en raison de sa compétence technique c&#039;est croire qu&#039;un financier pourrait être un bon ministre des finances et cela marche aussi dans le sens inverse.
Donc essayons de proposer un modèle de représentation où il n&#039;y a pas de professionnel de la politique mais des hommes et des femmes qui pendant un moment vont oeuvrer pour le bien collectif. Après ils doivent pouvoir retrouver une place normale dans la société, sans avantage particulier mais avec au minimum la sécurité de retrouver une situation digne.
Un peu confus par rapport aux reflexions des autres camarades mais on écrit comme on peut.&lt;a href=&quot;#comment-969&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;@Pierre-Alain Weill &lt;/a&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci L&#8217;essentiel est aussi de ne pas opposé &laquo;&nbsp;les politiques&nbsp;&raquo; aux mouvements sociale car cela n&#8217;a pas de sens.<br />
La très grosse désafection lors des élections prud&#8217;hommale montrent le poid réel des syndicats dans le paysage social français.<br />
Le travail de fond, de l&#8217;Etat, fait pour empecher l&#8217;existence de coordination associative forte et puissante, localement, régionalement ou nationalement, démontre aussi la fragmentation importante de &laquo;&nbsp;la militance&nbsp;&raquo; qui elle n&#8217;arrive à s&#8217;organiser que ponctuellement.<br />
C&#8217;est de cette nouvelle relation entre le citoyen et le pouvoir, fait d&#8217;aller/retour, d&#8217;une pratique militante ou d&#8217;adhésion militante consumériste qu&#8217;il faut traiter.<br />
Le mandat unique dans la représentation politique devient un enjeu social majeur.Il doit permettre non seulement le renouvellement des élites (politiques, syndicales, associative) mais aussi assurer le brassage des idées dans tous les recoins de la société.<br />
La compétence technique est de l&#8217;ordre du savoir faire, la compétence polique du savoir être. L&#8217;un n&#8217;empêche pas l&#8217;autre mais dans notre démocratie c&#8217;est bien la préeminence du second qu&#8217;il faut remettre en avant et s&#8217;assurer d&#8217;un statut protecteur pour l&#8217;élu.<br />
Choisir un politique en raison de sa compétence technique c&#8217;est croire qu&#8217;un financier pourrait être un bon ministre des finances et cela marche aussi dans le sens inverse.<br />
Donc essayons de proposer un modèle de représentation où il n&#8217;y a pas de professionnel de la politique mais des hommes et des femmes qui pendant un moment vont oeuvrer pour le bien collectif. Après ils doivent pouvoir retrouver une place normale dans la société, sans avantage particulier mais avec au minimum la sécurité de retrouver une situation digne.<br />
Un peu confus par rapport aux reflexions des autres camarades mais on écrit comme on peut.<a href="#comment-969" rel="nofollow">@Pierre-Alain Weill </a></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Martine Chantecaille</title>
		<link>http://www.cambadelis.net/2009/08/18/lettre-a-un-militant-qui-n%e2%80%99en-peut-plus/#comment-1008</link>
		<dc:creator>Martine Chantecaille</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2009 09:32:22 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.cambadelis.net/?p=1383#comment-1008</guid>
		<description>Appel pour le mandat électif unique 


            La situation actuelle du PS suscite depuis plusieurs années mais plus spécifiquement encore depuis la défaite aux européennes de nombreux commentaires (et vocations épistolaires) évoquant unanimement la nécessité de changer les paroles et les actes, citant même quelquefois au passage la nécessité du passage au non-cumul des mandats. 
Cette question, pas plus que celle des alliances, n’est anodine ou anecdotique pour un parti politique: c’est même bien souvent à l’aune de la  pratique et de la stratégie d’alliances  que la validité du discours est évaluée par les citoyens. 

        La parole politique en démocratie s’inscrit, en effet, par principe, dans un registre qui n’est pas celui de la force, des menaces ou des intérêts particuliers mais dans celui de l’argumentation. Un parti et ses candidats aux élections doivent convaincre les électeurs que ce qu’ils proposent est valide et susceptible de recevoir leur assentiment. La parole est, en effet, un acte et, plus précisément, comme l’a expliqué le philosophe allemand J.Habermas un « engagement » du locuteur qui exprime des « prétentions à la validité » allant bien au-delà de la seule signification linguistique des mots ou du respect de la logique, englobant  également  la prétention à la vérité,  la pertinence  au regard des normes et…la  sincérité. L’on n’est pleinement compris que lorsque notre interlocuteur reconnaît la validité de ce que l’on exprime. Pour un parti politique, se faire comprendre est donc nécessaire avant la concrétisation de cette compréhension-évaluation par un vote. Inversement, la défaite est la résultante d’un manque de validité accordé à ses paroles que cela tienne à manque de pertinence ou de cohérence accordé au contenu de ses  propositions  comme au manque soupçonné de sincérité de celui qui les émet. 

Or, au regard de ces différentes prétentions -qu’il s’agisse de la cohérence des idées, de leur bien-fondé ou de la sincérité de celui qui les énonce-  la  question du mandat unique  prend toute son importance.

 Loin de constituer une question secondaire, le mandat électif unique représente une des clefs décisives qui peut permettre à la démocratie représentative d’éviter un « malaise dans la représentation » dû à son manque de « représentativité ». Il permet également de lutter contre une conception  trop passive que le citoyen peut se faire de son rôle en le cantonnant à la désignation par le vote  de  représentants quasi-professionnels. Il n’est pas nécessaire de faire compliqué : moins de cumuls, c’est plus d’élus, plus de citoyens impliqués. 

Mais le mandat unique  rend également plus crédible la parole des représentants et empêche le soupçon si dangereux en démocratie d’une instrumentalisation des mandats à des fins personnelles et carriéristes. La critique populiste a, en effet, beau jeu de taper sur la démocratie représentative en brandissant le soupçon de l’ instrumentalisation de l’intérêt général au service d’intérêts particuliers, soupçon on le sait renforcé par les fluctuations opportunistes de ceux qui n’hésitent pas à aller de la gauche à la droite pour un maroquin ministériel ou un mandat local. La généralisation (« tous pourris ») est, bien entendu, intolérable. Elle n’en pointe pas moins ce qui rend si critiquables ces  comportements  marginaux dits d’ « ouverture » : le non-respect d’une nécessaire éthique politique, implicitement revendiquée d’ailleurs par tous ceux qui prétendent au suffrage du peuple.  Quel candidat se présenterait aux suffrages en disant ouvertement : désignez-moi car je veux du pouvoir et de l’argent ? Même celui ou celle qui ne serait guidé (e) que par ces  motivations devrait stratégiquement les occulter ! Ce «devoir-masquer » n’est pas anodin mais le signe d’un consensus implicite sur les valeurs au fondement de la démocratie, en particulier celle de l’égalité des citoyens et du nécessaire dépassement de l’intérêt privé pour la prise en considération de l’intérêt général. L’instrumentalisation individualiste du mandat est une entorse à ces principes et si, elle existe de fait, elle ne peut être revendiquée avec validité car, au fondement de la démocratie, se trouve précisément l’opposé de la réduction stratégique de l’autre à un moyen. Que cet idéal fondateur ne corresponde pas au réel ne change pas le fait qu’on ait à s’y référer et qu’il puisse par là orienter les améliorations nécessaires au fonctionnement démocratique. 

Le soupçon d’insincérité est amplifié s’il porte sur des représentants censés, de plus, lutter contre les inégalités matérielles, pour la solidarité et non l’individualisme. Critiquer le « travailler plus » et prôner le partage du travail et des richesses tout en  pratiquant un  «  cumuler plus » des mandats et des indemnités qui y sont attachées risque bien de s’apparenter à une certaine contradiction qui ne pourra être dépassée que par de talentueuses  contorsions sophistiques. 

Générateur d’absentéisme  plus que de lien supposé nécessaire avec tel ou tel « terrain» national ou local, de report inévitable sur des épaules clandestines d’un travail qui devrait être mené en responsabilité propre, le cumul des mandats nuit également au fonctionnement des partis qui le pratiquent  quand le mandat unique pourrait leur éviter  de se dévitaliser et de se dépolitiser en  se transformant en simple machine électorale à désigner un nombre très restreint de candidats de façon plus ou moins transparente et plus ou moins en conformité avec l’idéal pour lequel la plupart se sont engagés. 

Pour beaucoup d’élus, la motivation n’est pas la concentration du pouvoir et l’accumulation de richesses et  le cumul peut apparaître comme un moyen stratégique efficace pour faire avancer les idées en supposant que la victoire sera  plus facile si la médiatisation est simplifiée car concentrée sur quelques personnes reconnues. Mais… on peut médiatiser une pratique (pensons à la parité !) et le moyen stratégique risque fort sinon de se retourner contre la fin qu’il prétend servir.  Face à l’écart entre ce que  nos paroles revendiquent  - l’égalité formelle que tout démocrate revendique associé à la lutte des femmes et des hommes de gauche contre les inégalités matérielles – et une pratique politique de confiscation du pouvoir entre des mains trop restreintes, la solution est la défense d’un contre-feu institutionnel rendant  impossibles les cumuls électifs (et pas seulement ceux des députés). 

Mais, alors que le Parti Socialiste ne cesse de subir des défaites explicables par le manque de validité accordé à sa parole (nature insuffisamment socialiste  de ses propositions et manque d’incarnation par ses représentants des valeurs prônées), il aurait tout intérêt à en prendre acte « ici et maintenant » au lieu de tergiverser sur la question ou de la réduire à la question du mandat parlementaire. 

En appliquant dès les élections régionales le principe du mandat unique au lieu d’attendre d’être au pouvoir pour éventuellement l’institutionnaliser, les socialistes redonneraient à leur parole une partie de la crédibilité dont le manque entraîne, au contraire, leurs défaites successives. En commençant par mettre en œuvre  ce que nous devrions prôner pour tous au lieu d’attendre d’être au pouvoir pour éventuellement y songer, nous éviterons  en laissant persister des cumuls de laisser peu de chances à nos paroles de convaincre nos concitoyens de leur validité.

C’est pourquoi, il est urgent que tous les militants socialistes conscients de l’intérêt d’une pratique politique nouvelle passant par le mandat électif  unique et de l’urgence de la mettre en place le fassent connaître dans leurs sections et leurs fédérations.
 
J’ai en ce sens invité tous les militants de la Fédération de Vendée à  laquelle j&#039;appartiens convaincus par la nécessité de ce changement à porter collectivement  cette revendication et ce tous courants confondus en signant la charte ci-dessous. . Elue pour ma part, je me suis engagée à défendre et à appliquer ce principe &quot;ici et maintenant&quot;.

Martine Chantecaille, 


 Charte pour le mandat unique limité dans le temps

Parce  que nous voulons une démocratie représentative vivante et forte, 
parce que nous voulons éviter les dérives possibles de la concentration du pouvoir par des cumuls de mandats  peu limités dans le nombre et le temps , 
Parce que voulons que nos pratiques politiques soient en parfaite cohérence avec nos convictions démocrates et socialistes, nous, militants du Parti Socialiste de la  Fédération de Vendée, nous engageons à n’exercer qu’un mandat électif limité dans sa durée.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Appel pour le mandat électif unique </p>
<p>            La situation actuelle du PS suscite depuis plusieurs années mais plus spécifiquement encore depuis la défaite aux européennes de nombreux commentaires (et vocations épistolaires) évoquant unanimement la nécessité de changer les paroles et les actes, citant même quelquefois au passage la nécessité du passage au non-cumul des mandats.<br />
Cette question, pas plus que celle des alliances, n’est anodine ou anecdotique pour un parti politique: c’est même bien souvent à l’aune de la  pratique et de la stratégie d’alliances  que la validité du discours est évaluée par les citoyens. </p>
<p>        La parole politique en démocratie s’inscrit, en effet, par principe, dans un registre qui n’est pas celui de la force, des menaces ou des intérêts particuliers mais dans celui de l’argumentation. Un parti et ses candidats aux élections doivent convaincre les électeurs que ce qu’ils proposent est valide et susceptible de recevoir leur assentiment. La parole est, en effet, un acte et, plus précisément, comme l’a expliqué le philosophe allemand J.Habermas un « engagement » du locuteur qui exprime des « prétentions à la validité » allant bien au-delà de la seule signification linguistique des mots ou du respect de la logique, englobant  également  la prétention à la vérité,  la pertinence  au regard des normes et…la  sincérité. L’on n’est pleinement compris que lorsque notre interlocuteur reconnaît la validité de ce que l’on exprime. Pour un parti politique, se faire comprendre est donc nécessaire avant la concrétisation de cette compréhension-évaluation par un vote. Inversement, la défaite est la résultante d’un manque de validité accordé à ses paroles que cela tienne à manque de pertinence ou de cohérence accordé au contenu de ses  propositions  comme au manque soupçonné de sincérité de celui qui les émet. </p>
<p>Or, au regard de ces différentes prétentions -qu’il s’agisse de la cohérence des idées, de leur bien-fondé ou de la sincérité de celui qui les énonce-  la  question du mandat unique  prend toute son importance.</p>
<p> Loin de constituer une question secondaire, le mandat électif unique représente une des clefs décisives qui peut permettre à la démocratie représentative d’éviter un « malaise dans la représentation » dû à son manque de « représentativité ». Il permet également de lutter contre une conception  trop passive que le citoyen peut se faire de son rôle en le cantonnant à la désignation par le vote  de  représentants quasi-professionnels. Il n’est pas nécessaire de faire compliqué : moins de cumuls, c’est plus d’élus, plus de citoyens impliqués. </p>
<p>Mais le mandat unique  rend également plus crédible la parole des représentants et empêche le soupçon si dangereux en démocratie d’une instrumentalisation des mandats à des fins personnelles et carriéristes. La critique populiste a, en effet, beau jeu de taper sur la démocratie représentative en brandissant le soupçon de l’ instrumentalisation de l’intérêt général au service d’intérêts particuliers, soupçon on le sait renforcé par les fluctuations opportunistes de ceux qui n’hésitent pas à aller de la gauche à la droite pour un maroquin ministériel ou un mandat local. La généralisation (« tous pourris ») est, bien entendu, intolérable. Elle n’en pointe pas moins ce qui rend si critiquables ces  comportements  marginaux dits d’ « ouverture » : le non-respect d’une nécessaire éthique politique, implicitement revendiquée d’ailleurs par tous ceux qui prétendent au suffrage du peuple.  Quel candidat se présenterait aux suffrages en disant ouvertement : désignez-moi car je veux du pouvoir et de l’argent ? Même celui ou celle qui ne serait guidé (e) que par ces  motivations devrait stratégiquement les occulter ! Ce «devoir-masquer » n’est pas anodin mais le signe d’un consensus implicite sur les valeurs au fondement de la démocratie, en particulier celle de l’égalité des citoyens et du nécessaire dépassement de l’intérêt privé pour la prise en considération de l’intérêt général. L’instrumentalisation individualiste du mandat est une entorse à ces principes et si, elle existe de fait, elle ne peut être revendiquée avec validité car, au fondement de la démocratie, se trouve précisément l’opposé de la réduction stratégique de l’autre à un moyen. Que cet idéal fondateur ne corresponde pas au réel ne change pas le fait qu’on ait à s’y référer et qu’il puisse par là orienter les améliorations nécessaires au fonctionnement démocratique. </p>
<p>Le soupçon d’insincérité est amplifié s’il porte sur des représentants censés, de plus, lutter contre les inégalités matérielles, pour la solidarité et non l’individualisme. Critiquer le « travailler plus » et prôner le partage du travail et des richesses tout en  pratiquant un  «  cumuler plus » des mandats et des indemnités qui y sont attachées risque bien de s’apparenter à une certaine contradiction qui ne pourra être dépassée que par de talentueuses  contorsions sophistiques. </p>
<p>Générateur d’absentéisme  plus que de lien supposé nécessaire avec tel ou tel « terrain» national ou local, de report inévitable sur des épaules clandestines d’un travail qui devrait être mené en responsabilité propre, le cumul des mandats nuit également au fonctionnement des partis qui le pratiquent  quand le mandat unique pourrait leur éviter  de se dévitaliser et de se dépolitiser en  se transformant en simple machine électorale à désigner un nombre très restreint de candidats de façon plus ou moins transparente et plus ou moins en conformité avec l’idéal pour lequel la plupart se sont engagés. </p>
<p>Pour beaucoup d’élus, la motivation n’est pas la concentration du pouvoir et l’accumulation de richesses et  le cumul peut apparaître comme un moyen stratégique efficace pour faire avancer les idées en supposant que la victoire sera  plus facile si la médiatisation est simplifiée car concentrée sur quelques personnes reconnues. Mais… on peut médiatiser une pratique (pensons à la parité !) et le moyen stratégique risque fort sinon de se retourner contre la fin qu’il prétend servir.  Face à l’écart entre ce que  nos paroles revendiquent  &#8211; l’égalité formelle que tout démocrate revendique associé à la lutte des femmes et des hommes de gauche contre les inégalités matérielles – et une pratique politique de confiscation du pouvoir entre des mains trop restreintes, la solution est la défense d’un contre-feu institutionnel rendant  impossibles les cumuls électifs (et pas seulement ceux des députés). </p>
<p>Mais, alors que le Parti Socialiste ne cesse de subir des défaites explicables par le manque de validité accordé à sa parole (nature insuffisamment socialiste  de ses propositions et manque d’incarnation par ses représentants des valeurs prônées), il aurait tout intérêt à en prendre acte « ici et maintenant » au lieu de tergiverser sur la question ou de la réduire à la question du mandat parlementaire. </p>
<p>En appliquant dès les élections régionales le principe du mandat unique au lieu d’attendre d’être au pouvoir pour éventuellement l’institutionnaliser, les socialistes redonneraient à leur parole une partie de la crédibilité dont le manque entraîne, au contraire, leurs défaites successives. En commençant par mettre en œuvre  ce que nous devrions prôner pour tous au lieu d’attendre d’être au pouvoir pour éventuellement y songer, nous éviterons  en laissant persister des cumuls de laisser peu de chances à nos paroles de convaincre nos concitoyens de leur validité.</p>
<p>C’est pourquoi, il est urgent que tous les militants socialistes conscients de l’intérêt d’une pratique politique nouvelle passant par le mandat électif  unique et de l’urgence de la mettre en place le fassent connaître dans leurs sections et leurs fédérations.</p>
<p>J’ai en ce sens invité tous les militants de la Fédération de Vendée à  laquelle j&#8217;appartiens convaincus par la nécessité de ce changement à porter collectivement  cette revendication et ce tous courants confondus en signant la charte ci-dessous. . Elue pour ma part, je me suis engagée à défendre et à appliquer ce principe &laquo;&nbsp;ici et maintenant&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Martine Chantecaille, </p>
<p> Charte pour le mandat unique limité dans le temps</p>
<p>Parce  que nous voulons une démocratie représentative vivante et forte,<br />
parce que nous voulons éviter les dérives possibles de la concentration du pouvoir par des cumuls de mandats  peu limités dans le nombre et le temps ,<br />
Parce que voulons que nos pratiques politiques soient en parfaite cohérence avec nos convictions démocrates et socialistes, nous, militants du Parti Socialiste de la  Fédération de Vendée, nous engageons à n’exercer qu’un mandat électif limité dans sa durée.</p>
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	</item>
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		<title>Par : jacques</title>
		<link>http://www.cambadelis.net/2009/08/18/lettre-a-un-militant-qui-n%e2%80%99en-peut-plus/#comment-1007</link>
		<dc:creator>jacques</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2009 08:35:18 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.cambadelis.net/?p=1383#comment-1007</guid>
		<description>C&#039;est le texte le plus intelligent et le plus éclairant que j&#039;ai lu depuis longtemps! Cela change agréablement de ce qu&#039;on lit en ce moment. Merci donc. Une seule remarque: tu dis &quot;&quot;ce n&#039;est pas parce que pour l&#039;instant on ne voit pas qui peut battre Nicolas Sarkozy (...)&quot;; or je vois bien en ce qui me concerne qui peut battre sarkozy, je suis sûr que toi aussi du reste, et je suis prêt à parier qu&#039;on pense à la même personne!
Amicalement.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est le texte le plus intelligent et le plus éclairant que j&#8217;ai lu depuis longtemps! Cela change agréablement de ce qu&#8217;on lit en ce moment. Merci donc. Une seule remarque: tu dis &laquo;&nbsp;&nbsp;&raquo;ce n&#8217;est pas parce que pour l&#8217;instant on ne voit pas qui peut battre Nicolas Sarkozy (&#8230;)&nbsp;&raquo;; or je vois bien en ce qui me concerne qui peut battre sarkozy, je suis sûr que toi aussi du reste, et je suis prêt à parier qu&#8217;on pense à la même personne!<br />
Amicalement.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : La lettre de Camba &#171; Les coulisses de Sarkofrance</title>
		<link>http://www.cambadelis.net/2009/08/18/lettre-a-un-militant-qui-n%e2%80%99en-peut-plus/#comment-1003</link>
		<dc:creator>La lettre de Camba &#171; Les coulisses de Sarkofrance</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2009 22:49:07 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.cambadelis.net/?p=1383#comment-1003</guid>
		<description>[...] août 2009 in Chroniques de gauche    Belle communication. Jean-Christophe Cambadélis a publié une réponse à un militant socialiste désemparé sur son blog. Libération y consacrait une pleine page dès le lendemain. Je ne m&#8217;attarde que sur quelques [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] août 2009 in Chroniques de gauche    Belle communication. Jean-Christophe Cambadélis a publié une réponse à un militant socialiste désemparé sur son blog. Libération y consacrait une pleine page dès le lendemain. Je ne m&#8217;attarde que sur quelques [...]</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : ASHC du PS</title>
		<link>http://www.cambadelis.net/2009/08/18/lettre-a-un-militant-qui-n%e2%80%99en-peut-plus/#comment-1002</link>
		<dc:creator>ASHC du PS</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2009 15:34:39 +0000</pubDate>
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		<description>Aujourd&#039;hui, le problème du parti pour gagner les Présidentielles de 2012, seule élection accessible, n&#039;est pas un problème de PROGRAMME et encore moins de &quot;LEADERSHIP&quot; OU DE PRIMAIRES, mais de STRATEGIE.

Le nom des deux candidats PS en mesure de gagner la Présidentielle de 2012 est déjà inscrit dans les sondages d&#039;opinion qui détermine &quot;le vote de marque&quot; des citoyens dans le cadre de la démocratie médiatique incontournable. Par déduction, ces sondages listent déjà les noms des camarades du PS désormais &quot;hors course&quot; pour les présidentielles qui rend dérisoire et contre-productif l&#039;organisation improvisée de primaires élargies et nébuleuses qui compromettraient la victoire des deux seuls candidats en capacité de gagner en 2012 avec le soutien électoral de l&#039;opposition.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui, le problème du parti pour gagner les Présidentielles de 2012, seule élection accessible, n&#8217;est pas un problème de PROGRAMME et encore moins de &laquo;&nbsp;LEADERSHIP&nbsp;&raquo; OU DE PRIMAIRES, mais de STRATEGIE.</p>
<p>Le nom des deux candidats PS en mesure de gagner la Présidentielle de 2012 est déjà inscrit dans les sondages d&#8217;opinion qui détermine &laquo;&nbsp;le vote de marque&nbsp;&raquo; des citoyens dans le cadre de la démocratie médiatique incontournable. Par déduction, ces sondages listent déjà les noms des camarades du PS désormais &laquo;&nbsp;hors course&nbsp;&raquo; pour les présidentielles qui rend dérisoire et contre-productif l&#8217;organisation improvisée de primaires élargies et nébuleuses qui compromettraient la victoire des deux seuls candidats en capacité de gagner en 2012 avec le soutien électoral de l&#8217;opposition.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Francis</title>
		<link>http://www.cambadelis.net/2009/08/18/lettre-a-un-militant-qui-n%e2%80%99en-peut-plus/#comment-1000</link>
		<dc:creator>Francis</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2009 09:53:22 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.cambadelis.net/?p=1383#comment-1000</guid>
		<description>Bonjour,

Cette réflexion me laisse un goût de trop peu dans la bouche. Car si le constat que le PS n&#039;a pas su évoluer est bon les pistes de solution, elles ne me plaisent que moyennement.
Je rêve d&#039;une démarche plus globale :

1 Construire et proposer un projet de société
Attention un projet de société n&#039;est pas un programme ni un catalogue de mesures, mais une description de la société telle que nous la souhaitons, avec des pistes institutionnelles, une réflexion sur les sujets d&#039;aujourd&#039;hui et de demain. Par exemple quelle place doit on accorder à la santé, liberté individuelle et sécurité collective, quelle Europe  et pour quoi faire (fédérale, confédérale …), l&#039;organisation territoriale de la France, quel modèle énergétique, quelle éducation &amp; formation professionnelle, quelle place pour le travail etc etc (le sujet est trop vaste pour être détaillé).

2 Organiser des primaires entre les candidats qui adhèrent au projet de société et les laisser dérouler leur vision du chemin (programme de gouvernement) pour aller vers la société de nos veux.

Cela aurait pour bénéfice immédiat de nous sortir du vocabulaire de la droite. Par exemple à la question que proposez-vous pour réduire le déficit des comptes sociaux, avoir la possibilité de dire &quot;La santé étant définie comme une priorité nationale, ce n&#039;est pas un déficit, mais une affectation des moyens pour atteindre notre objectif&quot;. Notre leader aura alors la charge de proposer le chemin.
Ceci n&#039;est qu&#039;un exemple, mais parle t-on de déficit de la défense nationale ? Non car un consensus veut que c&#039;est une tâche régalienne de l&#039;état et que les sommes dépensées le sont en fonction des objectifs.
Le deuxième bénéfice est de nous sortir de la problématique de la réponse aux propositions et actions de Sarko. Dérouler un projet différent nous donne l&#039;occasion de présenter un ensemble, construit, basé sur des valeurs et la raison, donc susceptible de séduire une majorité de Français.

Les points abordés dans ta lettre, Jean-Christophe, peuvent largement être dans cette démarche (cumul des mandats par exemple), mais aussi cette démarche est un chemin vers l&#039;union, car construire un projet réalisable de société (un peu utopiste car il faut rêver un peu!) doit être ouvert à tous ceux qui sont prêts à mettre les doigts dans le cambouis (gouverner) et ainsi jeter les bases d&#039;un rassemblement majoritaire.

L&#039;avenir du PS dans tout cela ? Si il sait être le moteur de cette construction, de cette définition d&#039;une société française au sein d&#039;un monde tel qu&#039;il est, alors son avenir (peut-être sous une forme différente) est assuré, sinon mon regard se tourne Place du Colonel Fabien…

En résumé
Projet-&gt;Leader-&gt;Programme
Objectif-&gt;Moyen-&gt;Outils

Francis</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Cette réflexion me laisse un goût de trop peu dans la bouche. Car si le constat que le PS n&#8217;a pas su évoluer est bon les pistes de solution, elles ne me plaisent que moyennement.<br />
Je rêve d&#8217;une démarche plus globale :</p>
<p>1 Construire et proposer un projet de société<br />
Attention un projet de société n&#8217;est pas un programme ni un catalogue de mesures, mais une description de la société telle que nous la souhaitons, avec des pistes institutionnelles, une réflexion sur les sujets d&#8217;aujourd&#8217;hui et de demain. Par exemple quelle place doit on accorder à la santé, liberté individuelle et sécurité collective, quelle Europe  et pour quoi faire (fédérale, confédérale …), l&#8217;organisation territoriale de la France, quel modèle énergétique, quelle éducation &amp; formation professionnelle, quelle place pour le travail etc etc (le sujet est trop vaste pour être détaillé).</p>
<p>2 Organiser des primaires entre les candidats qui adhèrent au projet de société et les laisser dérouler leur vision du chemin (programme de gouvernement) pour aller vers la société de nos veux.</p>
<p>Cela aurait pour bénéfice immédiat de nous sortir du vocabulaire de la droite. Par exemple à la question que proposez-vous pour réduire le déficit des comptes sociaux, avoir la possibilité de dire &laquo;&nbsp;La santé étant définie comme une priorité nationale, ce n&#8217;est pas un déficit, mais une affectation des moyens pour atteindre notre objectif&nbsp;&raquo;. Notre leader aura alors la charge de proposer le chemin.<br />
Ceci n&#8217;est qu&#8217;un exemple, mais parle t-on de déficit de la défense nationale ? Non car un consensus veut que c&#8217;est une tâche régalienne de l&#8217;état et que les sommes dépensées le sont en fonction des objectifs.<br />
Le deuxième bénéfice est de nous sortir de la problématique de la réponse aux propositions et actions de Sarko. Dérouler un projet différent nous donne l&#8217;occasion de présenter un ensemble, construit, basé sur des valeurs et la raison, donc susceptible de séduire une majorité de Français.</p>
<p>Les points abordés dans ta lettre, Jean-Christophe, peuvent largement être dans cette démarche (cumul des mandats par exemple), mais aussi cette démarche est un chemin vers l&#8217;union, car construire un projet réalisable de société (un peu utopiste car il faut rêver un peu!) doit être ouvert à tous ceux qui sont prêts à mettre les doigts dans le cambouis (gouverner) et ainsi jeter les bases d&#8217;un rassemblement majoritaire.</p>
<p>L&#8217;avenir du PS dans tout cela ? Si il sait être le moteur de cette construction, de cette définition d&#8217;une société française au sein d&#8217;un monde tel qu&#8217;il est, alors son avenir (peut-être sous une forme différente) est assuré, sinon mon regard se tourne Place du Colonel Fabien…</p>
<p>En résumé<br />
Projet-&gt;Leader-&gt;Programme<br />
Objectif-&gt;Moyen-&gt;Outils</p>
<p>Francis</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Section de Rioz : On va rentrer&#8230; &#8250; sur http://rioz.parti-socialiste.fr</title>
		<link>http://www.cambadelis.net/2009/08/18/lettre-a-un-militant-qui-n%e2%80%99en-peut-plus/#comment-998</link>
		<dc:creator>Section de Rioz : On va rentrer&#8230; &#8250; sur http://rioz.parti-socialiste.fr</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2009 07:35:52 +0000</pubDate>
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		<description>[...] Lettre à un militant qui n en peut plus [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] Lettre à un militant qui n en peut plus [...]</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Raphaël</title>
		<link>http://www.cambadelis.net/2009/08/18/lettre-a-un-militant-qui-n%e2%80%99en-peut-plus/#comment-996</link>
		<dc:creator>Raphaël</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2009 06:28:50 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.cambadelis.net/?p=1383#comment-996</guid>
		<description>je suis relativement d&#039;accord avec le message de François P. 
Il y a quelques années un livre était sortie sur la classe ouvrière - &quot;la classe oubliée&quot;, je pense que cela résume bien. 
Le PS et l&#039;UMP se précipite sur les classes moyennes. Donc, ces deux partis (différents je ne fais pas d&#039;amalgame) acte le fait qu&#039;au grand jamais la gauche du PS ne parviendra pas à s&#039;organiser. Même s&#039;il faut rester prudent sur ce point (et avant tout y travailler) je trouve cette position très péremptoire. Vous êtes peut-être trop sûr de vous sur ce coup-là en pariant que la gauche du PS va rester sur un &quot;tout-étatisme&quot; (qui est repoussoir pour bp de monde, à juste titre à mon avis). Il n&#039;y a pas de destin ou de fatalité, mais avant tout du travail...Qui sera fait collectivement ou pas. En tout cas je pense qu&#039;il faut être prudent ou mesuré à ce sujet, ce qui se ressent (et je me déplace aussi) quand on discute des aspirations de la &quot;base&quot; (dont je fais parti) 

 M. Cambadélis a raison de faire preuve de prudence et prendre des distances - au moins écrites (le reste on suivra bien ce qui se passe au parlement européen) avec le social-libéralisme. 

Le sécuritaire est aussi une question de citoyenneté, de sociabilité. La course à la répression est illusoire dans le sens où plus les perspectives manqueront, plus les incivilités, vols, trafics se multiplieront. Plus que &quot;tout tout de suite&quot; (ce qui est impossible, on est entre adultes) c&#039;est au moins l&#039;impression que les &quot;dirigeants&quot; travaillent à cet effet, et que plus largement au sein de la société il y a des alternatives de productions, l&#039;organisation de solidarité, un partage des richesses à l&#039;oeuvre. 

Plus que la violence, c&#039;est une lente dépression qui rampe. Une implosion, plus qu&#039;une explosion. 

Idem, l&#039;économie de marché, il faudra aborder cela de front. Sans offre et sans demande il n&#039;y a pas de libertés d&#039;expression, d&#039;échanges de biens déconnexté d&#039;une oligarchie... Internet est une forme de marché (qui ne capitalise pas d&#039;argent toujours) ainsi que le marché dans le quartier ou des artistes qui exposent, des écrivains qui publient. S&#039;il n&#039;y a aucun marché il y a une dictature féroce. Je ne pense même pas qu&#039;il y ait un parti qui ait la force populaire derrière pour imposer cela d&#039;ailleurs... 

Plus que la question du marché, parlons de la limitation d&#039;accumulation de biens et de l&#039;extension de la &quot;sanctuarisation&quot; - services publics. 

Un marché pose la question de la moralité, du pouvoir et de l&#039;argent qui n&#039;est plus une médiation mais une fin en soit. Evidement, de la régulation internationale sans laquelle rien ne sera possible. 

Mais la question des valeurs est importante. 
J&#039;ai été ouvrier pendant 10 ans. 
Pour la plupart de mes collègues - et camarades - l&#039;impression c&#039;est assez souvent d&#039;avoir râté sa vie - tout le montrerait à la télé. Mais aussi parce que le travail est - généralement - répétitif y compris pour les ouvriers qualifiés (qui alternent entre 5-7 tâches au lieu de deux) 

On va me dire, c&#039;est les ouvriers, c&#039;est dépassé, c&#039;est pas glamour et moderne. Négri affirme même, entre deux salons entre militants, qu&#039;il n&#039;y a plus d&#039;ouvriers. Il n&#039;y en a jamais eu autant dans le monde en fait, et ce malgré les hausses vertigineuses de productivité (multipliée par 20 au cours du XXème siècle, chiffre à pondérer selon les secteurs évidemment) 

Le PS doit apporter des réponses simples et lisibles à des problèmes complexes. 

Mais avant de passer aux réponses (le plus rapidement possible) et à une vision d&#039;ensemble sur le vivre ensemble (avec nos tendances, les changements culturels, le respect entre générations) je ne suis pas certain que l&#039;analyse de la situation soit toujours pertinente, non pas que les sociologues qui s&#039;y penchent soient mauvais, bien au contraire, mais parce que les éléments sont très éclatés, à tel point que jusqu&#039;à récemment il y avait la folle erreur d&#039;annoncer que la pauvreté s&#039;arrêtait aux 3 millions de chômeurs... 

Et j&#039;en reviens à la logique sécuritaire qui laisse croire qu&#039;on est au bord de la guerre civile, envahis par des hordes de barbares. COnstruction collective d&#039;un mensonge... Même si les incivilités et les arnaques se développent (et les cambriolages de domiciles depuis un an) l&#039;entiéreté du problème n&#039;est pas abordé, ce qui rend tout débat sérieux impossible. Je ne défends pas du tout un laisser faire, laisser aller, mais fais juste remarquer que l&#039;insécurité n&#039;est pas que celle de bandes d&#039;un côté, ou du travail de l&#039;autre : c&#039;est aussi une incapacité croissante à vivre ensemble parce qu&#039;il n&#039;y a pas de représentations collectives, de médiations ou de phénomènes de reconnaissances...

Il n&#039;y a pas d&#039;éducation à la sensibilité, à l&#039;image, à d&#039;autres valeurs que le fric, ce qui fait que, même si c&#039;est un lieu commun, la télé occasionne beaucoup de ravages. Surtout qu&#039;il n&#039;y a aucune réel contre pouvoir culturel au rouleau compresseur des Experts, de Secret story... 

Analyse des situations actuelles 

Principes (ou valeurs mais je n&#039;aime pas ce mot trop connoté d&#039;un absolu qui dépasse la politique) 

Vision politique à construire le plus collectivement possible 

et évidemment des propositions claires et simples... 

Le temps de faire ça n&#039;est pas celui des luttes de pouvoirs, ou de la lutte contre la peur de mourir politiquement (ce qui est la même chose, un effet pervers de l&#039;électoralisme, est-ce pour cela que les députés, inconsciemment, ont demandé il y a quelques années un CDI renouvelable tous les 5 ans). 

Personnellement je serai présent à ces débats. 

Raph.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>je suis relativement d&#8217;accord avec le message de François P.<br />
Il y a quelques années un livre était sortie sur la classe ouvrière &#8211; &laquo;&nbsp;la classe oubliée&nbsp;&raquo;, je pense que cela résume bien.<br />
Le PS et l&#8217;UMP se précipite sur les classes moyennes. Donc, ces deux partis (différents je ne fais pas d&#8217;amalgame) acte le fait qu&#8217;au grand jamais la gauche du PS ne parviendra pas à s&#8217;organiser. Même s&#8217;il faut rester prudent sur ce point (et avant tout y travailler) je trouve cette position très péremptoire. Vous êtes peut-être trop sûr de vous sur ce coup-là en pariant que la gauche du PS va rester sur un &laquo;&nbsp;tout-étatisme&nbsp;&raquo; (qui est repoussoir pour bp de monde, à juste titre à mon avis). Il n&#8217;y a pas de destin ou de fatalité, mais avant tout du travail&#8230;Qui sera fait collectivement ou pas. En tout cas je pense qu&#8217;il faut être prudent ou mesuré à ce sujet, ce qui se ressent (et je me déplace aussi) quand on discute des aspirations de la &laquo;&nbsp;base&nbsp;&raquo; (dont je fais parti) </p>
<p> M. Cambadélis a raison de faire preuve de prudence et prendre des distances &#8211; au moins écrites (le reste on suivra bien ce qui se passe au parlement européen) avec le social-libéralisme. </p>
<p>Le sécuritaire est aussi une question de citoyenneté, de sociabilité. La course à la répression est illusoire dans le sens où plus les perspectives manqueront, plus les incivilités, vols, trafics se multiplieront. Plus que &laquo;&nbsp;tout tout de suite&nbsp;&raquo; (ce qui est impossible, on est entre adultes) c&#8217;est au moins l&#8217;impression que les &laquo;&nbsp;dirigeants&nbsp;&raquo; travaillent à cet effet, et que plus largement au sein de la société il y a des alternatives de productions, l&#8217;organisation de solidarité, un partage des richesses à l&#8217;oeuvre. </p>
<p>Plus que la violence, c&#8217;est une lente dépression qui rampe. Une implosion, plus qu&#8217;une explosion. </p>
<p>Idem, l&#8217;économie de marché, il faudra aborder cela de front. Sans offre et sans demande il n&#8217;y a pas de libertés d&#8217;expression, d&#8217;échanges de biens déconnexté d&#8217;une oligarchie&#8230; Internet est une forme de marché (qui ne capitalise pas d&#8217;argent toujours) ainsi que le marché dans le quartier ou des artistes qui exposent, des écrivains qui publient. S&#8217;il n&#8217;y a aucun marché il y a une dictature féroce. Je ne pense même pas qu&#8217;il y ait un parti qui ait la force populaire derrière pour imposer cela d&#8217;ailleurs&#8230; </p>
<p>Plus que la question du marché, parlons de la limitation d&#8217;accumulation de biens et de l&#8217;extension de la &laquo;&nbsp;sanctuarisation&nbsp;&raquo; &#8211; services publics. </p>
<p>Un marché pose la question de la moralité, du pouvoir et de l&#8217;argent qui n&#8217;est plus une médiation mais une fin en soit. Evidement, de la régulation internationale sans laquelle rien ne sera possible. </p>
<p>Mais la question des valeurs est importante.<br />
J&#8217;ai été ouvrier pendant 10 ans.<br />
Pour la plupart de mes collègues &#8211; et camarades &#8211; l&#8217;impression c&#8217;est assez souvent d&#8217;avoir râté sa vie &#8211; tout le montrerait à la télé. Mais aussi parce que le travail est &#8211; généralement &#8211; répétitif y compris pour les ouvriers qualifiés (qui alternent entre 5-7 tâches au lieu de deux) </p>
<p>On va me dire, c&#8217;est les ouvriers, c&#8217;est dépassé, c&#8217;est pas glamour et moderne. Négri affirme même, entre deux salons entre militants, qu&#8217;il n&#8217;y a plus d&#8217;ouvriers. Il n&#8217;y en a jamais eu autant dans le monde en fait, et ce malgré les hausses vertigineuses de productivité (multipliée par 20 au cours du XXème siècle, chiffre à pondérer selon les secteurs évidemment) </p>
<p>Le PS doit apporter des réponses simples et lisibles à des problèmes complexes. </p>
<p>Mais avant de passer aux réponses (le plus rapidement possible) et à une vision d&#8217;ensemble sur le vivre ensemble (avec nos tendances, les changements culturels, le respect entre générations) je ne suis pas certain que l&#8217;analyse de la situation soit toujours pertinente, non pas que les sociologues qui s&#8217;y penchent soient mauvais, bien au contraire, mais parce que les éléments sont très éclatés, à tel point que jusqu&#8217;à récemment il y avait la folle erreur d&#8217;annoncer que la pauvreté s&#8217;arrêtait aux 3 millions de chômeurs&#8230; </p>
<p>Et j&#8217;en reviens à la logique sécuritaire qui laisse croire qu&#8217;on est au bord de la guerre civile, envahis par des hordes de barbares. COnstruction collective d&#8217;un mensonge&#8230; Même si les incivilités et les arnaques se développent (et les cambriolages de domiciles depuis un an) l&#8217;entiéreté du problème n&#8217;est pas abordé, ce qui rend tout débat sérieux impossible. Je ne défends pas du tout un laisser faire, laisser aller, mais fais juste remarquer que l&#8217;insécurité n&#8217;est pas que celle de bandes d&#8217;un côté, ou du travail de l&#8217;autre : c&#8217;est aussi une incapacité croissante à vivre ensemble parce qu&#8217;il n&#8217;y a pas de représentations collectives, de médiations ou de phénomènes de reconnaissances&#8230;</p>
<p>Il n&#8217;y a pas d&#8217;éducation à la sensibilité, à l&#8217;image, à d&#8217;autres valeurs que le fric, ce qui fait que, même si c&#8217;est un lieu commun, la télé occasionne beaucoup de ravages. Surtout qu&#8217;il n&#8217;y a aucune réel contre pouvoir culturel au rouleau compresseur des Experts, de Secret story&#8230; </p>
<p>Analyse des situations actuelles </p>
<p>Principes (ou valeurs mais je n&#8217;aime pas ce mot trop connoté d&#8217;un absolu qui dépasse la politique) </p>
<p>Vision politique à construire le plus collectivement possible </p>
<p>et évidemment des propositions claires et simples&#8230; </p>
<p>Le temps de faire ça n&#8217;est pas celui des luttes de pouvoirs, ou de la lutte contre la peur de mourir politiquement (ce qui est la même chose, un effet pervers de l&#8217;électoralisme, est-ce pour cela que les députés, inconsciemment, ont demandé il y a quelques années un CDI renouvelable tous les 5 ans). </p>
<p>Personnellement je serai présent à ces débats. </p>
<p>Raph.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : alex</title>
		<link>http://www.cambadelis.net/2009/08/18/lettre-a-un-militant-qui-n%e2%80%99en-peut-plus/#comment-994</link>
		<dc:creator>alex</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2009 00:40:26 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.cambadelis.net/?p=1383#comment-994</guid>
		<description>- Petit plaidoyer pour les primaires -

« Les primaires ne sont ni un moyen, ni une fin et encore moins un substitut à la vraie rénovation. »

En effet, mais ce que beaucoup d’entre vous semblent ne pas voir c’est que ce serait le catalyseur pour l’émergence (enfin!!!) des résultats d’un travail de réflexion sur la société que vous ne cessez, semble-t-il, de remettre constamment à plus tard. Ainsi par exemple tu parles d’une « convention »(!) qui aurait encore lieu « après les régionales »(!)… On est toujours dans l’après.

Le problème du PS? C’est qu’il n’arrête pas de décider de ne pas décider. Si un leader doit émerger un jour, ce sera celui ou celle qui prendra enfin la responsabilité d’être un décideur. Et cela ne va pas à l’encontre de l’idée d’un parti où l’on débat et ou vit la démocratie, bien au contraire: car c’est bien beau les débats et la démocratie, si à la fin aucune décision ne se prend ça reste du vent, et c’est bien ça qui fini par lasser!

De plus, si certaines personnes défendent les primaires pour de mauvaises raisons (i.e. avancer leur propre candidature – et d’ailleurs pourquoi pas si ça peut donner de l’oxygène à un vrai débat?), celles qui s’opposent aux primaires peuvent tout autant le faire pour ces même mauvaises raisons (i.e. ne pas faire de l’ombre à leur propre candidature)! Cet argument est donc réfutable.

Le PS est empêtré dans une absence de dynamique parce que couplée à l’absence d’un faisceau fédérateur de convictions et à une stratégie de rassemblement dont on attend depuis maintenant trop longtemps de voir les effets.
Des primaires proposant des hommes et des femmes aux sensibilités diverses, avec chacun sa propre stratégie de rassemblement, avec chacun son faisceau de convictions et de lignes directrices, rendraient le parti riche de cette diversité de solutions, et offriraient ainsi une chance de voir enfin émerger, parmi ces tentatives, cette combinaison gagnante tant attendue.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>- Petit plaidoyer pour les primaires -</p>
<p>« Les primaires ne sont ni un moyen, ni une fin et encore moins un substitut à la vraie rénovation. »</p>
<p>En effet, mais ce que beaucoup d’entre vous semblent ne pas voir c’est que ce serait le catalyseur pour l’émergence (enfin!!!) des résultats d’un travail de réflexion sur la société que vous ne cessez, semble-t-il, de remettre constamment à plus tard. Ainsi par exemple tu parles d’une « convention »(!) qui aurait encore lieu « après les régionales »(!)… On est toujours dans l’après.</p>
<p>Le problème du PS? C’est qu’il n’arrête pas de décider de ne pas décider. Si un leader doit émerger un jour, ce sera celui ou celle qui prendra enfin la responsabilité d’être un décideur. Et cela ne va pas à l’encontre de l’idée d’un parti où l’on débat et ou vit la démocratie, bien au contraire: car c’est bien beau les débats et la démocratie, si à la fin aucune décision ne se prend ça reste du vent, et c’est bien ça qui fini par lasser!</p>
<p>De plus, si certaines personnes défendent les primaires pour de mauvaises raisons (i.e. avancer leur propre candidature – et d’ailleurs pourquoi pas si ça peut donner de l’oxygène à un vrai débat?), celles qui s’opposent aux primaires peuvent tout autant le faire pour ces même mauvaises raisons (i.e. ne pas faire de l’ombre à leur propre candidature)! Cet argument est donc réfutable.</p>
<p>Le PS est empêtré dans une absence de dynamique parce que couplée à l’absence d’un faisceau fédérateur de convictions et à une stratégie de rassemblement dont on attend depuis maintenant trop longtemps de voir les effets.<br />
Des primaires proposant des hommes et des femmes aux sensibilités diverses, avec chacun sa propre stratégie de rassemblement, avec chacun son faisceau de convictions et de lignes directrices, rendraient le parti riche de cette diversité de solutions, et offriraient ainsi une chance de voir enfin émerger, parmi ces tentatives, cette combinaison gagnante tant attendue.</p>
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