Guinée: une répression inacceptable, une transition mal engagée

par · 29 septembre 2009

PRPS.jpgLe parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté l’assassinat de plusieurs dizaines de militants de l’opposition démocratique par des membres des « forces de l’ordre » guinéennes. Nous demandons à ce que toute la vérité soit faite sur ces massacres qui ne sauraient rester impunis. Cet événement inacceptable témoigne de la dérive du pouvoir en place, qui s’était engagé début 2009 à organiser des élections rapides et affirmait ne pas avoir l’intention de s’y présenter. Depuis lors, les intimidations se sont multipliées à l’encontre des partis politiques, sans doute pour étouffer une contestation sociale et politique grandissante. L’organisation des élections ne progresse qu’à petits pas et la transition a déjà dépassé les délais que ses promoteurs avaient eux-mêmes fixés. Nous rappelons que la constitution guinéenne prévoie l’organisation d’élections dans les 60 jours qui suivent le décès du Chef de l’Etat, l’intérim devant être assuré par le Président de l’Assemblée Nationale. Ce délai est très largement dépassé et la situation évolue malheureusement comme nous l’avions craint dans notre communiqué du 23 décembre 2008. Plus que jamais, la tenue d’un scrutin susceptible de donner au pays une direction légitime démocratiquement apparaît comme nécessaire.

Pour revenir à l’ordre constitutionnel, il est impératif que la France et l’Union européenne tiennent un discours nettement plus ferme que celui adopté depuis un an. A peine dix jours après le coup d’Etat de décembre 2008, le secrétaire d’Etat à la coopération, Alain Joyandet, décidait, sur la base d’engagements de la junte naïvement pris pour argent comptant, de ne pas suspendre la coopération bilatérale avec la Guinée. Cette question doit être réexaminée à la lecture des événements récents.

Enfin, le Parti socialiste affirme sa solidarité avec les partis politiques guinéens qui essaient, souvent à grands risques, de faire vivre l’espoir démocratique dans le pays.

Les commentaires1 Commentaire

  1. topaz dit :

    Les « ex » gardes des Sceaux socialistes sont à l’honneur. E. Guigou semble soudain découvrir que, pour Ségolène, dépasser le Parti c’est le contourner une fois de plus… Quant à Robert Badinter, l’idée de M. Aubry est judicieuse. Dommage qu’elle naisse sur un scandale, active plus tôt, peut-être l’eût-elle empêché. Moralité, place aux jeunes talents certes mais l’expérience des Anciens est un atout qui peut éviter bien des dérapages, mais encore faut-il le leur demander.