Arrestation de Roman Polanski en Suisse

par · 30 septembre 2009

L’arrestation de Roman Polanski provoque beaucoup d’émois dans le milieu du cinéma. Si le procès fut à l’évidence inéquitable, le viol d’une adolescente n’est pas pour autant excusable. La libération pour procès inéquitable est juste, mais l’argument sur un viol intervenu il y a 30 ans n’est pas recevable. En tout cas incompréhensible pour nos concitoyens.

catégorie Actualité

Les commentaires1 Commentaire

  1. topaz dit :

    Polanski est connu, reconnu et respecté dans le milieu du cinéma. Pour autant, il n’est pas au-dessus des lois comme le dit Luc Besson. Le viol d’une mineure n’est pas anodin. On s’apitoie beaucoup sur le violeur qui a vieilli, mais personne ne semble se préoccuper de ce qu’a été la vie de cette gamine après les faits et comment elle a pu vivre sa vie de femme. Etait-ce moins douloureux pour elle parce que son violeur était célèbre ?
    Il est des évènements beaucoup plus graves que l’arrestation de Polanski. Ci-après, le témoignage de Fred, du Val de Marne, qui connaissait bien Jean-Paul, le dernier suicidé d’Annecy :

    « Le dernier, celui d’Annecy était mon coéquipier à Paris, au Centre Support Client International de France Telecom dans les années 1990.
    Pauvre Jean Paul, il était bien trop droit, trop consciencieux, trop intègre et d’une trop grande honnêteté pour travailler dans ce qu’est devenu France télécom : vendre à tout prix, n’importe quoi, à n’importe qui, dans n’importe quelles conditions, toujours à la limite de l’abus de la confiance de la grand mère du Cantal ou de Haute Savoie.

    Ils sont encore des milliers à France Télécom, fonctionnaires, qui ont construit ce réseau de télécommunications que nous connaissons aujourd’hui. Ils ont été en quelque sorte les bâtisseurs de cette France des télécommunications.
    Ce à quoi ils aspirent, c’est au respect et à la reconnaissance de la Nation.
    Et aujourd’hui, pressés de débarrasser le plancher, ils ne subissent que mépris et rejet.
    Tout est bon pour les pousser au départ, rien ne leur est épargné.

    Jean Paul, né en 1958, avait un an de plus que moi, il avait quitté Paris au milieu des années 90, heureux de quitte la capitale pour rejoindre la Haute Savoie.
    Je pense à sa femme Annie et à ses deux enfants.

    Et moi je suis heureux d’avoir pu quitter ce bourbier. »