Qu’est-ce-que je dis avec les socialistes sur le budget 2010 ?

par · 21 octobre 2009

loggrpsrc.gifIl paraît que la France fait mieux que ses partenaires.

> 0,75% de croissance.

> Record historique de déficits: 150 mds (120 pour l’Etat, 30 pour la sécurité socialiste).

> Record historique d’endettement (84% du PIB).

> Chômage de masse (10% de la population active).

Il paraît que le gouvernement baisse les impôts.

> Les 39 milliards d’allègements d’impôts (bouclier fiscal, niches fiscales, ISF, droits sur les successions) bénéficient à 1% des Français les plus riches.

> Tous les autres Français payent 20 milliards de taxes supplémentaires.

Il paraît que l’investissement repart.

> Les collectivités locales, qui assurent les ¾ de l’investissement public, voient leurs recettes ponctionnées par la réforme de la taxe professionnelle et par le transfert de compétences de l’Etat non compensées financièrement.

> Malgré un record d’allègement de charges fiscales et sociales pour les entreprises, l’investissement privé stagne. L’Etat ne demande aucune contrepartie à ses aides.

Il paraît que les banques ont tiré la leçon de leurs responsabilités dans la crise.

> Grâce aux aides publiques, elles ont rétabli leurs profits et ont provisionné plusieurs milliards de bonus pour leurs traders.

> En refusant de prendre une participation à leur capital, l’Etat a perdu 5 milliards.

> Le gouvernement refuse la surtaxe de 10% de leurs profits proposée par la Commission des finances.

Le Gouvernement a plus creusé les déficits que la crise.

> Selon le rapport de la cours des comptes de juin 2009, la crise n’est responsable que de la moitié du déficit.

> L’autre moitié est dû au tarissement des recettes fiscales mené par les gouvernement de droite depuis 2002.

> Avant la crise, les déficits de l’Etat et de la sécurité sociale n’ont jamais respecté les critères de Maastricht (3% du PIB). La crise ne fait qu’aggraver la pente ( 8,5% du PIB).

> En quatre exercices budgétaires depuis 2007, la politique de défiscalisation des entreprises et des plus fortunés a augmenté le déficit de l’Etat de 39 milliards.

La dette publique continue sa hausse vertigineuse.

> Avant la crise, elle atteignait déjà 64% du PIB.

> La crise n’a fait qu’amplifier la tendance (84% du PIB).

> La droite finance depuis 2002 par la dette sa politique de défiscalisation et de saupoudrage des dépenses.

> Contrairement à ce qu’affirme le président de la République, il s’agit pour l’essentiel d’une «mauvaise dette» qui finance des dépenses inutiles sans effet sur les deux moteurs de la croissance: l’investissement et la consommation.

> Le grand emprunt va accroître le poids de cette dette.

> La France emprunte actuellement 1 milliard par jour.

La sécurité sociale est asphyxiée

> Alors que le gouvernement Jospin avait laissé une sécurité sociale en équilibre, son déficit annuel depuis 2002 est de 10 milliards.

> En 2010, il aura plus que triplé: 33 milliards.

> La seule réponse du gouvernement a été de taxer les malades (franchises médicales, hausse du forfait hospitalier, imposition des accidentés du travail) et de changer la gouvernance des hôpitaux.

> Il se refuse à toute réforme du système de santé qui mettrait à contribution l’ensemble de ses acteurs.

L’austérité s’avance

> Le chômage, le blocage des salaires et l’accumulation de taxes ont fortement ponctionné les milieux populaires et les classes moyennes.

> L’explosion des déficits et de la dette engendrée par les choix de la droite va déboucher sur des nouvelles hausses de prélèvements.

> Malgré les promesses du grand emprunt, des réductions drastiques de dépenses publiques au détriment de la solidarité, de la formation, de l’investissement et du développement durable ont déjà commencé.