Le traité de Lisbonne, un tournant en Europe

Maintenant que la cour constitutionnelle a donné son feu vert, Monsieur Klaus, Président de la Tchéquie, va signer le traité avant de s’envoler pour les États-Unis. La ratification est chose faite.

Au-delà de la polémique sur la constitution européenne, par-delà la poursuite de celle-ci sur les attendus économiques de ce traité, un tout petit évènement va révolutionner l’évolution européenne. L’article 14 alinéa (a) du traité stipule que c’est dans la future majorité au parlement que sera trouvé le président de la commission. Il s’introduit ici subrepticement une clause qui va induire une double légitimité, celle du parlement et celle de l’intergouvernemental. Hier, la seconde avait le dernier mot. Là, le président de la commission dépendra moins de l’intergouvernemental. Il est fort à parier que ce petit articulet sera source d’un tournant majeur. Car cette double commande, ce double pouvoir se dénouera certainement au profit du parlement.Ce n’est pas du tout ce que prévoyait la constitution Européenne. Son échec produit l’évolution parlementaire de la construction Européenne. Voilà un retournement inattendu pour les eurosceptiques qui ont défait la constitution mais permis un tournant plus parlementaire dans sa construction.