Sommet de Copenhague: un espoir pour notre planète

par · 7 décembre 2009

copenhague-homeAujourd’hui commence le Sommet de Copenhague. Le Parti Socialiste se mobilise pour que cette semaine de négociation initiée par l’ONU autour de la question écologique et du développement durable ne soit pas un échec car l’enjeu est d’importance.

D’abord, parce que ce sommet doit permettre de faire accepter aux pays riches, qui portent une grande responsabilité dans la situation actuelle, de prendre les mesures nécessaires pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre par une baisse de 40 % à l’horizon 2030. Ensuite, nous attendons beaucoup des annonces des pays dits « émergents » comme le Brésil, la Chine et l’Inde. Ce sommet est l’occasion d’engager une réflexion qui permette à ces pays de continuer à se développer économiquement tout en respectant l’environnement.

Bien entendu, ce sommet est aussi l’occasion d’exprimer la solidarité de la communauté internationale en faveur des pays les plus pauvres. Mais surtout de trouver là encore un processus d’aide au développement économique qui permettent à ces pays de grandir tout en étant attentif à leur environnement. Les solutions financières existent, on en parle beaucoup sans jamais être rentré dans le vif du sujet. Par exemple, l’idée d’une taxe sur les transactions financières, qui a fait son chemin dans les esprits, doit maintenant être mise en place avec une première étape qui pourrait être une taxe sur les émissions liées au transport international de marchandises, avec un prélèvement sur le nombre de kilomètres parcourus.

Mais plus encore, le sommet de Copenhague doit aussi être l’occasion de dessiner les contours d’une nouvelle gouvernance globale, il faut changer nos modes de production, de consommation de chaque citoyen et de partage des richesses. Sinon nous continuerons à courir après la catastrophe sans jamais réussir à l’empêcher.

Ce sommet a donc deux issues possibles. Sans effet, car les protagonistes refusent tous compromis et l’avenir paraitra bien sombre pour l’humanité. Historique, car les dirigeants des nations ont résolument pris conscience que l’humanité ne peut continuer à vivre à ce rythme et trouvent donc les ressources pour un accord international de préservation de notre bien commun: La terre.

Les commentaires1 Commentaire

  1. OrangeOrange dit :

    Bins des mails hackés du CRU, légèreté des méthodes du GIEC : un coup de froid sur Copenhague ?

    C’est la question posée sur le portail suisse Pnyx.com

    Après des années de montée en puissance des alertes aux accents apocalyptiques du GIEC quant au réchauffement climatique et à l’heure où s’ouvre un sommet exceptionnel, tant par sa taille (192 pays) -, que par ses enjeux (rien de moins que le modèle de gestion des activités humaines pour la survie de la planète) un grain de sable va t’il gripper cet immense évènement ?

    Il y a deux semaines, des hackers ont publié des milliers de courriels et documents échangés entre des climatologues du Climat Research Unit (CRU) et leurs homologues du monde entier, dans le cadre de leurs travaux pour le GIEC. Ces données révèlent que ces climatologues estiment que leurs propres travaux ne sont pas concluants, discutent de la manière de dissimuler des désaccords entre eux afin de présenter une position « unifiée » du changement climatique, etc. Leur authenticité a été confirmée et Phil Jones, le directeur du CRU, a démissionné. Le Met Office (principal organisme de la science du changement climatique sur laquelle l’ONU repose son appréciation sur le réchauffement) a admis que la confiance du public, sur la réalité scientifique des causes anthropiques du réchauffement global, a été bouleversée par cette publication et prévoit de réexaminer les 160 ans de données sur la température. La nouvelle analyse des données prendra trois ans.

    La question posée sur Pnyx: http://www.pnyx.com/fr_fr/sondage/449 porte sur l’éventuelle influence que vont avoir ces révélations sur les débats de Copenhague et, en relançant le débat, permet d’observer dans le détail les méthodologies déployées par les scientifiques du CRU, en donnant accès à l’ensemble des documents à l’origine de ce qu’il faut désormais appeler le « Climategate », la confusion des genres, entre science, idéologie et politique !