New Delhi: 2ème jour

par · 20 janvier 2010

Après avoir visité les tombes des empereurs moghols à New Delhi, en particulier celle de Humayun qui venait d’Afghanistan, le fort rouge aux gigantesque palais et jardins où les Anglais furent massacrés par la révolte et la grande mosquée, nous avons plongé dans Old Delhi entrelacs de ruelles d’une pauvreté bouleversante, où travaillent, déambulent, mendient des dizaines de milliers d’indiens.

Nous avons repris nos rencontres avec le Président de la chambre de commerce indienne. L’association « for démocratic socialism ». Le Ministre de la chimie et de l’industrie. Une sénatrice et les élus régionaux du nord.

Résumons: Un taux de croissance de 9% tiré par plus de 50 millions de petites entreprises, pas de taxes, peu d’impôts, pas d’infrastructures. Une société hiérarchisée malgré un plan de discrimination positive, avec l’anglais comme langue nationale et aux écarts de richesse abyssaux. L’Inde une puissance en développement est un pays contrasté, confronté à son insertion dans la marche mondiale et à une croissance à la chinoise, donnant naissance à une classe moyenne. Mais ma principale découverte fut double. D’abord l’Inde se vit comme entourée de pays hostiles: Pakistan, Sri Lanka, Chine. Ce qui explique qu’elle souhaite ne pas être absente du règlement en Afghanistan et souhaite que le Cachemire reste Indien. Le Pakistan n’acceptant ni l’un ni l’autre. Mais aussi une méfiance teintée d’hostilité polie pour la Chine, tant sur le plan du régime que sur le plan économique. Pointant un durcissement nationaliste depuis de nombreux mois.