Villepin/Sarkozy: une haine réciproque sans temps mort qui ne fait pas honneur à la politique Française.

Il était déjà baroque qu’un Président de la République en titre traine un ancien Premier ministre devant les tribunaux alors que le ministre de la justice avait été partie prenante de cette affaire. Partie prenante de l’affaire puisque ministre de la défense au moment des faits.

Il était surréaliste que le Président de la République, partie civile inattaquable, manifeste publiquement sa volonté de voir son adversaire condamné. Ce dernier obtenant le droit à une conférence de presse devant le tribunal pour en appeler au peuple contre la justice aux ordres. Mais relaxé, de Villepin déclare avoir jeté la rancune à la rivière avant que le Parquet fasse appel alors que le pouvoir ne cache pas avoir la volonté de donner instruction sur certains dossiers. Et que Villepin ne se soit déchainé sur tous les plateaux de télé. Il n’y en a pas un pour racheter l’autre. Et dans ce déchaînement de violence; les deux protagonistes ne servent ni la France, ni la politique.