Entretien avec le Dr. Abdullah Abdullah ancien ministre des Affaires étrangères et candidat à l’élection présidentielle afghane en 2009

par · 23 février 2010

J’ai reçu, ce mardi 23 février, Dr. Abdullah Abdullah, ancien ministre des Affaires étrangères et candidat à l’élection présidentielle afghane en 2009.

Dr. Abdullah, qui se trouve actuellement en France à l’invitation de la Fondation Jean-Jaurès pour une série de conférences et de rencontres, a rendu visite au Parti socialiste à la tête d’une délégation de parlementaires afghans.

Nous avons abordé le thème de la situation politique et militaire en Afghanistan après l’élection présidentielle controversée de l’an dernier. Il a insisté sur les nécessaires réformes politiques, notamment la réforme de la Commission électorale pour garantir la transparence et le bon déroulement des prochaines élections législatives qui auront lieu à l’automne prochain.

Les deux parties estiment qu’il n’existe pas seulement de solution militaire en Afghanistan et que la coalition internationale, dont fait partie la France, doit aider le peuple afghan afin qu’il se dote d’une administration crédible et efficace, capable de mener à bien la reconstruction politique, économique, culturelle et sociale du pays. Ce sont les conditions indispensables au retrait des troupes internationales de l’Afghanistan.

Le Parti socialiste demandera à l’Internationale Socialiste de prendre des initiatives pour l’organisation des prochaines élections afghanes dans la transparence et l’équité. Il déposera une question au gouvernement français afin de savoir quelle initiative la France envisage d’entreprendre dans ce sens.

Les commentaires1 Commentaire

  1. topaz dit :

    La nomination de Didier Migaud à la Cour des comptes laisse les élus UMP sans voix et pleins d’amertume … Nous imaginons, depuis son ciel, le sourire amusé de Philippe Seguin, lui qui aimait à répéter à l’envi « J’aimais De Gaulle car il prenait à la gauche et à la droite ce qu’elles avaient de meilleur » … On ne demande pas à la gauche d’avoir des idées de droite, mais peut-être pourrait-elle, dans ses choix futurs, s’interroger sur quelles sont les meilleures options et privilégier « aussi » la compétence – Après le programme commun, un front commun serait le bienvenu … dans le paysage ! Sera-t-elle à la hauteur de ce challenge qui doit balayer les égos et les ergotages d’une autre époque ?