Interview sur Radio J

par · 28 mars 2010

J’étais l’invité de Frédéric Haziza ce dimanche dans le Forum de Radio J.

L’AFP a repris ce que j’ai indiqué au sujet du Président de la République au cours de l’interview: « Le député PS Jean-Christophe Cambadélis a mis en garde dimanche sur Radio J le président Nicolas Sarkozy, en estimant que « s’il ne change pas rapidement de cap, nous allons vers des tensions durables ».

« Le président de la République est extrêmement bas, il n’a presque plus de soutien (…) tous les jours il y a des expressions qui le remettent en cause », a-t-il fait valoir, ajoutant: « s’il ne change pas rapidement de cap, nous allons vers des tensions durables ».

Se défendant de « souhaiter une explosion sociale », M. Cambadélis a décrit une situation telle que si l’exécutif ne change pas de cap cela « peut créer des étincelles ». « Nous vivons un moment de défiance (…) les Français sont en colère, ils ne savent pas où nous allons; ils veulent un changement de cap, ce que ne comprend pas la majorité ».

Alors que la cote de popularité de Nicolas Sarkozy est au plus bas depuis son élection en 2007 dans plusieurs sondages, M. Cambadélis a estimé qu’il y avait « un vrai doute » sur la possibilité que le chef de l’Etat se représente en 2012.

« François Fillon, a-t-il poursuivi, se prépare. Nous avons aujourd’hui au sommet de l’exécutif une compétition assez forte entre le président et le Premier ministre » et cela « accroît la cacophonie et (s’ajoute) à la crise ».

Le député, proche de Dominique Strauss-Kahn, a jugé que l’on était « dans le syndrome Giscard ». « Quelqu’un hyper populaire, hyper président et qui est aujourd’hui hypo-président et conspué au moins dans les urnes. L’orientation, le style, l’équipe, tout est contesté aujourd’hui », a-t-il expliqué.

Dans le baromètre mensuel Ifop pour le JDD rendu public samedi, 30% des personnes interrogées se disent satisfaites de Nicolas Sarkozy, soit sa cote la plus basse depuis 2007″.

J’ai aussi répondu à Manuel Valls sur les retraites: « Pas d’union nationale  sur des solutions libérales » (…) pas d’évolutions sans compensations ».

J’ai poursuivi sur les prochaines conventions du PS. Sur la convention écologique et sociale « la France doit être le moteur Européen d’un modèle de civilisation sociale et écologique plus efficace, plus juste, plus durable. Sur la convention sur la rénovation « nous devons être fermes et voter la fin du cumul des mandats et trouver des moyens adaptés pour l’appliquer », sur la convention sur l’Europe et l’international « le couple Merkel et Sarkozy c’est un frein au moteur de la construction Européenne (…) Merkel refuse toute politique de relance se drappant dans une attitude Bismarckienne: « on ne paiera pas » et Sarkozy veut aller au clash sur la PAC. C’est chacun dans son coin, si ça continue ce sera la crise ». Sur l’élection présidentielle: « J’observe que ceux qui peuvent gagner ou bien participer ne sont pas candidats et ceux qui, malgré leurs talents, n’ont aucune chance de gagner sont dans les médias. Je voudrais leur dire « la chasse présidentielle n’est pas ouverte ». Sur les promesses « on ne pourra pas tout faire mais on pourra mieux faire ».

Interrogé sur le fait de légiférer ou non sur le port du voile intégral ou de la burqa en France, j’ai répondu: « une loi est un aveux de faiblesse, l‘identité française n’est pas menacée par la burqa. mais c’est le libéralisme qui mine la République »

[Audio: 280310radiojjcc.mp3]