Le faux pas de Benoît

par · 13 avril 2010

Benoit Hamon est un bon porte parole. Contrairement à beaucoup de mes amis, je le trouve souvent percutant et pertinent. Moins « gauchiste » qu’on le dit et plus réaliste qu’on le croit.

Mais ce week-end devant ses amis – ceci explique cela – il a indiqué, selon la presse, qu’il ne voulait pas être « la gauche Papandreou rétablissant l’ordre ancien ». Il s’agit d’une faute politique. Car l’ordre ancien pour Papandreou c’est celui des colonels ! La formule est pour le moins incongrue.

Ensuite, c’est la nouvelle démocratie qui est responsable de la banqueroute. Cette droite aveuglée par le libéralisme financier. Qu’aurait du faire le Pasok ? Renoncer au pouvoir ? Faire comme si la crise n’était pas là ? Redresser le pays est aussi l’honneur d’un socialiste.

La formule sous couvert de radicalité est redoutable. Car elle exonère le couple Merkel/Sarkozy de leurs responsabilités, impuissant à construire des politiques face à la crise, incapables de relancer l’Europe, encore moins de la protéger.

Enfin, on peut demander – à juste raison – à certains de ne pas reproduire des clivages…. et les reproduire.

Espérons qu’il ne s’agit que d’un faux pas…

Les commentaires4 Commentaires

  1. […] à son pays conformément aux attentes des institutions économiques internationales), Jean-Christophe Cambadélis a rapidement riposté sur son blog, parlant de « faute politique ». Non, on n’aurait pas le droit d’accuser Papandreou de « […]

  2. […] à son pays conformément aux attentes des institutions économiques internationales), Jean-Christophe Cambadélis a rapidement riposté sur son blog, parlant de « faute politique ». Non, on n’aurait pas le droit d’accuser Papandreou de « […]

  3. topaz dit :

    On pourrait aussi parler du faux pas de Moscovici qui « presse » dsk de dévoiler son jeu … Ce n’est pas à l’honneur de l’élève qui est ce qu’il est aujourd’hui grâce à son mentor !

  4. Jean-Jacques dit :

    A l’évidence Benoit Hamon avait besoin de remobiliser ses troupes mais la phrase est vraiment malvenue… La comparaison détestable quand on connait l’histoire de la Grèce. Les mots ont un sens et ici M. Hamon a oublié son rôle de porte-parole c’est dommageable…