Sur Europe 1 avec Jean-Pierre Elkabbach

par · 23 avril 2010

J’étais l’invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1 ce matin:

VERBATIM

« Il est essentiel que la France et le monde soient régulés. Donc, ce que fait DSK au FMI est essentiel ».

« Martine Aubry est, avec DSK un des deux candidats possibles. Ils peuvent battre Sarkozy, La gauche en a besoin, mais le pays aussi ».

« Tant qu’on ne sait pas qui sera le candidat de la gauche, Nicolas Sarkozy ne peut pas taper dessus »

« Certes Sarkozy est très abimé, mais les enquêtes d’opinion montrent qu’il est haut dans l’électorat de droite, ce qui me fait dire qu’il sera, à la fin, le candidat de la totalité de la droite »

« Martine Aubry fait quelque chose de très important : elle reconstruit une gauche moderne et très ancrée sur ses valeurs »

« Mais la droite existe toujours. C’est une réalité sociologique incontournable »

Burqa

« Pour une fois Villepin a raison, la loi sur la burqa cela ne va pas de soi »

« La République n’est pas menacée par 2000 burqas en France »

Retraites

« Sur les retraites, nous demandons en préalable qu’on ne touche pas au fonds de réserve sur les retraites et qu’on dise se qu’on fera sur l’emploi des séniors »

« Il faut la croissance pour régler le problème des retraites »

« Le PS n’est pas au pouvoir. Le gouvernement a décidé de son calendrier sur les retraites, c’est donc au gouvernement de dire ce qu’il veut faire »

Les commentaires1 Commentaire

  1. topaz dit :

    Tandis que Nicolas Sarkozy mouille la chemise en prenant à bras le corps des réformes qu’aucun gouvernement précédent, de droite ou de gauche, n’a eu le courage de faire avant lui, le PS fait l’autruche derrière un mur épais. Dans l’action on peut se tromper, dans l’immobilisme on ne se trompe jamais. Vous attendez que le gouvernement dévoile ses propositions sur les retraites pour « taper dessus » et vous donner des idées pour « contre-proposer » ? Est-ce à comprendre que vous nagez toujours en plein brouillard sur cette réforme ? Interrogez Manuel Valls qui met à la retraite les anciens ministres de F. Mitterrand et L. Jospin. Il doit bien avoir des idées novatrices sur la question, lui qui recommanda à Jospin de repousser la réforme malgré les rapports alarmants de l’époque. Vous dites que c’est une fable, la réforme ajournée sous Jospin. C’est pourtant relaté et daté dans le dernier Nouvel Observateur qui n’est pas un support estampillé à droite. « Le vieillissement n’est pas un fardeau, mais une chance pour la Société » nous dit M. Aubry. Certes et tant mieux pour nous tous, mais il a aussi un coût. Surréaliste un débat à l’horizon 2050 ? Comment va-t-on payer la retraite des jeunes qui entrent aujourd’hui dans la vie active après de longues études ? Vous cachez mal votre malaise sur ce dossier en vous réfugiant derrière des mots et clichés « nous ne sommes pas au pouvoir » « il faut de la croissance pour régler le problème » qui sont indignes d’un parti d’opposition. « N. Sarkozy veut aller vite. On ne prend pas le temps ». Vous posez des préalables pour gagner du temps, mais du temps on n’en a plus sur les retraites. Il nous reste celui de vivre vieux.