Évidemment la retraite à 60 ans

par · 21 mai 2010

En cette Pentecôte ou l’esprit saint descend sur les apôtres, les langues de feux se posent sur chacun d’eux. DSK a parlé, les journalistes ont une langue en feu.

Il ne s’agit ni de la critique radicale du vieil FMI, trop académique que la rupture avec le consensus de Washington.

Ni la rupture avec le dogme de l’austérité en Europe, trop économique pensez donc, cela n’intéresse personne.

Ni la volée de bois vert sur la crise politique européenne et le soutien à Obama contre le lobby financier, trop atlantiste, je suppose.

Ni l’hymne à la croissance et au gouvernement économique et des politiques de convergence, trop régulateur dans le monde actuel.

Ni même le moderantisme professé aux gouvernements pour ne pas sombrer dans une rigueur socialement insupportable et économiquement peu viable.

C’est le match qu’il convient de mettre en scène. Autour de la retraite à 6o ans et entre DSK et Aubry. Pour provoquer un pseudo tumulte là où il n’y a que perspectives d’une part et bornes de l’autre.

La Pentecôte n’est ce pas aussi le temps des corridas ? Affligeant. A mardi.

Les commentaires3 Commentaires

  1. topaz dit :

    Un peu de fun dans ce long week-end. Nicolas Sarkozy a souvent des postures à la Louis de Funès. S’il n’avait pas été avocat ou président de la république, il aurait pu être un bon comédien. Peut-être l’est-il aussi ! Quant à Martine Aubry, va-t-elle jouer la comédie, la rigueur ou le respect de la parole donnée, en ce 25 mai, sur le non cumul des mandats ?

  2. topaz dit :

    Ni lu ni entendu les commentaires because une petite escapade en Italie. Mais il était bien évident que la presse allait relever ce constat fait par dsk, qui a aussi -bien malgré lui- facilité la tâche du prochain Canard !

    Le réformisme à petit pas non abouti et le « care » à marche forcée ou bien la rupture salvatrice consommée et la réforme protectrice qui s’engage ? Que choisiront les Français ? En 2012 ils voteront la rupture idéologique. Leur choix sera guidé par la personnalité, le charisme, l’expérience des candidats en lice et par la confiance qu’ils inspirent. La connotation sera moins colorée politiquement et davantage orientée vers les aptitudes respectives à répondre à leurs craintes, à faire face au présent, à anticiper l’avenir. En 2002 la gauche a voté Chirac, en 2007 elle a choisi de perdre. Quid de 2012 ? Dès maintenant, elle doit se préparer à choisir de gagner …

  3. Bloggy Bag dit :

    Si les divergences politiques réelles ou supposées se limitent à comparer Dominique et Martine, c’est que nous avons fait du chemin et que la solution sera facile à trouver…