Rencontre avec Martine Aubry et 26 ambassadeurs de l’Union Européenne

par · 27 mai 2010

C’est à l’ambassade d’Espagne, pays qui préside actuellement l’Union européenne, que pendant plus de deux heures Martine Aubry a répondu à toutes les questions des représentants de l’union.

Visiblement très intéressés voire intrigués par la Première secrétaire. Celle-ci a indiqué que l’on avait trop tardé à aider la Grèce et à mettre 750 milliards d’euros sur la table. Abordant tous les sujets budgétaires ou du pacte de stabilité et de croissance. Elle a marqué son inquiétude devant le repli sur soi alors que l’Europe est d’abord un « tous ensemble ».

Pour ma part j’ai poursuivi sa réflexion sur l’immigration, estimant que sans vraie politique contre la crise alimentaire et sans euro méditerranée, pas de politique des frontières qui aillent. Pointant au delà de l’absence de gouvernance économique, l’Europe en Grèce s’était occupée des critères de convergence économique mais avait ignoré la performance de l’Etat en terme de lutte contre l’évasion fiscale ou la rentrée de l’impôt. L’Europe s’était piégée elle même, aveuglée par le libre marché. Enfin je me suis inquiété que dans l’avion Européen tous les états aient décidé de stopper les moteurs de la croissance au même moment. C’est la chute avérée. loin de rassurer les marchés, cela les dépriment et créé par ailleurs vu la récession les conditions de la montée des populismes, du nationalisme en Europe.

Martine Aubry devait conclure les débats en abordant la situation Française, les retraites, les perspectives électorales jugées ouvertes mais prématurées.

catégorie Europe, Parti Socialiste