Il se passe quelque chose au Moyen Orient

par · 30 mai 2010

D’abord la détermination de Barack Obama de ne pas attendre le 2ème mandat pour aborder le conflit Israelo-Palestinien. La diplomatie Américaine aborde la question par tous les bouts. Retrait de l’Irak combiné aux élections. Redéploiement en Afghanistan impliquant le Pakistan contre Al Qaida. Pression sur l’Iran en intéressant la Russie et la Chine. Enfin lente mais réelle mise sous pression de Netanyahou tout en rétablissant un espace diplomatique à l’autorité palestinienne. Dans le même temps l’appel « Jcall » lancé par des intellectuels juifs qui stigmatisent la politique de Netanyahou, combiné à la tentative de débloquer le blocus naval à Gaza, pendant que la diplomatie impose un espace de négociation tri partite contre Israël et l’autorité palestinienne. Cette dernière adoptant un profil extrêmement bas. Débat sans condition si ce n’est la fin des constructions de colonisation.

Position non contestée par le Hamas, les pays Arabes ayant veiller à un début de rapprochement. Et les sondages à Gaza qui démontrent le retour du Fatah ont fait le reste. L’Iran confronté à une tenaille redoutable entre la contestation démocratique, ayant des soutiens y compris dans le haut clergé à Qoom et la pression internationale sur le nucléaire. En conséquence le régime Iranien a mis la pédale douce sur le chiite Irakien et le Hezbollah Libanais, surveillés par les troupes de l’ONU à colonne vertébrale française, il s’est tu. L’Egypte confronté à l’offensive de Baradei dans la succession de Moubarak. La Syrie jouant l’ouverture et n’envenimement pas la situation au Liban. Alors que la commission sur l’assassinat de Rafik Harriri n’avance pas trop. La Turquie qui veut jouer un rôle régional devant le blocage européen. Le nouveau pouvoir en Arabie saoudite plus réellement favorable à la paix et les pays arabes producteurs de gaz et de pétrole soucieux de stabiliser la région dans une phase de crise économique et financière qui offre des opportunités. Tout est en train de bouger dans un rubiskub proche oriental.

Même Nicolas Sarkozy a mis un bémol à sa critique sur l’Iran à propos du nucléaire, suite à l’accord turco-brésilien, soucieux de ne pas fâcher Lulla et prendre le risque de rater la vente du Rafale.

C’est dire que ça bouge pour une série de contradictions secondaires mais qui créer un nouveau micro climat.

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