Au Conseil de l’Internationale socialiste

par · 22 juin 2010

Le Conseil de l’Internationale socialiste s’est tenu aux Nations unies à New York. A la veille du sommet du G20 à Toronto, il y avait la question économique et financière à l’ordre du jour. De nombreuses interventions à la suite de celle de Papandreou ont salué la déclaration de Barack Obama demandant certes des gestions rigoureuses, mais surtout des initiatives de croissance. Ségolène Royal intervient en ce sens, proposant six pistes pour sortir de la crise et Poul Nyrup Rasmussen développe les solutions du PSE en particulier une taxation sur les échanges financiers.

Un second débat sur la crise au Moyen-Orient, captivant l’auditoire où le Parti travailliste israélien était représenté par Ehud Barak et le Fatah dont l’orateur a lu une déclaration de Nabil Shahat, le représentant palestinien dans les négociations indirectes. Je suis intervenu pour dire en substance que le problème n’était plus le but, la sécurité d’Israël et un Etat palestinien, mais les moyens d’y parvenir.

Après voir analysé la nécessaire ouverture de Gaza, la révision de la charte du Hamas, la fin des colonisations, la libération des prisonniers palestiniens et du soldat Gilat Shalit, la réconciliation palestinienne, j’ai proposé que l’Internationale socialiste adopte le même discours que l’on dit « équilibré » mais qui est une exigence commune d’un chemin pour la paix vis-à-vis de nos amis.

J’ai par ailleurs estimé que le problème n’était pas ou plus de pointer les responsabilités, mais de construire un chemin concret de désengagement. Une stratégie de désescalade praticable. Ce devrait être là la contribution de l’Internationale socialiste.