Mon cher François Asensi,

par · 23 juin 2010

J’apprends que mon billet sur les Bleus t’a mis en colère car j’évoquais ta ville. Tu as pu être blessé et je te demande de bien vouloir m’en excuser.

Je te sais extrêmement sensible à tout ce qui touche ta ville et ta circonscription. Deux mandats que tu administres avec la main de velours qu’on connaît. Pour tout te dire Tremblay est venue sous ma plume peut-être comme une vieille réminiscence lorsque je vivais à Sarcelles et qu’on n’aimait guère ceux de Tremblay. Plus sûrement parce que je venais de lire qu’après de nombreuses années de bons et loyaux services, tu avais quitté le PCF. D’où d’ailleurs ce style inimitable, charmant et imagé, vaguement anti-socialiste. D’ailleurs je mets sur le compte de cette rupture ton ire à mon égard.

Évidemment tu n’as pas lu mon papier car il ne parlait pas des banlieues mais de la France de Sarkozy. Dont tu avoueras qu’elle ressemble à l’épopée des Bleus. Quant au phénomène de bandes et de non-droit d’insécurité, je t’avouerai ma perplexité. Il me semble que cela existe en banlieue malgré l’excellent travail de Claude Bartolone, le Président du Conseil Général. Si, si, je t’assure. Ce n’est pas un sentiment développé par quelques gandins parisiens mais une réalité. Cela existe même dans le 19e arrondissement de Paris que tu confonds, avec un zeste de mauvaise foi, ce n’est pourtant pas ton genre, avec le 16e ou Neuilly, Nous travaillons d’ailleurs d’arrache-pied et les progrès sont indéniables dans cette ville dirigée par une équipe « Union de la gauche et des écologistes » comme tu les aimes. Voilà j’espère que tu pourras te faire l’interprète de mes propos auprès de tes administrés, pour dissiper tout malentendu.

Cordialement à toi,
Jean-Christophe Cambadélis

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