Sarkozy ou la tentation de la décomposition

par · 8 juillet 2010

Dans les cordes sur une affaire qui touche le premier cercle de ses amis. A terre dans les sondages où les records d’impopularité se multiplient. Frappé d’inertie face aux crises qui viennent en rafales. Nicolas Sarkozy semble jouer la carte de la décomposition. Radicalisation grotesque du discours de Xavier Bertrand qui attaque la presse.

Radicalisation du discours d’ Éric Woerth qui porte plainte.

Radicalisation du discours à l’Assemblée Nationale où une majorité affole Claude Goasguen. Eric Raoult ne sait comment s’en sortir.

Radicalisation dans la stratégie de la citadelle Élysée assiégée :  » ni commentaires, ni inventaire  » de l’affaire.

Radicalisation d’un mutisme élyséen qui comme dans l’affaire de l’Epad va jusqu’aux limites du possible.

Tout ceci ne débouche que sur la décomposition intenable à moins de sinistrer la France.

Qui peut croire que Woerth peut conduire sa tâche alors que la rue agitera des enveloppes kraft demandant la retraite a 60 ans  » parce que je le vaux bien ! « 

Qui peut croire que le 14 juillet où défileront nos anciennes colonies, la France sera un exemple ? Qui peut croire que Nicolas Sarkozy peut librement présider le G 20 où le monde entier rira sous cap ?

Qui peut croire que l’on est légitime à mener une politique quelqu’elle soit dans ce climat délétère ?

Qui peut croire qu’il y a pour notre pays un chemin dans ce bourbier où le pouvoir est appuyé par les dix familles du 1er cercle sarkozien ?

La radicalisation et la décomposition ne sont pas des solutions !

catégorie Actualité, Expressions

Les commentaires1 Commentaire

  1. Qui peut oublier l’important : en tant que serviteur public Eric Woerth a des obligations et il y a conflits d’intérêts entre sa fonction (ses fonctions multiples) et l’emploi de sa femme.
    Pourquoi cherche -t-on à noyer CE poisson, le pire et plus important ? Pourquoi Pasqua continue -t-il d’être s »nateur ?
    Alors que se passe -t-il ?
    C’est très grave, très. C’est la République bananière et ces gens ne s’en rendent même pas compte. L’Elysée est leur arrière boutique.