Une « ambition internationale » pour le PS

par · 31 août 2010

PARIS, 31 août 2010 (AFP) – Laurent Fabius et Jean-Christophe Cambadélis ont présenté mardi un avant-projet sur l' »ambition internationale » du PS fondée sur quatre « points cardinaux »: « rénover le multilatéralisme, mieux maîtriser la mondialisation, relancer l’Europe, agir pour la paix ».

Avec ce texte, soumis mardi soir au Bureau national (direction), le PS poursuit l’élaboration de son projet pour 2012.

Il s’agit d’une « modernisation de la pensée socialiste », car il y a « bien longtemps que le PS ne s’était pas penché sur cette question à fond », a affirmé Jean-Christophe Cambadélis, lors d’un point presse.

Selon le député strauss-kahnien, le président Nicolas Sarkozy est « très peu cohérent » et « contradictoire » au niveau international.

« Sujet à modifications », ce texte de 15 pages, « ambitieux et lucide », présente une « analyse du monde et ses changements », a affirmé Laurent Fabius. « Nous fixons les grands objectifs » : OTAN, idée générale du « multilatéralisme mais renouvelé », « approche de la mondialisation du libre échange au juste échange », a ajouté l’ancien Premier ministre.

« Nous tranchons sur le juste échange – ni protectionnisme, ni libre-échange ». « Nous introduisons dans les échanges internationaux » des normes « en particulier environnementales », a renchéri M. Cambadélis.

Voulant une « Europe relancée vers la croissance, l’emploi et le progrès social », les socialistes jugent que l’UE traverse une « crise profonde » et entendent relancer le projet de Jacques Delors d’une « Union euro-méditerranéenne ». Ils veulent également « relancer le moteur franco-allemand ».

Sur la Turquie, « il y a des négociations engagées. Mais pour pouvoir avancer, ça suppose des conditions qui ne sont pas actuellement remplies », souligne M. Fabius. « Dans la perspective longue, nous concluons que l’issue finale ne peut pas être garantie à l’avance », ajoute l’opposant en 1995 au Traité constitutionnel européen.

Concernant l’OTAN, « nous réexaminerons la décision », de réintégrer la France dans le commandement militaire et accorderons « la priorité à la défense européenne », a-t-il assuré.

Le texte sera présenté le 8 septembre au Conseil national (Parlement), voté par les militants le 30 septembre et ratifié en Convention nationale le 9 octobre.