L’invité de Radio J

par · 13 septembre 2010

Le député PS Jean-Christophe Cambadélis s’est félicité, dimanche sur Radio J, que « le coup de foudre de La Rochelle continue » au PS entre Martine Aubry et Ségolène Royal, estimant que « dans l’unité, chacun trouve sa place ».

« Le coup de foudre de La Rochelle continue et c’est que du bonheur », a-t-il déclaré, « pas du tout » ironique. « Tout se passe très bien. Moi je suis très satisfait que le PS soit dans l’unité que chacun trouve sa place. C’est une équipe (…) J’espère, je souhaite que ceci continue ».

« Ségolène a des atouts, il faut les utiliser. Elle parle au peuple de France, elle est très combative. Quand elle défend une position du PS, elle est positive », a ajouté le député strauss-kahnien de Paris, en balayant toutes « les polémiques sur des supputations ».

Interrogé sur la présidentielle de 2012, il a rappelé que « pour l’instant, Dominique Strauss-Kahn n’est pas candidat, loin de là ». « Il le décidera ce n’est pas à moi de décider à sa place ».

Sur les chances du PS dans deux ans, M. Cambadélis a appelé à la prudence. « Nicolas Sarkozy est dans les cordes », « il est extrêmement isolé », « le gouvernement est à bout de souffle », « c’est la cacophonie au sein de l’UMP » mais, pour autant, « la gauche n’est pas encore sur le ring ».

« Il faut un protocole d’accord » avec les autres partis de gauche pour bien mettre en avant que « notre adversaire, c’est Nicolas Sarkozy et non pas le voisin de pallier ».

M. Cambadélis a ainsi regretté que le PCF ait critiqué le PS sur la réforme des retraites, mettant cela sur le compte de l’affrontement entre le PCF et le Front de gauche pour « les primaires » de 2012. Notant que certains « essaient de se faire la cerise en dénonçant le Parti socialiste », il s’est félicité que Marie-George Buffet ait « recadré le débat ».

Interrogé sur les propos de Fidel Castro, estimant que les Roms expulsés de France étaient victimes d’une « espèce d’holocauste racial », il les a jugés « imbéciles ». Mais « si Fidel Castro se permet de nous faire des leçons, c’est que nous sommes mis à la faute (…) Nous sommes montrés du doigt par tous les pays du monde au moment où nous allons présider le G20. C’est vraiment une politique de gribouille », a regretté M. Cambadélis.

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