Mois octobre 2010

28 Oct

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A propos des annonces de M. Hervé Morin

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Le ministre de la Défense Hervé Morin a annoncé, ce matin, les premiers retraits de soldats français d’Afghanistan dès le début de 2011.

Mais à quoi joue Monsieur Morin ? Etait-il judicieux de faire cette annonce dans ce moment où Ben Laden nous menace ? Nous ne voulons pas polémiquer, ce n’est pas le moment. Mais enfin on ne peut que s’interroger.

Le Parti socialiste qui a toujours affirmé que la France n’a pas vocation à rester en Afghanistan militairement s’interroge sur la finalité de cette décision. Quel dessein sert-elle ? Obtenir la libération de nos otages au Sahel et en Afghanistan ? Eviter que le territoire français soit la cible des attentats ? Avons-nous dialogué avec nos alliés ?

26 Oct

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Une loi de finances accablant les salariés et protégeant les riches

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L’Assemblée Nationale vient de voter le projet de loi de finances pour 2011 et plus précisément, l’ensemble des articles de la première partie.

Signe évident d’austérité, le projet de loi de finances 2011 présenté par le gouvernement est une conséquence directe d’une politique irresponsable, catastrophique et totalement inégalitaire sur l’économie qui présage des conséquences dramatiques dans la vie des plus modestes.

Alors que l’on veut nous faire croire que la crise dont le pays se sort à peine est le leitmotiv de ce budget d’austérité, le projet de loi décrypté explique encore une fois la volonté du gouvernement de faire profiter les plus riches des avantages fiscaux pour mieux taxer les autres, c’est-à-dire les plus modestes.

Ce sont donc les classes populaires et moyennes qui vont être frappées par la compression de 7 milliards d’Euros des dépenses essentielles en matière de soutien économique, de service public et de protection sociale, et elles seront aussi et surtout touchées de plein de fouet par une hausse des impôts qui se monte à 10 milliard d’Euros.

Et ce n’est pas terminé :

Ce sont encore les classes populaires et moyennes qui vont subir toutes les conséquences des gels de salaires dans la fonction publique, des suppressions de postes et de moyens dans des secteurs comme l’Education Nationale, de l’augmentation de la TVA de 5,5% à 19,6% appliqué aux offres « triple play » organisant une hausse directe des tarifs annuels, des diminutions d’exonérations pour les HLM qui seront immédiatement répercutées par des augmentations de loyers, des suppressions des avantages fiscaux pour les nouveaux mariés et/ou pacsés, des taxes sur les contrats d’assurance maladie entraînant de ce fait la hausse des tarifs des complémentaires de santé, des diminutions des contrats aidés, aides à l’apprentissage et dispositifs d’insertion des chômeurs, abandon du Grenelle de l’environnement avec la réduction des avantages fiscaux pour le développement durable…

En parallèle, les plus fortunés, les rentiers, les héritiers seront bien évidemment épargnés de ces alourdissements fiscaux et avantagés par la défiscalisation des heures supplémentaires ou la TVA à 5,5% sur la restauration

De même, la proposition du gouvernement de supprimer dans le même temps le bouclier fiscal et l’ISF n’est qu’un leurre, une duperie pour permettre aux plus riches de bénéficier d’un cadeau supplémentaire.

Avec cette politique, la dette atteindra un record de 87,4 % du PIB en 2012 et deviendra dès lors, la première dépense de l’État, devant les crédits alloués à l’Education !

Avec mes collègues députés SRC, c’est une toute autre réforme que nous défendons, une réforme permettant la mise en place d’une nouvelle stratégie de croissance, basée sur le rétablissement de la compétitivité économique et la cohésion sociale du pays, en organisant une vraie politique de contribution des revenus du capital, en mettant en place des dispositifs de relance de la consommation des ménages, de l’emploi, et en encourageant l’investissement des entreprises et des collectivités locales.

Pour toutes ces raisons, avec mes collègues députés du groupe SRC, j’ai voté CONTRE le projet de loi de finances présenté ce jour, mardi 26 octobre 2010 à l’Assemblée Nationale.

26 Oct

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Borloo s’impose à Sarko !

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Sur fond de grèves, de manifestations, de contestations de toutes sortes, Nicolas Sarkozy et François Fillon dévissent dans les sondages et la majorité est en crise.

Nicolas Sarkozy est tellement faible que le numéro 2 du gouvernement mène campagne pour s’imposer à lui. Tant et si bien que sa nomination a valeur de test. S’il réussit à se faire nommer, Nicolas Sarkozy se sera fait forcer la main. Pour l’hyper président voilà qui n’est pas banal.

Si Borloo échoue, la vexation centriste sera totale. Le problème n’est plus de savoir si Jean-Louis Borloo est un « plus » ou un « moins » pour Nicolas Sarkozy. Il s’agit de la capacité de décision du Président : est-il vraiment en mesure de choisir son premier ministre?

Jean-Louis Borloo est au pouvoir depuis huit ans. Il n’est pas mieux que François Fillon dans les sondages. Et Nicolas Sarkozy va le plomber d’entrée après la quinzaine people. Non, le fait nouveau est qu’il s’impose à Nicolas Sarkozy comme François Fillon impose son autonomie ou Jean-François Copé s’impose à l’UMP. Quant à choisir un autre premier ministre, ce serait évincer Borloo et donc déclencher une crise… Le roi est nu !

26 Oct

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[Parti Socialiste] Guinée: Appel au calme

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La Guinée est engagée dans un processus électoral qui doit permettre, pour la première fois depuis l’indépendance du pays, le choix démocratique d’un Président de la République. Cette avancée historique ne doit pas être remise en cause par les imperfections qui ont caractérisé le premier tour du scrutin et le manque de consensus qui a caractérisé le fonctionnement de la précédente.

Le Parti socialiste se réjouit qu’un nouveau président de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) ait pu être nommé et laisse espérer un retour à la normale du fonctionnement de cette institution.

Il serait souhaitable que le deuxième tour de l’élection présidentielle se tienne aussi tôt que possible. La fixation d’une date réaliste, acceptée par les deux candidats en lice, est une urgence pour prévenir la multiplication des conflits isolés.

26 Oct

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[Parti Socialiste] Haïti: aujourd’hui victime du choléra

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Les Haïtiens durement touchés par un tremblement de terre dévastateur en janvier 2010 sont aujourd’hui victimes du choléra. L’aide internationale promise n’est dix mois plus tard toujours pas à la hauteur des attentes et des besoins de la population. La priorité d’aujourd’hui pour la communauté internationale est paradoxalement donnée à l’organisation d’élections.

Le Parti socialiste tient en ces circonstances dramatiques pour les Haïtiens à rappeler solennellement que l’urgence est celle du rétablissement d’une vie décente pour les Haïtiens. La France plus que d’autres pays est interpellée.

25 Oct

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Impressions Russes

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Des oligarques aux mouvements des droits de l’homme en passant par des ministres, des chercheurs ou encore des parlementaires, notre tour fut complet. Il en ressort quelques impressions.

D’abord le caractère post traumatique de la Russie après l’effondrement de l’URSS et la déroute de l’ère Eltsine et ses recettes ultra libérale. Il s’en est suivi une « inertie politique, énergie économique » remarquable. Un réinvestissement civique dans des mouvements thématiques (retraites, automobiliste, voire écologiste) ou dans la sphère du privé et un grand nationalisme. Laissant à une oligarchie éclairée le soin de défendre l’intérêt russe, la stabilité économique et l’enrichissement. Ce pouvoir n’est pas homogène, même si Poutine flirte autour des 80% d’opinion favorable? Un pouvoir fort, bonapartiste, appuyé sur des couches moyennes qui décollent et un peuple de province pour qui l’Etat central est la mère nourricière. Et de fait Moscou concentre 80% de la richesse elle-même détenue par 10% de la population. La Russie commence son retour dans l’arène internationale, grâce à un Medvedev conscient de la convergence des préoccupations communes avec le monde occidental. Régulation, développement durable, règles du commerce, islamisme intégriste, état de droit ainsi que la défense de la culture russe, la lutte contre les débordements de la corruption et le fléau de l’alcoolisme. Ce qui fait, au passage, que les femmes sont plus recherchées pour l’emploi.

Plus ouvert sur l’OTAN, à condition que l’on ne défende pas « l’OTAN global ». Favorable à un partenariat stratégique avec l’Europe. Réfléchissant à une zone financière « rouble » plutôt pour normaliser son secteur financier que pour la réaliser. Nos interlocuteurs au plus haut niveau ont concédé que le traitement du Caucase n’avait pas été performant. Très regardant sur l’Afghanistan où un retrait les laisserait en première ligne.

Un mot semble tabou: la Chine. Y penser toujours, n’en parler jamais, semble être le leitmotiv russe. Tentant de faire baisser le sentiment anti russe en Pologne, dans les pays Baltes, la Russie regarde beaucoup l’Allemagne jugée plus sûre que la France Sarkozyste, moins fiable. Reste à l’évidence, la question des droits de l’homme. Plus criticable que ne le pense le Kremlin, moins que ne le dit la presse occidentale, si on compare à la mansuétude vis-à-vis d’autres pays émergents. A l’évidence sans rien retrancher sur nos principes, la France doit agir fermement avec constance vis-à-vis de la Russie. Pour des raisons stratégiques et économiques. Nous avons poursuivi notre dialogue avec « Russie juste » dans un colloque de haut niveau sur la situation dans les deux pays. Ces derniers seront présents lors du conseil de l’International Socialiste à Paris avec M. Mironov, le Président du sénat, le principal dirigeant.

24 Oct

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George Frêche n’est plus

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L’homme était attachant, le politique irritant, et l’élu combattant. George Frêche était à l’évidence un homme de l’histoire, celle de sa région, de son parti ou de son pays. Et il ne détestait pas en créer. Il aimait aussi l’histoire avec un grand H. Rebelle vis-à-vis des puissants, fussent-ils socialistes. Il aimait sa ville « Montpellier la surdouée », bâtisseur, concepteur, il était libre, autoritaire, batailleur, gouailleur, claniste au charisme choquant. Mais une personnalité de gauche qui ne laissait pas indifférent.

23 Oct

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Dans le 19ème: Festival de la Diversité

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Dans le cadre des 150 ans du 19ème arrondissement, le samedi 23 octobre 2010 de 10h à 20h00, la mairie d’arrondissement organise le « Festival de la Diversité ».

Au programme: débats autour de « l’histoire de l’immigration dans l’arrondissement », de « la diversité à l’école, expositions, dégustations gastronomiques, ateliers ludiques pour les enfants et spectacles.

Cliquez ici pour le programme.

22 Oct

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Libération: L’ombre de DSK dans le sillage de Cambadélis

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logo LibérationLe quotidien publie un article sur le déplacement de Jean-Christophe Cambadélis au Mans pour présenter son nouveau livre « Dis moi où sont les fleurs ? » Essai sur la politique étrangère de Nicolas Sarkozy.

C’est sa tournée ! Un véritable tour de France des fédérations du PS qu’a entrepris ce mois-ci Jean-Christophe Cambadélis, premier lieutenant de Dominique Strauss-Kahn : pas moins d’une cinquantaine d’étapes, entre débats militants et fêtes de la Rose. Officiellement, il ne s’agit, par ce marathon, que de promouvoir son dernier ouvrage, Dis-moi où sont les fleurs(l’Encyclopédie du socialisme), charge en règle contre la politique étrangère de Nicolas Sarkozy. Un alibi en béton. Mais aussi une trop belle occasion de veiller, sans en avoir l’air, aux intérêts de son champion. Voire aux siens propres. «Jospin, avant la présidentielle de 1988, avait fait un tour de France, rappelle Cambadélis. Ça lui permettait de mobiliser les gens et de tester des problématiques.» C’était avant que François Mitterrand ne se déclare candidat…

Etrillage. Lundi soir, le secrétaire à l’international était donc au Mans (Sarthe) pour une discussion avec les militants. En l’absence de Stéphane Le Foll, patron de la fédération et bras droit de François Hollande, opportunément retenu au Parlement européen, c’est la strauss-kahnienne Marietta Karamanli qui se charge de l’accueil. Mais pas question, bien sûr, d’une insidieuse campagne pro-DSK : «Il a insisté pour que ce soit une rencontre avec les camarades en tant que secrétaire international», précise la députée. Avant de concéder : «Il joint l’utile à l’agréable. Les gens savent bien où Jean-Christophe se situe…» Pas un mot de travers, pourtant, pour vanter les charmes de son champion. Après un verre de cidre, le député de Paris, face à une trentaine d’adhérents, se cantonne à un étrillage de la diplomatie sarkozienne, continent par continent.

Mais en ombre américaine, c’est encore et toujours la figure du directeur général du FMI qui se dessine. Morceaux choisis : «Il y a une alternative dans les domaines intérieur et extérieur» ; «Nicolas Sarkozy a décidé de faire de l’international son point fort pour montrer qu’il est un homme d’Etat et que les autres, face à lui, ne font pas le poids.» Le message, quoique subliminal, est limpide. Même si «Camba», après coup, niera en bloc : «DSK n’a pas annoncé sa candidature. J’indique simplement l’urgence pour la France d’avoir un président à la hauteur des enjeux auxquels elle est confrontée…»

Intentions. Mais alors que l’impatience des socialistes grandit quant aux réelles intentions du favori des sondages, la question ne manque pas d’arriver sur le tapis. Après celles des militants sur le cas Kouchner ou «les priorités internationales de notre candidat», c’est Daniel, partisan de Hollande, qui la pose : «Sarkozy avait-il la possibilité de s’opposer à la nomination de DSK au FMI ?» Réponse ferme de Cambadélis : «Dominique l’a dit à la télé : « Nicolas Sarkozy ne m’a pas nommé. Il aurait pu s’y opposer, il ne l’a pas fait ! »» Daniel, pas convaincu : «Ça pose quand même quelques questions !» Et de glisser, en aparté : «Y’a un loup quelque part…»

Mais où se cache-t-il ? A voir Cambadélis discourir sous les affiches de la campagne d’adhésion au PS Maintenant, j’y vais et une horloge où l’heure politique, inexorablement, tourne, on comprend qu’il chasse, aussi, pour lui-même. «Où pourrais-je être le plus utile ? Pas en me chamaillant avec mes copains pour savoir si je dispute les primaires parce que je le vaux bien», explique-t-il.

Alors que nombre de ses camarades songent déjà à leur maroquin pour 2012 et que les places s’annoncent chères, le député mise sur un autre cheval : la succession d’Aubry. «Si Martine, d’aventure, accédait à d’autres responsabilités, je crois avoir l’expérience et les épaules pour me consacrer à cette immense tâche. D’autres s’intéressent aux primaires ou aux futurs ministères. Il faut bien que, pendant ce temps, quelqu’un garde la maison…» Et d’égrener ses avantages supposés :«Tout le monde sait que je ne serai pas candidat à la présidentielle.» Et encore : «Je ne roulerai pour personne.» Il est permis d’en douter.

20 Oct

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Moscou: Du fiasco de Sarko à l’entente continentale

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Je quitte Paris alors que les dernières manifestations marquent le « fiasco de Sarko ». La réforme est morte née. Il faudra la changer et pas seulement parce qu’elle est injuste mais parce qu’elle n’est pas financée. Il est peu probable, au vu du tollé, que Sarko se drape dedans lors de la présidentielle.

Je pars donc à Moscou réfléchir à l’entente continentale entre l’Europe et la Russie. Notons au passage que le sommet de Deauville de Sarkozy est une faute. Réunir l’Allemagne et la Russie sans l’Europe et sans avoir au préalable pris au moins langue avec la Pologne est une erreur. Je serai en Pologne au début du mois de décembre.