Le gouvernement n’a qu’un seul objectif: faire voler en éclat la solidarité nationale !

par · 2 novembre 2010

Le déficit de la Sécurité Sociale est l’arlésienne de la droite depuis toujours.

L’escalade de la dette sociale a engendré de multiples modifications qui, à chaque fois, ont trouvé des solutions à la charge des assurés ( franchises, déremboursements, forfaits…) créant toujours plus d’injustices pour les salariés et les plus fragiles.

La réforme des retraites en est l’illustration la plus récente.

Le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) est, à ce titre, par les mesures proposées, un nouvel exemple de l’orientation du gouvernement en matière de politique sociale.

La Commission des Comptes a déjà prévenu : le déficit de la Sécurité Sociale sera de 35 Mds d’euros en 2011 ( contre 25 Mds d’euros en 2009 et 30 Mds d’euros en 2010). Sachant que la principale recette de la Sécurité Sociale repose sur la masse salariale et les cotisations sociales qui en découlent, tout est dit …. dès lors que le nombre de salariés diminue, les recettes s’assèchent.

Alors qu’une enquête récente du Secours Populaire précise que 2 français sur 5 retardent leurs soins médicaux pour des raisons financières, le gouvernement propose par cette loi, une série de mesures destinées à réduire le déficit qui pèseront (à raison de 2,5mds d’euros ) à nouveau sur les personnes les plus fragiles et les malades :

-Diminution de la Vignette Bleue sur les médicaments de 35% à 30%. .

– Augmentation du forfait hospitalier de 91 euros à 120 euros, avec la décision de faire prendre en charge par les mutuelle de santé, qui, chacun le sait, ne pourront faire autrement que d’augmenter leurs tarifs .

– Baisse de 5 points de la prise en charge des dispositifs médicaux.- Fin de la prise en charge systématique des dépenses de transports pour les patients en ALD lorsque leur état de santé ne le justifierait pas….

Toutes ces économies, faites sur le dos des malades, des plus fragiles auxquelles s’ajoutent le démantèlement d’autres avantages tels que les mesures d’économies faites sur les attributions des aides au logement (APL) ou encore des prestations d’accueil des jeunes enfants (paje)… Qui vont encore et encore pénaliser les plus modestes.

Avec mes collègues députés du groupe SRC, j’ai voté CONTRE le projet de loi de finances de la Sécurité Sociale présenté ce jour, mardi 2 novembre 2010 à l’Assemblée Nationale.