Obama entravé, mais pas marginalisé

La défaite des démocrates aux élections au Congrès n’était pas une surprise. Le président Obama a perdu la majorité à la Chambre des représentants, mais il garde la majorité au Sénat. Il est donc entravé, mais pas marginalisé.

Cette élection illustre un phénomène qui touche aussi l’Europe. Face à la crise et dans une mondialisation confuse, la droite est débordée sur sa droite par le populisme, le repli identitaire, le rejet de ceux qui sont différents.

Les Républicains, débordés sur leur droite par le Tea party, sont moins à l’aise qu’on ne le dit. Pour eux l’alternative est redoutable car soit ils répondent à la poussée à droite au risque d’épouvanter le centre soit ils travaillent avec Barack Obama au risque de voir le Tea party les supplanter dans l’électorat conservateur.

Mais ce n’est pas cette Amérique-là, ultra-conservatrice, que nous aimons, lorsque celle-ci au lieu d’aider à rendre le monde plus juste, donne au contraire, le sentiment d’attiser les haines.

Pour les socialistes comme pour tous les progressistes, le Président Obama, qui continue d’incarner un espoir pour un autre monde ne doit pas renoncer à ses ambitions.