Villepin, le Chevènement ou le Debré de l’UMP !

par · 9 novembre 2010

L’ancien ministre a décidé de brûler ses vaisseaux. Anticipant sur le fait que le remaniement ferait un voire deux mécontents. Comprenant que le Centre allait être humilié en cas d’éviction de Jean-Louis Borloo, ou que François Fillon allait être un recours sondagier à droite, si Nicolas Sarkozy s’en séparait, il lui fallait anticiper et se rendre incontournable dans l’opposition de droite. Petit à petit il tente d’être à Nicolas Sarkozy ce que Jean-Pierre Chevènement fut à Lionel Jospin participant de son échec. Mais il peut tout aussi bien être un Debré qui fut sur le même registre et se marginalisa comme Marie-France Garraud dans son bras de fer avec Jacques Chirac. En tout état de cause la crise à droite ne fait que commencer. Elle va s’accentuer avec le remaniement.

catégorie Ecrits, Expressions

Les commentaires2 Commentaires

  1. topaz dit :

    En ce 9 novembre, Dominique de Villepin devrait s’interroger sur ce que penserait Charles de Gaulle, « sa » référence, de son positionnement, et Nicolas Sarkozy sur le dysfonctionnement patent d’un Chef d’Etat qui s’apprête à présider le G 20 et qui ne sait pas comment s’y prendre pour donner un gouvernement à son pays …

  2. topaz dit :

    On peut être en désaccord avec la politique et les choix de Nicolas Sarkozy mais la fonction de Président de la République mérite le respect. Dominique de Villepin exprime des vérités, notamment sur le remaniement, mais il est tellement aveuglé par la haine qu’il est allé trop loin. Dans sa quête existentielle effrénée, il fait le vide autour de lui et pourrait bien en 2012 nous la jouer Chirac en 1981.