Giscard ouvre le chemin à l’éviction de Sarkozy au profit de Fillon

par · 24 novembre 2010

L’ex-président Valéry Giscard d’Estaing s’exprime peu. Mais quand il se déplace, ce n’est jamais pour rien.

Il répondait hier sur la chaîne Public Sénat aux questions de Jean Pierre Elkabbach. Il n’a, non seulement, pas apprécié le remaniement, mais, pas du tout non plus, la marginalisation des centristes dans le dispositif sarkozyste.

Alors, il promet à François Fillon un avenir présidentiel et frappe avec une précision chirurgicale sur l’affaire Karachi : « Si on ne lève pas le secret défense, c’est que l’on cache les rétro-commissions. » La bataille des droites a commencé comme la nomination de Fillon l’induisait. Comme les sondages en rafale démontrent que la gauche peut l’emporter dans 500 jours. La question de l’éviction du résident de l’Elysée ne fait que commencer. Voilà pourquoi nos stratèges qui veulent accélérer le calendrier à gauche devraient y réfléchir à deux fois.

Les commentaires4 Commentaires

  1. topaz dit :

    La seule certitude dans le brouillard, c’est que -si pacte de la troïka il y a- la voie est bouchée pour F. Hollande. Les autres pourront réfléchir à 2017 et si DSK renonce Fabius s’interroger !

  2. topaz dit :

    Le PS distille au goutte-à-goutte des infos capitales. Ce soir Martine Aubry nous annonce sans ambages un seul candidat dans la troïka … mais quid de la primaire ? Un savant décryptage pour les militants et pour les postulants qui fantasment sur l’épilogue !

  3. topaz dit :

    @ Audibert – La politique n’est pas une science exacte mais une complexe alchimie. Le PS n’a plus le temps de laisser du temps au temps. Il doit suivre son cap et a fort à faire pour gérer les sensibilités de son parti sans se positionner par rapport aux méandres de la droite et se contenter de ferrailler contre la politique de Sarkozy. Il est là dans son rôle, mais à 500 jours de la présidentielle, il doit aller au-delà, et vite. Le temps passe et nous rapproche de l’échéance, et le PS semble -au regard des Français- plus préoccupé de la décision de DSK qui conditionne les annonces de candidatures aux primaires que d’offrir à la France une alternative réelle, un autre chemin. A droite nous avons un leader candidat qui déplaît parce qu’il réforme, à gauche un flou dans les propositions dans l’attente d’un leader. La gauche n’a pas brillé sur la réforme des retraites et elle n’est toujours pas la force proposante annoncée par Martine Aubry …

  4. Audibert dit :

    Le Temps travaille pour nous.
    Puisque nous respectons le travail d’autrui, n’interrompons surtout pas celui que le Temps est en train d’effectuer pour nous. Et comme dans les sables mouvants, au plus la droite se débattra, au plus elle s’enfoncera.
    Prenons donc soigneusement le temps de prendre tout notre temps.
    Il nous appartient.