Mois décembre 2010

31 Déc

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2011, l’année décisive !

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En France mais aussi en Europe 2011 sera l’année décisive. La spéculation sur les dettes, souveraine, et les moyens pour la conjurer seront au coeur des enjeux du continent. Il s’agit de savoir si l’Europe et ses peuples retrouveront une souveraineté budgétaire.

D’autres sujets seront à l’ordre du jour: la sécurité de l’Europe face au terrorisme, et puis les moyens pour lutter contre les particularismes et l’islamophobie. En France le conflit entre les deux France vis-à-vis de la mondialisation va s’accélérer. L’un conservatrice avec sa stratégie du repli, de la défense d’hier en attendant mieux demain. Elle a comme coeur la jonction entre l’idéologie frontiste de la préférence nationale et la protection de nos élites financières. L’alliance de la rente et de l’identité fait un bloc idéologico-économique relativement homogène. De l’autre, la France nouvelle qui croit à une insertion gagnante dans la mondialisation via une Europe redressée, avec une politique industrielle adaptée et un juste partage des efforts et des gains. Son centre de gravité est entre le Parti socialiste, les Verts, et des progressistes modérés ou radicaux.

Sur un plan plus politique, le Parti socialiste doit réussir sa mutation dans l’année. Confirmer les succès électoraux aux élections cantonales et sénatoriales; maîtriser son projet qui ne peut se résumer au énième débat entre les deux gauches. Réussir les primaires, non seulement en élisant bien son candidat, mais enfin réunir les partisans du renouveau. Ceci pour être en pôle position à la même date l’année prochaine. Cela ne fait pas la victoire mais cela y contribue.

Reste le candidat, ce sera son année ! DSK ou Martine Aubry sont les mieux placés pour remporter les primaires ert conduire le renouveau à la victoire. Il y a donc du travail, mais aussi l’espérance d’une année meilleure pour vous et vos proches…

30 Déc

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Omar Bongo et la Françafrique

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Les révélations à propos des télégrammes diplomatiques américains animent la trêve des confiseurs. C’est maintenant Omar Bongo. Une transparence sur des appréciations invérifiables ne sont pas des révélations, ce sont au mieux des allégations. Elles confirment simplement que depuis toujours la Françafrique existe. Lentement l’Afrique s’émancipe, non sans soubresauts. Et c’est tant mieux. Il faut partout soutenir la démocratie sans angélisme ni dogmatisme. Parfois le monde occidental se pare de ses principes pour perpétuer une domination entamée (Irak). Pour le reste ne rêvons pas. On utilise les turpitudes inadmissibles de certains pour casser les liens entre la France et l’Afrique de l’ouest. La Françafrique est donc condamnable du point de vue de la morale, de la marche de l’Afrique vers la démocratie et des intérêts de la France.

27 Déc

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90ème anniversaire du Congrès de Tours

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S’il n’est ni de sauveur suprême, ni dieu, ni César ni tribun, la semaine de Noël 1920 a pourtant vu naître le parti de ceux qui attendirent avec foi l’avènement du communiste avec la scission du congrès de Tours au cours duquel les trois quart des délégués socialistes décidèrent de suivre Cachin et Frossard et d’adhérer à la IIIe Internationale pour fonder quelques temps plus tard le Parti communiste français.

1920, ce fut le temps de l’espoir. La faillite de la IIe Internationale devant la guerre avait été réparée par les soviets et bientôt, la révolution serait sans patrie ni frontière car elle serait mondiale et que rien ne s’opposait à ce qu’elle déferle des rives de la Moscova jusqu’aux bords de la Loire en ce mois de décembre.

Mais le phénomène stalinien plaqué sur la culture du syndicalisme révolutionnaire et anarchiste français provoqua surtout une vague de froid. 1936 c’est le Front populaire, mais ce sont aussi les procès de Moscou contre les trotskystes ou tous ceux qui s’opposaient sans oublier le goulag décrit plus tard par Soljenitsyne, ingrédients du stalinisme que le PC français s’obstina longtemps à soutenir. Mais tous les camarades n’applaudirent pas au pacte avec Hitler, ils voulaient certes défendre l’URSS, mais ils n’hésitèrent jamais à mourir pour la France comme des milliers et des milliers de soldats sont morts dans les rangs de l’Armée rouge notamment à Stalingrad. Ce fut le « Parti des fusillés », mais auréolé de cette gloire, il participa activement à la reconstruction de la France, en contribuant avec les socialistes et les gaullistes à construire ce « modèle social » que la droite aujourd’hui démantèle pierre par pierre.

Cependant, le Parti communiste participa activement à la décolonisation de l’Indochine et de l’Algérie après avoir soutenu les massacres de Sétif.

Le PCF fut aveugle à la déstalinisation, il approuva Budapest. Le couple Thorez pétrifia la « culture ouvrière » dans une société bloquée et une France qui finit par s’ennuyer. Le PCF prêchait la révolution mondiale, mais pratiquait la realpolitik. Religion de masse pour des générations entières, mouvement d’éducation populaire, le communisme français fut longtemps la colonne vertébrale de la gauche, mais lui-même fut tétraplégique, incapable de condamner la répression dans l’Empire soviétique.

Il entra dans sa troisième période, après l’espoir et la glaciation, ce fut le temps de la dégénérescence alors que la gauche était justement en train de se rajeunir et qu’elle se préparait à changer la vie. De Prague à Kaboul, le bilan était « globalement positif » alors que longtemps après que Blum, Luxemburg et Kautsky eurent prophétisé l’avenir de cette illusion, le grand public découvrait les dissidents et les crimes de masse.

Je veux en profiter pour saluer ici ceux du PCF avec lesquels nous avons travaillé à l’unité de la gauche, certains sont partis, d’autres sont restés. Tous restent de grands militants de gauche. Robert Hue, Pierre Blotin, Patrick Braouezec, Jean-Claude Gayssot, Marie-George Buffet…

Le parti de la faucille et du marteau est devenu une étoile morte, fauché par l’Histoire, mais l’idéal des fondateurs, l’esprit de justice sociale reste une idée qu’il faut continuer de marteler dans la mondialisation.

27 Déc

Commentaires fermés sur [Parti Socialiste] Nigéria

[Parti Socialiste] Nigéria

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Le Parti socialiste s’inquiète de la flambée de violence qui ensanglante depuis quelques jours le Nigéria. Les affrontements entre chrétiens et musulmans ont fait un nombre important de victimes et cela peut déstabiliser ce pays, le plus peuplé d’Afrique et l’un des plus riches à quelques mois d’élections importantes qui doivent s’y dérouler. Avec ses ressources et les convoitises qu’il peut générer, le Nigéria est un point stratégique de la stabilité de l’ouest africain.

Le Parti socialiste appelle l’Union africaine et le Conseil de sécurité de l’ONU à leur rôle et à aider au plus vite à un retour au calme.

26 Déc

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Jacob ou le Rantanplan de la politique francaise

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Le bras droit de Copé est drôle. Un peu balourd, un peu gauche … Enfin dans le style parce que sur la ligne, il est très droitier. Bref l’ex de la FNSEA a commis un poulet rigolo dans le Parisien. Du style « DSK n’a pas les couilles d’y aller » ! Car appelons un chat un chat. DSK n’ose pas, il a peur, ça veut dire ça dans son vocabulaire. D’abord on se marre puis on se dit de quoi il se plaint ? C’est vrai si DSK n’ose pas, en quoi c’est un problème pour l’UMP ? Mais notre « Jack » veut montrer aux grands que « lui » il ose attaquer le grand méchant loup de la gauche. Il serre ses petits poings et déclare « DSK n’ose pas ». Bouuuh ! Il démontre ainsi – Il pousse la bêtise jusqu’à la caricature – que l’UMP craint DSK en général et la gauche en particulier. Jacob est tellement transparent qu’on en redemande. Comme Rantanplan, il indique la bêtise.

23 Déc

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La solitude: Grande cause nationale de Nicolas Sarkozy !

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Nicolas Sarkozy est à ce point isolé que la solitude sera grande cause nationale pour la nouvelle année !

Etrange symbole qui souligne la singularité d’un pouvoir contesté dans les urnes, dans la rue, dans les sondages et bientôt dans son camp. L’équation sarkozienne est complexe: continuer à gouverner dans un retour aux fondamentaux, dixit Jean-François Copé. Ces fameux premiers pas qui furent à la base du rejet. Défaire ce qui fut fait pour priver la gauche d’arguments – identité nationale, bouclier fiscale – mais au bout c’est l’argument de la bonne gestion qui tombe. Courir après Marine Le Pen mais c’est fuir l’électorat centriste. Tenter de le conquérir c’est s’aliéner l’espace frontiste. Nicolas Sarkozy ne peut espérer que la division à gauche lui redonne de l’espace. Il n’émet plus, n’est plus attractif, son discours n’est que la justification de ce qu’il a fait. Et son projet ne peut se poser à la droite ou au centre que lorsqu’il saura qui à gauche. Raison de plus pour maintenir le calendrier et octroyer à Nicolas Sarkozy son année de solitude !

22 Déc

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L’invité de la matinale de Radio classique

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Jean-Christophe Cambadélis était l’invité politique de Guillaume Durand dans la matinale de Radio classique. Vous pouvez (ré)écouter l’émission ci-dessous:

21 Déc

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« Il est faux de dire que DSK sponsorise l’austérité en Europe »

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Dans sa rubrique « Le fait du jour » Le Parisien consacre deux pages à Dominique Strauss-Kahn. Jean-Christophe Cambadélis répond à une interview que vous pouvez retrouver ci-dessous:

DSK peut-il se retrouver dans le projet que propose de PS ?

Le candidat, Dominique Strauss-Kahn ou un autre, trouvera, en octobre 2011, un PS fin prêt. Les arbitrages auront été faits sur tous les sujets. Les propositions seront hiérarchisées et préfinancées. Le piano sera donc accordé. Il ne restera plus, au candidat ou à la candidate, qu’à jouer pour captiver la France. Le problème n’es pas simplement d’être, aujourd’hui, en résonance avec le programme du PS, mais d’être en capacité de sortir le pays de la crise et de battre Nicolas Sarkozy.

La multitude de propositions sur l’égalité, que le PS a adoptées, ne compliquent-elles pas son retour ?

Non, Il faut être réaliste mais aussi de gauche. Rien dans les propositions du PS n’est inatteignable pour DSK. Sa crédibilité et celle de Martine Aubry sont telles que la confiance sera au rendez-vous pour faire avancer la France. Et dire qu’on ne peut rien faire d’autre que du Nicolas Sarkozy, c’est économiquement faux, socialement insupportable et politiquement idiot.

Peut-on être socialiste et imposer l’austérité, comme en Grèce et en Irlande ?

Mais c’est l’austérité qui s’est imposée aux gouvernements et pas l’inverse ! Elle est souvent due à l’échec antérieur des politiques libérales. Il est faux de dire que Strauss-Kahn sponsorise l’austérité en Europe. Les gouvernements l’appellent parce que ces pays sont au bord de la banqueroute. Ce n’est pas le pyromane mais le pompier.

Comment convaincre l’électorat populaire quand on gagne 500000$ par an (372000€) ?

On convainc l’électorat populaire quand on a des réponses qui règlent leurs problèmes. Si DSK revient en France, il aura sacrifié un certain confort pour être utile aux français. En 1936, la droite nous a déjà fait le coup du train de vie: Léon Blum mangeait, soi-disant, dans de la vaisselle en or ! C’est un grand classique.

Laurent Fabius a dit, dimanche, que la candidature de DSK « chemine ». Êtes-vous d’accord ?

Elle ne chemine pas. Mais elle trotine dans l’opinion pour Strauss-Kahn et Aubry. Il n’y a, pour l’instant, rien à dire d’autre.

Propos recueillis par Eric Hacquemand

21 Déc

Commentaires fermés sur Biélorussie

Biélorussie

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Après la réélection controversée d’Alexandre Loukachenko, le 19 décembre, en Biélorussie, plusieurs centaines de manifestants et sept candidats à la présidentielle qui protestaient contre l’absence de transparence dans le décomptage des voix, ont été arrêtés par les autorités biélorusses.

Le Parti socialiste attaché au respect des règles de transparence et d’équité électorale condamne fermement l’usage de la force contre l’opposition et demande la libération immédiate des militants de l’opposition. La Biélorussie ne doit pas demeurer la dernière dictature d’Europe.

21 Déc

Commentaires fermés sur Venezuela

Venezuela

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Moins d’un mois avant le début de la nouvelle législature, le président du Venezuela s’est fait attribuer par le parlement sortant la capacité de légiférer par décrets pendant 18 mois. L’opposition qui dispose d’un poids nouveau dans la nouvelle assemblée sera ainsi d’entrée de jeu écartée de l’élaboration de la loi.

L’argument avancé par les autorités, la nécessité de répondre à l’urgence créée par de fortes pluies, est un argument techniquement et politiquement irrecevable. Il s’agit pour le Parti socialiste d’une manœuvre institutionnelle qui bien que légale est contraire à l’esprit des lois démocratiques.