Un candidat des 31 PS d’Europe aux européennes de 2014

par · 3 décembre 2010

Jean-Christophe Cambadélis avait proposé, après le désastre des élections européennes que le PS d’Europe s’unisse autour d’un candidat en 2014 et qu’en 2011, ils adoptent une déclaration de principes les rassemblant politiquement.

C’est en marche ! Le conseil du PSE qui se réunit à Varsovie a adopté le principe et une commission a été créée pour en définir les modalités. Quand à la déclaration commune, elle devrait être vraisemblablement adoptée en décembre 2011 à Paris. Si on y ajoute une résolution économique plutôt sur les thèses du PS français, et le rejet des amendements suédois sur la flexibilité du marché du travail et ceux des Pays-Bas sur la retraite, on voit que l’épée de la crise dans les reins, le souffle de la tension sociale sur la nuque et la hantise de la fin de l’Europe, on conduit le conseil du PSE à faire un pas de plus vers le PS Français.

Les commentaires3 Commentaires

  1. topaz dit :

    S’il ne revient pas, le PS perdra avec François Hollande et il sera à terre pour longtemps.

  2. topaz dit :

    Poursuivons avec l’utopie réalisable. En cette fin 2010, le PS doit répondre à plusieurs questions : quel est l’objectif ? Gagner en 2012 – Quel est le problème ? L’interrogation DSK – Quel est le contexte ? Sa large avance dans les sondages, la position intenable de la première secrétaire et le coup d’état de la primaire. On a beaucoup parlé, critiqué, réfuté le pacte à deux, évoqué le pacte à trois vite révoqué. Et si l’on imaginait une sorte de pacte des conjurés, déclarés ou potentiels, conscients de l’enjeu et politiquement responsables dans l’attente de l’annonce de Dominique Strauss-Kahn ? Ségolène Royal -qui a représenté la gauche en 2007 et doit être respectée- y a fait allusion. Ce pacte des présidentiables permettrait au PS de travailler à son projet, de renforcer ses alliances, de ne pas donner à la droite un spectacle de divisions masquées, peut-être de renoncer au brouillage de la primaire, et, au bout du compte, d’avoir une chance de gagner, car, si DSK revient, toutes les querelles et les zizanies auront été vaines.

  3. topaz dit :

    La primaire au PS n’est pas, comme on le lit ici ou là, la machine à perdre, mais elle sera impossible à organiser dans les délais. Nous ne sommes ni aux Etats-Unis, ni en Italie. Ce serait en France une première avec obligatoirement ses ratés. En novembre, à 6 mois de la présidentielle, imaginons le chaos d’un PS empêtré dans une structure de désignation inédite et pas sous contrôle, les ricanements de la droite et l’image renvoyée aux électeurs qui croient l’alternance possible en 2012 …. Si le PS se lance dans cette voie, il n’a pas droit à l’erreur. Elle semblait, vue de loin, un choix judicieux. Aujourd’hui elle apparaît de plus en plus utopique …