Meeting dans le Pas de calais

par · 18 décembre 2010

Malgré la neige, le verglas, les routes bloquées, le meeting de Béthune a pu se tenir. 200 présents sur les près de 500 qui avaient achetés leur dîner. En présence de la Voix du nord et de la presse locale, Catherine Génisson (Première secrétaire fédérale), Daniel Percheron (Président du Conseil Régional), Serge Janquin (Député du Pas-de-Calais) et Dominique Dupillet (Président du Conseil Général), bloqués par la neige n’ont pas pu participer au meeting. Dans une ambiance populaire et conviviale, Jacques Mellick précéda comme orateur Jean-Christophe Cambadélis qui s’adressa au banquet décrivant la crise des « années 10″, faite de convergence de crises dominées par la crise systémique du capitalisme financier. Puis il critiqua les vraies erreurs et faux semblant de Nicolas Sarkozy. « Sarkozy comprend mieux les riches que la France », « la farandole des échecs met le Président au plus bas. Au point qu’on s’interroge ici sur sa capacité à se présenter » stigmatisant « la politique du renoncement et de la subordination à la merkelisation de l’Europe », Jean-Christophe Cambadélis décrit l’année à venir comme celle de la transition vers la France nouvelle et la sortie de crise.

Appelant à l’union, « la désunion est la seule carte du pouvoir » soulignant « l’absence crasse de propositions. On nous propose de continuer une politique imperméable à la question sociale ». Dressant les premiers éléments de l’alternative construite grâce à Martine Aubry: « Un plan de sortie de crise autour de trois idées. Croissance durable par la relance européenne, la vie en mieux: logement, éducation, santé et la démocratie en mieux où les Français retrouveront la parole ».

Enfin, Jean-Christophe Cambadélis s’en ai pris au Front National « c’est Sarkozy en pire, le même programme, l’indignité nationale en prime ». En conclusion il appela à la mobilisation pour les élections cantonales « le débat est simple, les candidats qui vous protègent contre les candidats qui protègent Sarkozy » persuadé que le succès aux cantonales « sera bon pour la France et pour l’alternative » avant que les majorettes pénètrent dans la salle et qu’un couscous géant soit servi.

Les commentaires3 Commentaires

  1. topaz dit :

    Il y a tout de même un paradoxe entre les sondages qui plébiscitent largement DSK -et cette cote d’amour ne faiblira pas le jour où il annoncera sa candidature, parce qu’il n’est pas un postulant comme les autres et parce que les électeurs de gauche ont pris conscience de la gravité de l’enjeu- et la déclaration de Manuel Valls qui ne retirera pas sa candidature parce qu’il veut un débat d’idées ? C’est peut-être à cette échelle qu’il ne faudra pas se tromper de combat !

  2. topaz dit :

    Avec cette polémique qui enfle au PS et dans les médias sur les modalités de la primaire, vous auriez dû arrêter votre calendrier définitif avant les fêtes et pas en janvier. Vous avez choisi de caler votre tempo sur les voeux. Souhaitons au PS que les siens se réalisent et, comme vous l’avez dit, qu’il soit en mesure de proposer une alternative de combat réel pour la France et pas un programme fourre-tout pour faire plaisir à la gauche. Un pas en avant dans ce qu’on entend : on lie propositions et financement, c’est nouveau.

  3. topaz dit :

    Comme la politique, le climat des années 10 est très perturbé. Assez impressionnant de voir de près, comme dans un film catastrophe, le ballet des chasse-neige et le tourbillon des flocons sur les pistes d’Orly ! Après avoir vécu en vol les exploits d’un passager ivre et agressif qui a dû être menotté !
    Avec la cote effondrée de Sarkozy victime de ses réformes et les bonnes options de sortie de crise à proposer, l’opposition a matière … à s’exprimer sûrement, à s’imposer peut-être, même si les sondages sont dubitatifs sur son aptitude à faire mieux dans le contexte.
    Le Front national est chaque jour plus haut et Marine Le Pen a du répondant. Il faudra faire avec, car elle sera dans la campagne impitoyable et sans complaisance avec les uns comme avec les autres.