Jacob ou le Rantanplan de la politique francaise

par · 26 décembre 2010

Le bras droit de Copé est drôle. Un peu balourd, un peu gauche … Enfin dans le style parce que sur la ligne, il est très droitier. Bref l’ex de la FNSEA a commis un poulet rigolo dans le Parisien. Du style « DSK n’a pas les couilles d’y aller » ! Car appelons un chat un chat. DSK n’ose pas, il a peur, ça veut dire ça dans son vocabulaire. D’abord on se marre puis on se dit de quoi il se plaint ? C’est vrai si DSK n’ose pas, en quoi c’est un problème pour l’UMP ? Mais notre « Jack » veut montrer aux grands que « lui » il ose attaquer le grand méchant loup de la gauche. Il serre ses petits poings et déclare « DSK n’ose pas ». Bouuuh ! Il démontre ainsi – Il pousse la bêtise jusqu’à la caricature – que l’UMP craint DSK en général et la gauche en particulier. Jacob est tellement transparent qu’on en redemande. Comme Rantanplan, il indique la bêtise.

Les commentaires18 Commentaires

  1. topaz dit :

    Bien d’accord avec Marc Sadoun sur le développement n°1 de
    son commentaire.

  2. Marc Sadoun dit :

    Si on en doutait encore, le nouveau président du groupe UMP vient de confirmer au moins 3 choses en une seule phrase :

    1 Il est aussi brutal ( lire aussi droitier/réac) qu’inélégant (DSK a peur, c’est bien une attaque personnelle et non un commentaire politique sur une ligne, une vision, plus simplement une idée, une proposition)…et on comprend immédiatement que le mode d’expression de la droite d’ici 2012 sera d’une extrême brutalité, autrement dit que tous les coups lui sembleront permis… S’agissant d’une interview écrite, elle a forcément été plus préparée que ne peut l’être une réaction impromptue devant un micro à la sortie d’une réunion ; c’est donc pensé, pour ne pas dire réfléchi, et selon toute vraisemblance adoubé par qui de droit…

    2 Il est aux ordres de son prédecesseur Copé, puisqu’en 15 mots pronocés à propos de l’élection de 2012, il n’a pas pu s’empêcher de rappeler son soutien à Copé pour 2017… lequel Copé peut donc vérifier au jour le jour la fidélité de son ami de Seine-et-Marne… De plus, on peut facilement imaginer que Copé va désormais faire de Jacob, ce que Sarko a fait de Lefevre, à savoir son aboyeur n°1…Il n’est donc pas besoin d’être grand stratège politique pour se dire que « cartonner » régulièrement ledit Jacob qui n’aura pas dans la période une tâche facile ne sera pas forcément du temps ni de l’énergie de perdus…

    3 Il cible son attaque sur DSK, dont la situation objective du moment le dissocie quelque peu du PS par la force des choses, et montre ainsi la cible privilégiée/prioritaire/principale du pouvoir en place… Si on retient l’idée qu’on n’est jamais mieux évalué que par ses adversaires, on peut alors se dire que la droite craint l’échec et ce d’autant plus si le candidat est DSK…

    Trois conclusions provisoires :

    1 l’année 2011 sera chaque jour plus violente que la veille et il est donc raisonnable de mesurer le degré et la fréquence de la riposte dont les socialistes ne pourront pas s’économiser, et donc veiller à ne pas se dévaloriser en sombrant dans le combat de rue où la droite voudra l’entraîner…

    2 se dire et se redire que le calendrier de désignation du candidat socialiste est bien le bon, car il apparaît désormais que le pilonnage n’aura pas de cesse, et sans mésestimer la capacité de résistance de chaque postulant(e), être désigné(e) 15 ou 18 mois avant l’échéance ne constitue pas un atout irrésistible pour arriver en « forme maximale » dans les 100, voire les 50 derniers jours, qui sont ceux, qu’on le veuille ou non, où se cristallise l’élection…

    3 souhaiter aux plus proches conseillers de DSK de trouver la bonne martingale visant à la fois à retarder sa déclaration autant que faire se peut, et à contenir les ambitions, fussent-elles on ne peut plus légitimes quoique dans des registres bien différents, de Ségolène Royal et Martine Aubry…

    Si mon penchant personnel ne fait aucun doute, je persiste à dire que je suis bien moins convaincu que tant d’autres de l’indépassable pérennité d’un pacte liant x ou y…
    Ségolène Royal en est sortie, sa position « un pied dedans/un pied dehors » du PS ne pouvait d’ailleurs rien laisser imaginer d’autre, et bien naïfs ceux qui ont un temps considéré qu’elle ait un jour renoncé…
    Martine Aubry connait tout autant qu’un autre la logique du quinquennat et sait donc parfaitement que sa chance est aujourd’hui ou jamais. Qu’un autre socialiste qu’elle gagne en 2012 et alors la désignation pour 2017 est réglée de facto … ce qui au passage vaut pour Sarkozy en 2012…
    Que DSK perde en 2012 et elle sera associée forcément très étroitement à cette défaite ; si on garde en tête le contexte de son avènement à Reims en 2008, on imagine alors d’autant plus difficilement son maintien à la direction du PS…
    Enfin, se pencher sur l’hypothèse « défaite de SR en 2012 », c’est d’abord envisager qu’elle soit désignée lors des primaires, élément qui ne constituerait pas forcément un élément positif aux yeux des soutiens de MA quand sonnera l’heure du renouvellement de son mandat…

  3. Packy dit :

    Eric Lefebvre avait tellement aboyé depuis qu’il est au gouvernement Fillon, l’autre Rantanplan veut à son tour aboyé comme un petit chiot

  4. Pompidou dit :

    qui connait Monsieur Jacob?

  5. topaz dit :

    Si DSK est candidat, il faut d’abord qu’il soit adoubé par
    la gauche. Espérons qu’elle sera lucide. Ensuite Sarkozy n’ira pas,
    Fillon peut-être. Si DSK renonce, il n’est pas du tout certain que
    Martine Aubry y aille et voilà la gauche de retour dans une case
    incertaine, dans une probabilité inversée …. Beaucoup de
    paramètres dans ce dérèglement du climat politique. La personnalité
    des candidats sera en 2012 essentielle et, quelque part, se
    substituera dans l’opinion au programme. L’Amérique a gagné avec
    Obama parce qu’il était un homme de couleur, la gauche française
    gagnera-t-elle avec DSK parce qu’il est un homme de valeur
    ?

  6. Pierre dit :

    En plus d’un candidat ( qui sera choisi par les électeurs
    de Gauche ? ) …il faudrait que le PS soit clair , qu’il ait UN
    VRAI PROGRAMME , qu’il évacue enfin le  » syndrome LIONEL « . Aux
    Actes , Citoyens …politiques. Pierre

  7. topaz dit :

    DSK n’a peur de rien ni de personne, il joue à pile ou face
    le combat de sa vie. Les embûches,il connait. Il est la chance de
    la gauche et aujourd’hui il est prêt … à relever tous les défis.
    Et bienvenue à tous sur ce site. Je me sens moins seule.

  8. Berlaumi dit :

    Jacob est un nul, c’est clair. Mais vous-même, croyez-vous
    DSK vraiment motivé ? Car si ce jobard de l’Ump se permet son buzz,
    ce n’est pas tout à fait par hasard…

  9. LM dit :

    Ridicule ! mais on voit bien là sur quels arguments l’UMP
    prépare la campagne de Sarko. DSK est vélléitaire, il ne sait pas
    choisir, il se tâte, il prend son temps, tandis que notre candidat
    lui , n’a pas d’états d’âme : il en veut et il fonce ! Attention
    néanmoins à ne pas se laisser piéger et que le devoir de réserve de
    DSK ne soit pas entendu comme une trop longue hésitation. Je pense
    que la communication actuelle de ses soutiens permet cette
    confusion, type l’idée chemine, c’est donc qu’il n’a rien décidé !
    Réflexion ou devoir de silence, il va falloir choisir la bonne
    stratégie… Jouer sur les 2 à la fois me semble
    dangereux…

  10. gérardus dit :

    C’est vrai, on a eu droit à Eric Lefebvre, aujourd’hui
    c’est au tour de Christian Jacob dit « RANTANPLAN »Qui effectivement,
    montre qu’il ose s’attaquer au grand méchant loup ! Quel brillant
    stratège ! On n’a pas fini de se marrer !

  11. GEILLE dit :

    je pense, en effet, que l’UMP -sauf Copé qui soutient
    Sarko, comme la corde le pendu- a peur de DSK. Mais il faut
    rassurer l’UMP, le curseur va de la défaite simple (Aubry) à la
    déroute absolue (DSK) pour Sarko. D’où l’importance de la
    candidature de DSK, qui, dans l’hypothèse retenue, aura besoin
    d’une base électorale la plus large possible, pour redresser ce
    pays à la dérive. En outre, à ce jour, je ne suis toujours pas
    convaincu de la présence de Sarko, dont la candidature sera
    fragilisée par l’éventail de candidatures de droite à l’extrême
    droite. Il peut décider, comme Lyndon Johnson devant le désastre du
    Vietnam et les oppositions dans son propre camp, de choisir de
    renoncer. Il faut toujours penser, que son problème sera de ne pas
    être un looser, face à Carlita. Elle ne semble pas aimer les
    galères, encore moins les rameurs. La composante affective est très
    importante chez lui. Il suffit de lister les aléas amoureux, dont
    nous avons été les spectateurs incrédules. Chômage ? non, Cecilia
    !, Croissance ? non, Carlita !

  12. anne-marie l'hostis dit :

    Vous avez bien fait de remettre ce gros plouc à sa place,
    c’est-à-dire bien à droite. Après avoir défendu les élus menteurs,
    il attaque bêtement et brutalement celui qui, à gauche, risque bien
    de mettre fin aux sales oeuvres de la maison Sarkozy en 2012. Faute
    de talent, on sort ses petits poings, on balance n’importe quel
    propos minable et désobligeant. Malheureusement, cette sale droite
    (qu’incarne si bien la FNSEA) risque de nous emmener sur des
    terrains crasseux dont nous aimerions bien nous passer. J’ajoute
    que, face à ce type de bonhomme, il faudrait vraiment que les
    basses querelles d’ambitions qui sévissent au PS cessent. Il ne
    faut pas leur offrir notre plus pitoyable spectacle et risquer par
    là de leur donner des chances de l’emporter à nouveau.

  13. Pompidou dit :

    Christian qui ?

  14. G. S. dit :

    Quand on n’a pas d’argument pour critiquer quelqu’un, on
    peut toujours jouer sur son image en tentant de lui coller une
    étiquette dont il ne puisse se défendre parce qu’elle ne renvoie à
    rien de clairement identifiable, et dont il ne puisse manifester la
    fausseté en adoptant une certaine attitude, car cela le ferait
    apparaître, soit comme correspondant effectivement à l’étiquette
    qu’on lui colle, soit comme versant dans le travers inverse, mais
    de toute façon comme étant trop attaché à son image. L’étiquette de
    la peur remplit efficacement ces fonctions : ne rien faire peut
    sembler la trahir, y réagir aussi, dans la mesure où cela peut
    résulter d’une peur de trahir qu’on a peur, et quand bien même on
    parviendrait à montrer une image telle que cette étiquette en
    devienne absolument dénuée de crédibilité, on risquerait de passer
    pour excessivement sûr de soi. Ce genre de déclaration qui vise à
    introduire un biais dans l’idée que se fait l’opinion publique de
    Strauss-Kahn est donc un piège qu’on ne peut, à mon avis,
    déjouerqu’en en exposant la mécanique malhonnête.

  15. madyot dit :

    un renversement qui dit beaucoup:

    « que l’UMP craint DSK en général et la gauche en particulier. »
    ou
    « que l’UMP craint la gauche en général et DSK en particulier. »

  16. Je crois que l’opinion a compris la position de D.S.K.

    Il annoncera sa décision au plus tard fin juin 2011, d’ici là chacun peut comprendre qu’il a suffisamment de pain sur la planche avec les problèmes économiques et financiers qu’il traite en tant que Directeur du Fonds Monétaire International pour ne pas perdre son temps dans des querelles subalternes du genre que vous citez sur ce blog.

    Pour résumer, le slogan que je proposerais à ses amis serait : « D.S.K., j’ai confiance »

  17. V.R. dit :

    J’ai eu le même sentiment que vous en lisant l’interview de M.Jacob, comme si l’UMP ne savait trop comment se positionner face à la stratégie de M. Strauss-Kahn. C’est assez cocasse de constater qu’en pensant faire un coup en l’éloignant, l’Elysée se retrouve désormais dans l’embarras.

    Cependant, cette longue attente ne risque-t-elle pas de se retourner au final contre DSK? L’UMP ne manquera pas de rappeler qu’au plus fort de la crise, M. Strauss-Kahn était bien loin des préoccupations des français.

  18. DEBRABANT dit :

    quand je l’entend parler il me fait penser à Lefevre même style