Pourquoi Jean-Luc Mélenchon accélère ?

par · 22 janvier 2011

Il y a cela trois raisons. La première tient dans le fait qu’il n’a plus le monopole de la posture tribunicienne et protestataire. Marine Le Pen en mêlant ceci à la préférence nationale rend compliqué l’exercice. L’épisode du dessin de Plantu l’illustre parfaitement. Mélenchon ne veut pas s’enfermer dans le populisme c’est du pareil au même.

Ensuite le PCF veut bien du Président du PG mai sans rompre avec sa culture d’union de la gauche. Alors que Mélenchon comme il l’a dit sur RMC veut recomposer la gauche. Il souhaite donc être candidat à ses conditions.

Enfin il ne lui a pas échappé que Besançenot était loin d’être siphonné et le devance dans tous les sondages. L’attitude visant à casser du PS tout en louant Mitterrand et créditant le gouvernement Jospin de plus à gauche de la planète laisse sceptique. Jean-Luc Mélenchon accélère pour ne pas perdre pied dans les sondages, ce qui refroidirait le PCF.

catégorie Ecrits, Expressions

Les commentaires2 Commentaires

  1. Moi Lauvergnat dit :

    Euh Gérin Gremetz and co…. bof, surtout Chassaigne oui ! Entre parisiano-parisiens (que vous êtes -je parle autant de Lagadu que de Camba-) vous croyez que la France se fait et défait à Paris. Et vous n’avez peut être pas tort, surtout si on regarde les médias (pseudo nationaux, parisiens de fait).
    La machine à perdre est de retour ? On l’a compris depuis des mois…. quand est-ce que le PS va vraiment s’appuyer sur les élus qui ont la sympathie, la confiance et le soutien du peuple (oui, le peuple, tu peux mettre « les gens » si tu préfères, mais le peuple, ce sont des gens…) ? Il y en a au moins une vingtaine au PS : les présidents de région ! (et je en parle pas de Ségolène), les Malvy, les Souchon, les Queyranne… ils ont des choses bien plus concrètes, intéressantes et palpables pour les gens que ces guéguerres d’égos pré-primaires.

    Voilà. A la base je voulais juste dire un truc : à Besancenot on ne met pas de cédille.

  2. Lagadu dit :

    Vous oubliez, à mes yeux, une quatrième raison: les rapports de force internes au PCF. Mélenchon actuellement bénéficie d’un soutien implicite de la direction du PCF, mais devine qu’il ne faut laisser trop de bribe aux oppositions internes à sa candidature se constituer, s’organiser et au final tenter l’aventure d’une candidature communiste dissidente.

    Entre Gérin, Gremetz and co, il y a de quoi être inquiet!