Egypte : révolution ou révolution de palais ?

par · 28 janvier 2011

A l’évidence le régime de Moubarak est de toutes parts contesté. Comme en Tunisie où la belle famille prévaricatrice a joué le rôle de catalyseur. En Egypte c’est l’idée d’imposer le fils du président qui unifie le mécontentement latent. L’armée qui fait corps avec un complexe militaro-industriel ne veut ni d’une succession, ni d’une révolution qui ouvrirait la porte aux frères musulmans. Inutile de dire que la communauté internationale, les Etats-Unis en tête, ne souhaite pas la déstabilisation et une solution à l’iranienne. La rue, elle, a en tête la Tunisie et voit là une occasion historique. Les revendications sont politiques, économiques et démocratiques. Pour l’instant les frères musulmans ne sont pas portés à la tête des manifestations. Révolution à la tunisienne ou révolution de palais avec les démocrates ou les frères musulmans ? C’est ce qui se joue plus ou moins rapidement.

Les commentaires2 Commentaires

  1. topaz dit :

    Mais, peut-être est-il finalement plus facile de réformer sans révolution … au pays des Rois !

  2. topaz dit :

    Au-delà de la vie bouleversée des peuples égyptien et tunisien, c’est la pagaille chez les voyagistes et la déception chez les clients. Pendant ce temps en France, Manuels Valls joue au président, le mariage gay est renvoyé aux calandes 2012, alors que l’euthanasie inspire soudain la politique … L’Espagne va ratifier une retraite à 67 ans et le PS français inscrire dans son programme un retour à 60 (sous réserve du candidat). L’harmonisation européenne, c’est selon … On citera l’Espagne en exemple sur le mariage homosexuel et pas sur les retraites. Les enfants d’Europe de ces familles atypiques -qui n’offensent en rien l’ordre public- ne grandiront pas avec les mêmes droits, et bonjour les problèmes de succession. Ceux qui décident et légifèrent devraient y penser avant d’être confrontés à de sordides cas particuliers, qui, c’est sûr, pour le coup défrayeront la chronique.