Bas les pattes devant le peuple égyptien

par · 3 février 2011

Après l’immense manifestation, dans le calme, réclamant la démission de Hosni Moubarak, manifestation qui a élargit le coeur de la mobilisation au delà du noyau dur de la jeunesse urbaine, Hosni Moubarak a décidé de faire refluer le mouvement, de briser sa dynamique par la violence, sans impliquer l’armée: morts, violence, terreur, bataille rangée… une guerre civile sur la place Tahrir. Alors que la vague populaire conduit le Président Ali Abdallah Saleh du Yémen à ne pas se représenter avant la journée de colère de demain, que le gouvernement jordanien est tombé, que l’on annonce une marche sur Alger le 12 février, même la Syrie etc. On comprend que cette vague de fond inquiète mais pour autant, il faut tordre le cou à cette fausse idée. Il n’y a pas de contradiction entre nos valeurs et nos intérêts stratégiques. Notre intérêt stratégique ce sont nos valeurs au pouvoir en Egypte !

Hosni Moubarak par sa contre offensive précipite l’armée dans l’arène. Maintenant en première ligne, elle doit choisir son camp ! En attendant il faut se mobiliser et dire partout: bas le pattes devant le peuple égyptien, Moubarak doit partir !

Les commentaires2 Commentaires

  1. topaz dit :

    Vous avez eu le mot de la fin sur France 24, une réponse juste et sans équivoque à la question « baroque » de la journaliste relative à la connaissance de DSK des problèmes de la France. Vous êtes insomniaque mais toujours optimiste ! C’est le nerf de la guerre. Au plan A défaillant, on substitue le plan B qui est prêt depuis longtemps.

  2. topaz dit :

    7 points de moins dans un sondage … La belle affaire ! Lorsque l’on vole à cette altitude, il y a des trous d’air. L’avion ne tombe pas pour autant. Rien d’étonnant avec une Martine Aubry qui doit mettre la pression, un Mélenchon qui enfonce le clou, des médias qui, à défaut de pouvoir dire ou écrire, accréditent l’image de l’indécis et des sondés qui le perçoivent comme de l’indifférence à leurs problèmes. Rien de moins pour celui qui n’aura guère le répit souhaité pour conduire sa mission G 20. « Il devrait annoncer qu’il ne sera pas candidat à un second mandat au FMI » : une petite mise en bouche pour la presse et les sondeurs et matière à réflexion pour le PS.