Sarkozy ne sera pas nécessairement candidat à l’élection présidentielle

par · 2 mars 2011

Au plus bas dans les sondages, confronté aux colères des corps constitués, fâché avec les syndicats, lâché par sa majorité, épié par Jean-François Copé, bousculé, brocardé par les médias, limité par les déficits, conspué par l’opinion.

Tout concourt à l’empêchement du président candidat. Nicolas Sarkozy le sait. Il a cru utiliser l’épuisement de Michèle Alliot-Marie et l’échec de Brice Hortefeux pour prendre les devants. Car les élections cantonales s’annoncent catastrophiques. Nicolas Sarkozy a pris soin d’encadrer François Fillon qui attend benoîtement le renoncement de son ami Nicolas. Il a manifesté, avec la venue de Brice Hortefeux qu’il était candidat. Enfin, il a cru malin de remettre Alain Juppé dans le jeu. Mais voilà, malgré les dénégations, le premier de la classe va se voir investi par les parlementaires du rôle du « sauveur ». François Fillon l’a bien compris. Il manifeste son désaccord sur le débat sur l’Islam. Celui-ci immédiatement rebaptisé « débat sur la laïcité » de peur que François Fillon ne se saisisse de la controverse. La bataille commence à droite autour de la candidature Sarkozy.

Les commentaires3 Commentaires

  1. topaz dit :

    Et voilà Nicolas Sarkozy avec un nouveau fil à la patte : la réforme de la fiscalité. Bientôt il ne pourra plus marcher ! Comment supprimer l’ISF pour se mettre au diapason de l’Europe sans en supporter le coût du portage (3 milliards d’Euros) ? Plus de bouclier mais des aménagements de rafistolage pour l’ISF alors que les deux sont liés et indissociables et que dans un an à l’heure de leur mise en application le nouveau président va réformer la réforme … La politique est ingrate. La gauche qui n’a pas réformé lorsqu’elle le pouvait pour ne pas s’exposer avant les échéances électorales a été sanctionnée, la droite qui a réformé pour s’imposer croyant ainsi durer sera sanctionnée. Finalement la gauche a de la chance. Si elle revient au pouvoir, le travail de fond sur ces grands sujets aura été fait, une analyse nécessaire. Saura-t-elle la finaliser à son avantage ? Voilà une voie bien concrète pour le programme socialiste, que Nicolas Sarkozy a tort de vous offrir sur un plateau !

  2. topaz dit :

    DSK a dit avoir regretté la décision de Jacques Delors. Nous avons aussi regretté le duel manqué de 2007 DSK/Sarkozy. « C’est l’Histoire », peut-être en aurons-nous effectivement un autre en 2012 …

  3. topaz dit :

    Je crois aussi qu’il n’est pas écrit dans le marbre de la présidentielle que Nicolas Sarkozy soit candidat. Si la bataille commence à droite, celle des primaires à gauche est loin d’être gagnée. Le risque et tout le paradoxe de cette primaire c’est que bon nombre des sympathisants précités n’iront pas voter en novembre.