Et pendant ce temps on tue en Libye, on réprime au Bahreïn

par · 16 mars 2011

Tout s’est joué il y a 15 jours, le soulèvement était entré dans la Tripolitaine, Mouammar Khadafi lançait des messages de négociation. Hugo Chavez tentait de sauver la mise au dictateur. La France a tardé à proposer une zone d’exclusion aérienne. Les esprits et les chancelleries auraient été moins réticentes. Il aurait été pour le coup nécessaire d’avoir de l’énergie. Mais rien n’a été fait. Et la contre offensive, après que Khadafi eu acheté de nombreuses tribus, a modifié la donne. Le réalisme « Khadafi va l’emporter » a pris le dessus. Les gesticulations guerrières de Nicolas Sarkozy ont isolé le camp interventionniste et achevé de convaincre les tribus que la dynamique avait changé de camp. D’autant que la reconnaissance des « autorités de Benghazi » fut utilisée par Khadafi sur les autres tribus.

La contre révolution est à l’oeuvre aussi au Bahreïn. Le retour à Riyad du roi Abdallah, malade, annonçait l’intervention. Hamad ben Issa al-Khalifa, souverain du Bahreïn, était à la descente de l’avion. L’Arabie Saoudite s’inquiétait du risque de contagion dans une région limitrophe chiite à forte concentration pétrolière. Le résultat est là: La victoire provisoire de Khadafi et la répression au Barheïn marque la fin du premier mouvement de la révolution arabo-musulmane. Puis les jours qui viennent vont décider.

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