Fillon-Borloo-Sarkozy-Copé: La crise de régime affleure !

par · 21 mars 2011

Nicolas Sarkozy espérait utiliser la crise libyenne pour se rétablir. Les élections cantonales viennent percuter sa chanson de geste d’une France enfin digne de son rang.

Nicolas Sarkozy tentait de droitiser le débat pour en profiter aux élections présidentielles. Mais cette stratégie combinée à son bilan catastrophique conduit à un affrontement avec le Premier ministre. Le Président de la République met sur le même plan le FN et le PS, mais cette position ne passe pas dans sa majorité.

Nicolas Sarkozy ne pense qu’au deuxième tour de la présidentielle. Mais c’est sa candidature à l’élection présidentielle qui est mise en cause dans la vraie fausse offensive de François Fillon et la vraie rupture de Jean-Louis Borloo. C’est bien la crise de régime qui affleure.

Dimanche prochain, soit le FN sauve l’UMP et c’est l’infamie et François Filon ne peut se maintenir, soit c’est la déroute de l’UMP et la crise est là !

catégorie Ecrits, Expressions

Les commentaires5 Commentaires

  1. topaz dit :

    Finalement, le PS redoute une candidature de François Fillon en embuscade, qui récupérerait nombre d’électeurs ayant voté FN par dépit + d’autres, et remettrait ainsi la droite en selle et en lice. François Fillon a gagné la sympathie et la confiance des Français, il plie mais ne rompt pas. Il est fait de ce bois qui regarde, indifférent mais conscient, passer les orages. DSK a appris le monde au FMI, il a appris la France à Matignon. Il sera peut-être à droite ce que François Hollande essaie d’incarner à gauche. Peut-être sera-t-il celui d’une autre rupture, celle d’un premier ministre qui s’est accroché et qui pourrait devenir président de la France. Un parcours à la Raymond Barre -dont Mitterrand disait « la France aura raté Barre » mené jusqu’au bout …

  2. topaz dit :

    Le talk – Un discours clair et des mots -clé : le rôle de la France est moteur sur la Libye -c’est bien de le reconnaître- débattre sans se combattre -c’est pas gagné- L’issue du scrutin de dimanche donnera probablement raison à François Fillon et laissera Nicolas Sarkozy seul face à son destin. Pas de primaire « officielle » entre DSK et Aubry, nous ne sommes pas dans les coulisses de leur discussion …

  3. Oli dit :

    Mr Cambadélis,
    Je suis tres decu par la conclusion on ne peut plus hative et denuee de toute analyse du vote de dimanche dernier que vous tirez lorsque vous dites: « le FN sauve l’UMP et c’est l’infamie et François Filon ne peut se maintenir ».
    1. Mr Fillon tient un discours contradictoire avec celui de Mr Sarkozy, ce qui est tout a son honneur.
    2. Un electeur FN au 1er tour ne peut se rabattre sur un vote UMP au 2nd? Pourquoi donc? Qu’entendez-vous par la? Faudrait-il clouer au pilori tout les electeurs qui ont vote FN?

    Je suis plutot partisan du courant que vous soutenez au PS, mais si c’est pour en arriver a stigmatiser les electeurs du FN………

  4. topaz dit :

    Cette élection cantonale constitue un sondage réel qu’on ne pourra qualifier de volatile. Si la crise de régime affleure à droite, la question du leadership est plus que jamais posée, à droite comme à gauche. Marine Le Pen fait un peu dans l’opinion en 2011 le parcours de Ségolène Royal en 2006. De là à retrouver en 2012 le scénario 2007, il n’y a qu’un tout petit pas … A 5 ans d’intervalle, dans un cas comme dans l’autre, personne n’y croyait.

  5. topaz dit :

    Après la longue interrogation DSK -ira, n’ira pas- le verdict de dimanche conduira Nicolas Sarkozy à s’interroger sur ses options personnelles. S’il a toujours la capacité d’être un bon candidat, il sera aussi l’homme du passif dans un présent explosif et dans une campagne très dure. Prendra-t-il le risque à ses dépens ou anticipera-t-il pour laisser une chance à son camp ? Nous aurons peut-être aussi demain une primaire à droite !