Les prix s’envolent ! Les familles payent la facture ! Mais qui est responsable ?

par · 25 mars 2011

Avec la flambée des cours des matières premières, certains produits d’usage courant vont connaître des hausses spectaculaires.

Explosion des prix entre novembre 2010 et janvier 2011 qui, d’après l’INC ( Institut National de la Consommation), les producteurs agricoles et les associations de consommateurs, ne se justifieraient pas.

Mais la réalité est bien là !

Chocolat, pâtes, pain, beurre, l’huile augmenteraient de 5 à 10 % et plus encore pour le café. Sur 1055 références de produits laitiers et céréaliers comparés, près de la moitié ont augmenté, dont 200 de plus de 10 %. Les prix de certains produits alimentaires ont même explosé entre novembre 2010 et janvier 2011, jusqu’à +48% ! Yaourts natures ( +40 %), Laits UHT ( entre + 20 % et 37 %), beurre (entre +19 % à 26 %), pâtes ( + 45 %), jambons ( + 44 % pour un supérieur).

Alors, puisque la hausse des matières premières ne justifierait pas une telle flambée, la question est: mais à qui profite ces hausses de prix ?

Distributeurs et industriels se renvoient la responsabilité et s’accusent mutuellement de la flambée des prix. D’un côté, la CGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises) rappelle que les cours du blé ont grimpé de 72% et ceux des oeufs de 36% en un an. Et estime que les industriels «n’ont d’autre choix que de répercuter» ces hausses, mais rend les distributeurs «coupables» de la flambée.

De l’autre côté, la FCD (Fédération des entreprises du commerce et de la distribution) rétorque que «certaines hausses de tarifs d’industriels ne sont pas justifiées». Monsieur Michel Barnier, Ministre de l’Agriculture, a annoncé son refus de rentrer dans la polémique qui consisterait à pointer du doigts les agriculteurs comme responsables de la hausse des prix. Pour lui, le coeur du problème serait la notion d’intermédiaire entre agriculteurs et consommateurs.

Manipulation du discours ? Négation d’une réalité sociale déjà extrêmement grave ? Frilosité des dirigeants à pointer du doigt certaines grandes enseignes qui, régions après régions, organisent le monopole de la distribution ?

La réalité reste la même, les prix flambent !

Le budget des ménages est déjà largement entaché des dépenses liées au logement, à la santé, aux dépenses d’énergies ( électricité, essence,…). Avec la flambée des prix des matières premières liées à l’alimentation, les ménages les plus en difficulté vont avoir de plus en plus de mal à s’aligner et à subvenir à leurs besoins les plus élémentaires.

La situation n’est pas grave, elle est catastrophique !

Les commentaires1 Commentaire

  1. topaz dit :

    Ce soir Nicolas Sarkozy va d’endormir avec une inconnue -quelle stratégie adopter ?- et se réveiller avec un problème -comment faire ?- Sera-t-il un bon mathématicien ou bien ne sera-t-il pas candidat ? François Baroin a anticipé la question mais nous n’avons pas la réponse.

    Près de la moitié des électeurs a voté. Un scrutin qui exprime un rejet de la droite au pouvoir, une envie de gauche exprimée mais modérée, une envie d’ailleurs et de retour aux fondamentaux incarnée par le FN -et la personnalité de Marine Le Pen- Ils n’ont plus confiance en Sarkozy et n’ont pas confiance dans le flou actuel du PS. Ils veulent une pointure, une compétence, une confiance, une réactivité, autant d’espérances que -malgré leurs qualités- ni Martine Aubry ni François Hollande ne porteront. Même si le Val d’Oise bascule à droite, c’est DSK qui sort renforcé de ce scrutin et ce n’est certainement pas à Jean-Marc Ayrault de lui dicter sa conduite. « Le devoir de victoire » dépendra de la teneur de la copie rendue par le PS à la primaire. « Les Français ont ouvert la porte, nous allons nous y engouffrer » … à condition que personne n’essaie de rentrer par la fenêtre !