JC Cambadélis était l’invité de la Matinale de Canal Plus

par · 29 mars 2011

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de la matinale de Canal +. Vous pouvez voir ou revoir l’interview en cliquant ici. Vous pouvez aussi lire ci-dessous une dépêche de l’AFP à ce propos:

PARIS, 29 mars 2011 (AFP) – Le député strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis s’est dit mardi « étonné » par l’appel de 48 députés PS en faveur d’une candidature de Martine Aubry à la primaire socialiste et a déconseillé à François Hollande de se déclarer.

« Martine Aubry mérite mieux que ça », a commenté sur Canal + le député de Paris, estimant que « quarante parlementaires c’était peu ». « Elle ne peut pas être candidate simplement dans la gauche du parti, elle est capable de rassembler beaucoup plus », a-t-il poursuivi.

« Tout ça me paraît un peu bizarre (…), je suis très étonné par cet appel (…), il y a une volonté de l’instrumentaliser », a ajouté M. Cambadélis qui plaide en faveur d’une candidature du directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn.

Il a insisté sur le fait que Martine Aubry avait rappelé qu’elle « ne serait pas candidate contre Dominique Strauss-Kahn ».

« Les amis de Dominique Strauss-Kahn, nous sommes favorables à l’union et au rassemblement et nous appelons au rassemblement des socialistes et de l’ensemble de la gauche car dans la situation actuelle il vaut mieux que la gauche soit rassemblée », a-t-il dit encore.

Pour lui, « le problème du jour n’est pas de multiplier les appels, les projets ».

Interrogé sur la candidature de François Hollande attendue bientôt, M. Cambadélis a répondu: « Je dis à François Hollande: François, ce n’est pas le moment, au moment où on vient de gagner les élections cantonales, au moment où la droite se divise, au moment où on sort notre projet, qu’il faut déposer une candidature ».

« C’est pas le moment, on n’est pas obligés de se précipiter. Le moment, c’est celui des règles que nous nous sommes fixées », a-t-il dit en rappelant les dates de dépôt des candidatures à la primaire, du « 28 juin au 13 juillet ».

Comme on lui demandait si la perte par la gauche du Val-d’Oise, ancien fief du directeur général du FMI, lors des cantonales, était un mauvais signe pour son champion, le député a ironisé: « Dominique Strauss-Kahn, c’est l’homme de Washington quand on parle du pays profond et l’homme du Val-d’Oise quand on parle d’élection ».

Les commentaires2 Commentaires

  1. topaz dit :

    La Savoie, un département « riche » en valeurs et diversités, présidé à droite depuis 1982 sous la houlette de Michel Barnier … qui risque jeudi de faire le grand écart à une ou deux voix … Tout un symbole. Après les jeux de 1992, se jouent ceux de 2012. Mais dans cet enjeu à la roulette russe Hervé Gaymard peut encore conserver la présidence, car, dans ce cas, nul ne peut présager de l’issue du vote.

  2. topaz dit :

    Elle vous agace ou elle vous amuse, la jolie Caroline Roux avec ses questions « sel et poivre » bien préparées et bien envoyées ? Les deux je crois !

    Martine Aubry a répété qu’elle n’avait pas changé d’avis et qu’elle était têtue : une seule candidature décidée entre elle et DSK, ce qui signifie que la primaire existentielle entre eux est en train de se dérouler. Vous êtes comptable du projet mais chacun sait que DSK l’aménagera. Quant à la candidature imminente de F. Hollande, c’est Jean-Jacques Urvoas qui lui pose la bonne question « quelle est la plus-value de sa candidature dans le contexte ? » La même interrogation vaut pour Ségolène Royal. Quant à Arnaud Montebourg, faisons-lui le crédit d’être un politique responsable.

    Nous avions l’habitude de la division à gauche. L’image donnée par la droite surprend. L’opposition frontale de personnalités de premier ordre, aux postes clé, -des hommes que tout oppose dans le quotidien politique, dans l’ambition, dans l’appréciation de l’engagement et dans la vie- ne masque-t-elle pas un malaise plus grand, une véritable crise de régime dont l’élément central et déclencheur serait l’interrogation grandissante sur l’aptitude de Nicolas Sarkozy à faire gagner son camp en 2012 ? Pour une fois la gauche est dans la posture de spectateur et se rend compte de l’impact destructeur de la division affichée. Saura-t-elle en tirer les enseignements pour la primaire ? Vous avez répondu « union des socialistes + rassemblement de la gauche ». C’est son devoir pour gagner et, comme elle prend toujours le contre-pied de ce que fait la droite, cela devrait l’y inciter, la propulser et la rendre incontournable.

    A l’aune de ces cantonales, on peut se demander si le meilleur moyen de contenir l’avancée du FN ne serait pas de lui reconnaître un statut de parti républicain ? 52 % des électeurs semblent le souhaiter …