L’invité de la matinale de Canal +

par · 26 avril 2011

Jean-Christophe Cambadélis était mardi 26 avril l’invité de la matinale de Canal Plus. Vous trouverez ci-dessous la dépêche AFP reprenant les principales déclarations:

VOIR LA VIDEO DE L’EMISSION

PARIS, 26 avr 2011 (AFP) – Le secrétaire national du PS à l’international, Jean-Christophe Cambadélis, a estimé mardi que la France devait « accueillir » provisoirement les immigrés tunisiens se trouvant à la frontière avec l’Italie, et a accusé Nicolas Sarkozy de politique électoraliste.

« Pour faire face, il faut aider le Maghreb. Fermer nos frontières, ça ne règle rien », a déclaré sur Canal+ M. Cambadélis, interrogé sur la rencontre dans la journée à Rome entre le président Sarkozy et le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi.

Ce rendez-vous a pour but d’apaiser les tensions alors que Paris a suscité la colère de Rome mi-avril en suspendant la circulation ferroviaire depuis la ville italienne de Vintimille, estimant qu’un train avec à son bord des manifestants voulant accompagner des immigrés tunisiens posait un risque pour l’ordre public.

La France est, elle, irritée par l’Italie qui a décidé d’octroyer des permis de séjour de six mois aux plus de 20.000 Tunisiens arrivés sur ses côtes depuis janvier pour qu’ils rejoignent « amis et parents » ailleurs en Europe.

« On les accueille, oui. On met en place un dispositif qui permet temporairement d’accueillir ces gens », a jugé Jean-Christophe Cambadélis, un proche du directeur du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn.

« Il n’y a pas d’appel d’air aujourd’hui. Il y a un flux plus important que d’habitude et l’Europe, ensemble, peut y faire face », a-t-il poursuivi.

Selon lui, « on y fait face de deux manières ». « Une manière de fond, c’est à dire qu’on aide ces pays », or, « aujourd’hui, on saupoudre, on se donne bonne conscience. Il faudrait une aide massive », a fait valoir le député de Paris.

Et sur « le court terme, dans l’urgence, c’est donner des titres provisoires. De toute façon on va le faire, tout le monde sait qu’on va le faire. L’Italie a déjà commencé à le faire. Il faut recevoir ces hommes et leur dire qu’ils ont vocation à retourner dans leur pays quand la situation sera stabilisée », a-t-il enchaîné.

« Mais aujourd’hui on ne veut pas que l’Europe réponde, on veut utiliser le problème à des fins électorales, que ce soit M. Berlusconi ou M. Sarkozy », a déploré le responsable socialiste.

Les commentaires1 Commentaire

  1. topaz dit :

    Chaque jour qui passe nous livre un nouveau sondage … DSK et Marine Le Pen se maintiendront haut. Ce qui a changé entre 2006 et 2011 pour le parti socialiste c’est l’objectif à atteindre. En 2006 il était clair, limpide et sans appel : il fallait battre le candidat de la droite et Nicolas Sarkozy fut un bon candidat. En 2011 il est plus subtil, crise économique aidant et face à un président sortant très affaibli, l’objectif a dévié de sa trajectoire. Ils sont plusieurs à gauche à pouvoir battre Nicolas Sarkozy, mais ce n’est plus l’objectif principal, car, au-delà « du jour » de la victoire, il y a 5 ans de plus … 5 longues et dures années à maîtriser et à assumer, pour que la gauche soit aimée, démontre sa capacité à gouverner la France et soit susceptible d’être confirmée en 2017. Dans la ligne droite des primaires, c’est ce nouvel objectif qui devra guider le parti socialiste dans son choix et il n’y a qu’une seule équation gagnante pour l’atteindre … sauf à se contenter d’un retour-éclair au pouvoir. Depuis 2002 le PS a muri ses idées, s’est nourri de ses échecs, s’est reconstruit. A l’automne 2011 il devra le prouver.