A Tunis pour les rencontres entre le PSE et les leaders du printemps arabe

par · 28 avril 2011

Je suis à Tunis pour les rencontres entre le PSE et les leaders du printemps arabe.

Tunisiens, algériens, libyens, égyptiens, marocains, mais aussi des responsables du Bahrein, de la Jordanie, du Liban, de la Syrie, du Yémen et le représentant de Monsieur Mir Hossein Moussavi pour l’Iran avec qui je viens d’avoir un long et passionnant entretien.

Débat exaltant, vivifiant et en même temps complexe. Ce « 1848 » Arabo- Musulman n’est pas stabilisé. Si, il est inégal dans ses rythmes, il est combiné dans ses aspirations à la démocratie.

En marge, j’ai eu de nombreux tête à tête avec les amis marocains à qui j’ai transmis toute notre solidarité après l’ignoble attentat dont ils viennent d’être victime. Mais aussi avec les Syriens de la Déclaration de Damas qui affrontent depuis le 15 mars dernier, les chars de la dictature syrienne. Témoignages poignants sur la répression.

Nous avons aussi touché du doigt le paradoxe algérien. Une très grande colère mais une très grande prudence dues aux « années de plomb » post 1980.

Les commentaires2 Commentaires

  1. Danielle de Tunis dit :

    Information intéressante, mais laconique. Nous attendons le communiqué officiel. Par ailleurs, je regrette que les échanges se soient faits entre responsables seulement. Pourquoi pas de réunion publique ? pourquoi pas de rencontres avec les gens ? Aujourd’hui j’ai assisté à une réunion entre démocrates italiens et tunisiens, très fructueux ! Une écoute attentive, des échanges très riches. A poursuivre. Amicalement de Tunis.

  2. topaz dit :

    DSK ne change rien à son calendrier. Priorité au G8 – C’était prévisible. En revanche, la donne a changé et il va bien falloir mettre en phase la stratégie avec les nouveaux paramètres qui ont surgi dans le paysage. DSK sait anticiper, il va devoir s’adapter. Il ne peut pas aujourd’hui faire abstraction totale de François Hollande, faire comme s’il n’existait pas. Il chamboule le plan mais il est là et il s’installe, comme l’a fait à son rythme Ségolène. Fin juin il sera peut-être trop tard. Fin mai vous allez devoir actionner le plan B. DSK est prêt, 4 petites semaines d’anticipation ne sont rien -sinon la prudence- au regard d’un mois de trop qui pourrait inverser définitivement la tendance. C’est un risque qui existe et que vous devez bien évaluer.