Ne confondons pas tout

par · 18 mai 2011


Il n’y pas une omerta médiatique contre un comportement.

1- C’est l’inverse, on ne comptait pas les papiers décrivant DSK en dragueur compulsif.

2- On sous entend que la presse aurait caché des violences. C’est faux ! Parce qu’il n’y en avait pas. A-t-on le droit de confondre charmeur et violeur ? Le propre de la civilisation c’est la distinction.

3- Nous ne sous estimons pas – si elle était avérée – la gravité de l’accusation. Franchement si ce n’était pas le cas on n’en serait pas là.

4- Il y a dans cette affaire une victime. Une femme et c’est intolérable ou un homme et ça l’est tout autant.

5- Nous n’avons pas l’indignation sélective. Nous constatons la distinction de traitement entre une accusation médiatiquement mondialisée et une défense condamnée au silence en prison.

6- Nous ne mettons pas en cause le système américain. Nous constatons qu’il n’y a jamais eu d’images de Madoff dans un prétoire.

Les commentaires10 Commentaires

  1. rivegauche dit :

    oups correction lire « il fallait bien que des voix s’élèvent …. »

  2. rivegauche dit :

    Une omerta qui a fait pschittt. parce que maintenant que soi disant les langues se délient, qu’avons nous ? est ce que les commissariats sont débordés par les plaintes ? est ce que les journalistes ne savent plus où donner de la tête avec les victimes ? rien. nothing. nada.

    JC Cambadelis : je retiens surtout votre point numero 5. il résume parfaitement bien ces jours que nous avons vécu. et il fallait bien des voies s’élèvent pour défendre celui qui n’avait plus de voix. Merci de l’avoir fait.

    @ Patrick P.
    bien résumé.

  3. Doudiss dit :

    A present, il faut se defendre et forcement convaincre. Il me semble que pour la defense, plaidoirie meme, prendre une avocate ne serait pas une mauvaise idee. Ca adoucirait la casse qu’ il va forcement y’ avoir.

  4. topaz dit :

    Nous avons été nombreux à suivre et commenter sur le blog d’Anne Sinclair la tant espérée victoire d’Obama. Anne nous a fidèlement relayé sur son blog l’actualité politique américaine, censurant les échos trop appuyés au PS français. Qui aurait pu imaginer le scénario d’aujourd’hui ?

  5. topaz dit :

    Un petit commentaire à la marge de cette affaire qui n’aurait jamais dû arriver. J’ai été propriétaire d’un hôtel et je regrette, qu’ici ou là, la fonction de femme de chambre soit à tel point méprisée. Femme de chambre, c’est un métier, un rouage indispensable au bon fonctionnement d’un hôtel, qui participe à la fidélisation de sa clientèle. Nous entrons en période électorale et chacun des candidats va nous parler de la France qui souffre, qui a du mal à boucler ses fins de mois, alors commençons par respecter cette profession, car toutes les femmes de chambre de France sont aussi à l’écoute de cette bien triste histoire.

  6. topaz dit :

    La politique est une maîtresse ingrate et imprévisible. Echec et mat pour DSK, jackpot pour François Hollande, sursaut du condamné pour Nicolas Sarkozy … J’oubliais Marine Le Pen qui va devoir ôter de sa campagne … tout le fiel préparé !

  7. topaz dit :

    Nous sommes mercredi. On peut s’interroger sur le plaider non coupable et ses conséquences … Nous avons entendu Jeffrey Shapiro, les avocats de DSK devraient opter pour une stratégie qui l’engage à minima. Nous avons déjà eu droit au pire et il n’est plus question de la parole de l’un contre celle de l’autre. Alors ce serait bien de réduire la casse.

  8. topaz dit :

    « J’aime les femmes et alors » – DSK le dit lui-même à la presse. Dans cette campagne il savait que c’était son talon d’Achille. Lorsque la presse étrangère parle d’omerta médiatique, elle existe quand même de facto puisqu’en France la vie privée est protégée par la loi. L’investigation n’est pas répréhensible, la divulgation de situations ou comportements a un champ d’action restreint sous peine de poursuites. Chaque pays a ses codes et les médias, las de payer pour des photos volées ou des commentaires outrageants, s’adaptent. Ceux qui ont essayé d’y déroger n’ont eu droit qu’à un strapontin pour s’exprimer.
    Dans cette affaire, il y a deux victimes et des lawyers puissants, la présomption d’innocence et des preuves tangibles, la parole d’une femme de chambre de couleur contre celle d’un homme, blanc, riche et influent … La triste ironie de l’histoire, c’est que, dans la position de spectateur, DSK aurait probablement pris position en sa faveur à elle.

  9. Patrick P. dit :

    C’est moins ses mains menottées que le regard de DSK dans le prétoire qui nous poursuivront longtemps. Insondable abîme d’un homme, rien qu’un homme, dans toute sa fragilité, et dont l’absence pourtant crée aujourd’hui, au FMI comme au PS, un grands vide, pas facile à combler.

  10. François DUBRULLE dit :

    Tout à fait d’accord cher Camarade

    Amitié

    François