Réforme de l’hôpital: un rendez-vous raté !

par · 24 mai 2011

L’ Assemblée Nationale a adopté par 303 voix le projet de loi relatif à la réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires.

Ce texte de loi est à la fois un objet politique hybride mais finalement extrêmement inquiétant.

Même si l’objectif était d’améliorer la loi HPST terriblement imparfaite, il est évident que, sous couvert d’une prétendue amélioration due à quelques dispositions telles que l’amélioration de l’exercice regroupé ou la création de maisons de santé, ce projet de loi constitue à notre sens, un texte clientéliste, bien éloigné des préoccupations d’intérêt général qui doivent dicter une véritable politique de santé.

Quid des éléments relatifs à la démographie médicale et déserts médicaux de certains territoires qui n’auront de cesse de s’étendre et continuer de creuser des inégalités dans l’accès à la santé ;

Quid des dispositions relatives à la coopération entre médecins des zones denses ou des zones moins bien dotées, par exemple, sous formes de remplacements ;

Quid de la garantie de transparence face aux conflits d’intérêts entre les professions médicales et les laboratoires pharmaceutiques .

Le projet de loi loi relatif à la réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires a valeur de bilan de la législature en matière de politique de santé et force est de constater qu’encore une fois, le gouvernement démontre son absence de volonté politique et de courage y compris en matière de santé pour les Français.

Avec mes collègues députés du groupe SRC, nous avons voté CONTRE le projet de loi relatif à la réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires.

Les commentaires1 Commentaire

  1. Damien B dit :

    La loiintroduit surtout la création de sociétés interprofessionnelles de soins ambulatoires destinées à palier les problèmes d’installation que rencontrent les médecins libéraux.

    La création de ces sociétés, qui vont bénéficier de fonds publics, intervient au moment où nombre de centres de santé ferment faute de moyens pour fonctionner.

    Elles pourront surtout appliquer sans aucune réserve ni condition les tarifs de leur choix, y compris les dépassements d’honoraires qui viendront durement pénaliser les usagers.